Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


mercredi 4 février 2009

Un texte de Woody Allen

Un film sorti ces jours-ci nous fait nous souvenir d'un texte de Woody Allen, publié il y a quelques mois sur le blog de "la piccola casa" et librement traduit ici....
La vie devrait être vécue à l’envers.

On devrait donc commencer par mourir, ainsi le traumatisme serait effacé une fois pour toutes.

On se réveille donc dans un lit d’hôpital et on apprécie le fait que les choses s’améliorent de jour en jour.

Au bout de quelque temps, on vous renvoie chez vous puisque tout va bien et la première chose à faire est d’aller à la banque retirer son chèque de retraite pour le dépenser au mieux.

Avec le temps, les forces reviennent, la forme physique s’améliore, les rides disparaissent petit à petit.

Puis, il faut commencer à travailler et le premier jour, on vous offre plein de beaux cadeaux.

Il faut donc travailler jusqu’à être assez jeune pour profiter pleinement de l’arrêt de la vie active.

Donc, à partir de ce moment-là, on va de fête en fête, on boit, on s’amuse, on baise, et on commence à se préparer à étudier.

Puis, on va à l’école, on passe son temps à jouer avec les copains, sans aucune obligation ni responsabilité.

Jusqu’à ce qu’on redevienne bébé.

Quand on est suffisamment petit, on s’enfile dans un endroit que l’on commence à bien connaître.

Les neuf derniers mois se passent en flottant dans un liquide calme et serein, dans un endroit chauffé, avec room service, beaucoup d’affection, et surtout, sans que personne ne vienne jamais te casser les couilles !

Et à la fin, on abandonne ce monde dans un ultime et merveilleux orgasme….

Woody Allen

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