Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


lundi 31 août 2015

Le réalisme socialiste



Le réalisme socialiste est la conception matérialiste dialectique dans les lettres et les arts. 

Formulée dans les années 1930 en Union Soviétique, le réalisme socialiste est une série d'exigences, à laquelle les lettres et les arts ne doivent pas se « conformer », mais inversement correspondre afin de produire de véritables œuvres d'art.

La conception du réalisme socialiste se fonde, en effet, sur le principe de la théorie du reflet, au cœur du matérialisme dialectique, qui considère l'univers comme mouvement dialectique de la matière éternelle, en marche vers le communisme.

Dans cette perspective, une œuvre d'art reflète ce mouvement, et par conséquent le réalisme socialiste soutient le principe de « tendance » : une œuvre d'art s'inscrit dans une tendance, celle du progrès qui inévitablement triomphe.
Soulignant le changement, il assume également l'esprit du changement et exige le romantisme révolutionnaire.


Le mouvement de la matière étant objectif, il n'y a pas de place pour le subjectivisme ; le réalisme est la seule forme adéquate, correspondant à la réalité en présentant des personnages typiques dans des situations typiques.





De par également le cadre de la construction du socialisme, qui est national initialement et rejoint la perspective de république socialiste mondiale, le réalisme socialiste est national dans sa forme, socialiste dans son contenu.




Le réalisme socialiste ne rejette pas l'art du passé, il l'assume, le prolonge et le dépasse. Le matérialisme dialectique rejette catégoriquement les notions « d'art prolétarien », « d'art bourgeois », il revendique l'héritage.

Tendance, réalisme, national dans la forme et socialiste dans son contenu : tels sont les traits généraux du réalisme socialiste ; pour cette raison, Staline a qualifié les écrivains d'ingénieurs des âmes.




Le Dictionnaire philosophique abrégé de 1951, publié en Union Soviétique, dit ainsi que « l'art soviétique prolonge les meilleures traditions réalistes de l'art du passé, en particulier de l'art russe, l'art de Pouchkine et de Tolstoï, de Gogol et de Nekrasov, de Repin et de Surikov, de Tchaikovski et de Glinka, etc.




Mais le réalisme de l'art soviétique représente une étape qualitativement nouvelle dans l'histoire de l'art universelle. »

Il dit aussi : « L'exigence fondamentale du réalisme socialiste est la représentation véridique, historiquement concrète, de la réalité dans son développement révolutionnaire.

La véracité et le caractère historiquement concret de la représentation artistique de la réalité doivent se coupler avec la tâche de transformation idéologique et d'éducation des travailleurs dans l'esprit du socialisme.
Le réalisme socialiste n'exclut pas, mais au contraire inclut en lui comme un de ses éléments constitutifs le romantisme révolutionnaire, la faculté de percevoir à l'état embryonnaire ce qui appartient à l'avenir, car comme l'a montré A. Jdanov au premier congrès de l'Union des écrivains soviétiques, « toute la vie de notre Parti, toute la vie de la classe ouvrière et sa lutte sont une combinaison du travail pratique le plus lucide et rigoureux et des perspectives héroïques et grandioses les plus sublimes. »
Le camarade Staline a appelé les écrivains et artistes les « ingénieurs des âmes », voués à éduquer les masses laborieuses dans l'esprit du communisme, du dévouement sans réserve au parti communiste, dans l'esprit du patriotisme soviétique et de l'amour pour la grande patrie socialiste.
Par leurs œuvres, les écrivains et artistes soviétiques mènent la lutte contre les survivances du capitalisme dans les consciences et inculquent à l'homme soviétique les principes de la morale socialiste. »



Le Dictionnaire philosophique abrégé précise également :

« L'art soviétique est profondément populaire non seulement par son contenu et son orientation idéologique, mais aussi par sa forme. »
Lénine disait que le nouvel art doit être compris des masses. En 1948, la Résolution du Comité central du PC(b) sur l'opéra La grande amitié de V. Muradeli a donné des directives claires en cette matière.

On y indique que les fondements de l'orientation réaliste dans la musique soviétique sont l'alliage « d'un contenu élevé et d'une perfection artistique de la forme musicale, la véracité et le caractère réaliste de la musique, son lien profondément organique avec la création musicale du peuple et l'art du chant de ce dernier, une haute maîtrise professionnelle accompagnée d'une simplicité et d'une accessibilité des œuvres musicales. »
La méthode du réalisme socialiste postule la fusion organique de l'élément national et de l'élément international dans l'art.
La position élaborée par le camarade Staline oriente ici l'art soviétique : la culture soviétique est une culture socialiste par son contenu et nationale par sa forme. »
Voilà ce qu'est le réalisme socialiste, conception tirée de la théorie du reflet formulée par le matérialisme dialectique.


Le réalisme socialiste et les critères pour une œuvre d'art authentique


Le réalisme socialiste a posé des principes très clairs concernant l'évaluation d'une œuvre d'art, ce qui permet de définir ce qu'est un chef d'œuvre. Ces chefs d'œuvre ne sont pas des œuvres quantitativement supérieures aux autres, elles sont qualitativement différentes et par conséquent elles fournissent des repères incontournables.

* Quand on analyse une œuvre, on doit s'attacher aux points suivants : la dimension typique dans la vie quotidienne, le caractère historique concret, le niveau technique, la représentation dialectique des phénomènes, l'appui des tendances positives.

* Quand on analyse un artiste, on doit s'attacher aux points suivants : la dimension démocratique, la compréhension des tendances positives, le niveau technique.

Que signifie s'attarder sur ces points précis concernant une œuvre d'art ?

Par dimension typique dans la vie quotidienne, il faut regarder dans quelle mesure les personnages ne sont pas des individus isolés, conformes à la vision idéalistes d'êtres humains « unique en leur genre », mais bien des êtres appartenant à une réalité sociale précise, dans ce qu'ils ont de typique, de spécifique.

A cette dimension spécifique propre à chaque phénomène doit s'associer la représentation de l'ensemble du cadre où les phénomènes se produisent, ce qui signifie ancrer cela dans une période concrète, dans l'histoire, et non pas dans un flou intemporel, fantaisiste, fictif, etc.

Naturellement, une œuvre d'art exige un très haut niveau technique, que ce soit dans la peinture, la littérature, le cinéma, l'architecture, etc. ; il ne s'agit pas bien entendu d'une question quantitative mais d'une question qualitative : ce qui est en jeu ici c'est la complexité de l'œuvre, sa capacité de synthétiser quelque chose au moyen d'outils justement performant sur le plan artistique.

Cela n'est bien sûr pas possible sans une représentation absolument vivante des phénomènes, ce qui signifie un portrait dialectique du mouvement des choses, des êtres, de la réalité dans son ensemble.

Dans cette présentation de la réalité en mouvement, c'est bien entendu les tendances positives qui doivent être appuyées, non pas formellement, mais toujours concrètement en montrant leur croissance inévitable, leur dimension nécessaire, leur justesse, etc.

Que signifie s'attarder sur ces points précis concernant un artiste ?

Un artiste ne peut arriver à produire une œuvre d'art s'il s'imagine un génie, coupé de la réalité, planant dans les sphères du Beau idéal professé par Platon puis par les religions. Pour être capable d'en arriver à une œuvre d'art, il faut connaître le processus de production et réfuter le principe de création (qui sous-tend que l'on arrive à quelque chose à partir de rien, tel Dieu qui « crée » le monde à partir de rien, « ex nihilo »).

Une telle démarche est impossible sans une authentique dimension démocratique, sans un regard plein d'amour, de compassion et de joie porté sur le peuple, à l'opposé des idéalistes décadents ne voyant que la laideur, l'obscurité morale, le crime, dans un pseudo-criticisme ténébreux.

Cela exige naturellement un certain niveau, afin d'extraire de la réalité les phénomènes importants, formant l'aspect principal, fournissant la matière pour l'œuvre d'art, car constituant la dimension positive de la réalité.

Enfin, cela va nécessairement avec un niveau technique d'excellence, seul pertinent pour former le miroir authentique de la dimension positive.

Tels sont les critères pour une œuvre d'art authentique selon le réalisme socialiste, avec les artistes comme ingénieurs des âmes.

"Sale & Pepe" et les autres...



Voici les numéros 
du mois de Septembre...



samedi 29 août 2015

Saveurs d'Italie



Quelles merveilles
que ces "agnolotti del plin",
juste au beurre et à la sauge...




et que cette "battuta al coltello"
de "fassone" !
Le "fassone" est ce veau du Piémont
à la viande incomparable...



jeudi 20 août 2015

Tartare de bœuf au fromage de chèvre et pastèque au four


La recette est dans le titre !

Pour l'accompagnement,
on coupe de fines tranches de pastèque
et on les laisse se "dessécher"
(ou se confire) au four
pendant 2 heures
à 130°...


mercredi 19 août 2015

Polpettone di tonno (pain de thon)


Une splendide recette
(et très bon marché)
qui nous vient du blog
"Un déjeuner de soleil".

Ce sera notre coup de cœur 
du mois d'août !




Je vous renvoie
à son site pour la recette
et à sa splendide photo...   ICI

Nous avons aussi tenté
la mayonnaise aux pêches et aux groseilles,
mais elle nous a moins convaincus...

Le polpettone a déjà des goûts très subtils,
il semble inutile de rajouter
plus de saveurs...

lundi 17 août 2015

Pêches grillées au jambon


Voici un bel "antipasto" d'été...

Profitons des dernières pêches
(blanches ou jaunes)
et passons-les au grill,
légèrement huilées...

(photo "Ricette e sapori")

A servir avec du très bon "prosciutto",
et quelques feuilles de roquette.



(photo "Alice.tv")

dimanche 16 août 2015

"Sale & Pepe" et les autres...


Et voici les magazines d'août !
Il était temps,
ceux de septembre vont bientôt sortir...


Et quelques liens toujours utiles :

http://www.alice.tv/

http://www.lacucinaitaliana.it/

http://atavolaweb.it/



samedi 15 août 2015

Tarte aux courgettes et à la mortadelle


Bella e buona
questa crostata con mortadella 
e zucchine !

Voilà, en effet, une belle et bonne recette
pour fêter Ferragosto
et aussi
le 2200ème message du blog !

On découpe en lanières
environ 3 courgettes (selon la grosseur),
on coupe 200g de tomme de montagne
en fines lamelles
et on se procure 200g de mortadelle de qualité
coupée en très fines tranches.

On dispose une pâte feuilletée
dans un moule,
et on répartit à l'intérieur les ingrédients
comme suit :
des lanières de courgette
tout le long du bord,
les morceaux de fromage,
puis la mortadelle
(on coupe les tranches en 3 bandes,
et on les plie en 2
pour qu'elles ne dépassent pas trop...).
On répète ce "sandwich"
courgettes/fromage/mortadelle
en s'éloignant du bord, 
vers le centre,
jusqu'à épuisement des ingrédients.


Nous étions un peu juste en tomme de montagne,
nous avons donc complété avec de la mozzarella...

On fait cuire la tarte à 180°
environ 45mn,
(et couverte de papier alu 
les 30 premières minutes)
on laisse un peu refroidir
avant de démouler et de servir.


Voici l'original sur "Sale & Pepe"
du mois d'Août...


Une recette originale
et très simple à réaliser
qui mêle très subtilement
des saveurs italiennes,
comme nous les aimons...

samedi 1 août 2015

La recette du mois : "Glace au chocolat blanc"


Nous devons cette splendide recette
au blog
"Un déjeuner de soleil".
C est un blog qui propose
de très belles photos de plats,
la plupart italiens,
et tous,  absolument délicieux.

La recette s'intitule :

(pour 6 à 8 personnes)


Je reprends donc les proportions,  la recette est très facile à réaliser et vraiment succulente !

230 g de chocolat blanc 
50 cl d'eau de source ou minérale
50 g de lait en poudre écrémé
50 g de miel (lavande, fleurs de montagne, ...)
la pulpe d'une gousse de vanille
6 à 8 càs d'eau de fleur d'oranger   

1. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Porter à ébullition l'eau avec le lait en poudre, le miel et la gousse de vanille de manière à obtenir une liquide homogène.
2. Verser en deux fois l'eau sur le chocolat fondu puis passer dans le bol du mixeur en ayant soin d'être rapide pour ne pas incorporer d'air. Ajouter l'eau de fleur d'oranger.
3. Verser dans une carafe et garder au frais au moins 3 heures ou mieux, toute une nuit. Retirer à l'aide d'une cuillère 2 mm de gras qui s'est formé en superficie puis remuer l'ensemble. Passer en sorbetière. Vers la fin goûter et vérifier s'il ne faut pas un peu plus d'eau de fleur d'oranger.

Sans sorbetière : mettre la préparation dans un bac si possible en métal, au congélateur puis remuer la crème toutes les 30 minutes jusqu'à ce qu'elle commence à prendre. Sortir du congélateur, mélanger soigneusement (il faut qu'il y des cristaux de glace presque imperceptibles) et remettre au congélateur.

Nous avions déjà essayé sa glace sans œufs aux calissons, et nous voilà de nouveau plus que convaincus. 

Un dessert inratable et sublime qui mérite tout à fait sa place dans la recette du mois !

Je vous conseille aussi le livre de "Déjeuner de soleil" : un achat que vous ne regretterez pas !

Mon livre Cuisiner les produits méditerranéens. Sortie le 13 mai 2014



A compter d'aujourd'hui, 
sans être vraiment "Chiuso per ferie",
le blog se met en mode "ralenti"
avec beaucoup de billets programmés....