Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


samedi 4 février 2012

Ma dernière séance (7) : les années 60

1965,
l'année de "La 317ème section"
de Pierre Schoendoerffer,
avec Bruno Cremer
et Jacques Perrin.

En mai 1954, alors que le camp de Dien-Bien-Phu est sur le point de succomber, la 317e section locale supplétive composée de Laotiens, doit abandonner le petit poste de Luong Ba à la frontière du Laos, et rallier Lao Tsaï à 150 km plus au sud, à travers la forêt hostile et les forces Viêt-Minh. Elle est commandée par quatre officiers et sous-officiers français, dont le jeune sous-lieutenant Torrens, qui est secondé par l'adjudant Willsdorff, un Alsacien, enrôlé de force dans l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale.
Au cours de cette fuite ponctuée d'embuscades et de morts, la 317ème section sera anéantie.

On se souviendra de la scène où un commissaire politique vietminh
écrase un œuf dans sa main pour expliquer aux paysans la situation :
« Le blanc part mais le jaune reste. »
En 1967, Schoendoerffer réalise un film documentaire avec Dominique Merlin au Vietnam avec l'armée américaine, "La Section Anderson", qui reçoit l'Oscar du meilleur documentaire (1968) et de nombreuses distinctions internationales.

3 commentaires:

Anne a dit…

Un excellent film, tiré d'un ouvrage du cinéaste, d'où une cohérence entre les deux oeuvres qui évite la déception habituelle lorsqu'on passe du livre au film. Les acteurs interprétaient parfaitement leur rôle. Merci de votre hommage sobre à ce grand réalisateur. Je pense que ceux qui ont apprécié le film ont aussi eu à coeur de lire le livre.
Bon weekend.
Anne

Minemine et cie a dit…

Jacques Perrin si jeune... et si crédible.
Ce palmarès de films a le mérite de nous rappeler des films qui ne sont plus visibles nulle part sinon dans de rares ciné-club.

Bonne journée.

Linda

Totirakapon a dit…

Merci pour votre remarque, Anne, c'est vrai que le livre, très sobre, ne pouvait être transposé que par son auteur, dans ce même style documentaire...
Linda, il fait presque aussi froid qu'à Montréal ! (Hyperbole marseillaise...) Nous avions -5°, ce matin, avec une fine couche de neige... Les chats sont au chaud
et nous mangeons de la soupe...