Aujourd'hui,
"Un chien andalou"
de Bunuel et Dali
de Bunuel et Dali
avec LA scène du rasoir et de l'oeil...
Âmes sensibles s'abstenir....
Pour les amateurs,
l'intégrale du film :
environ 15 minutes...
est disponible sur "Google Video" :
http://video.google.com/videoplay?docid=-6212251291122767572#
est disponible sur "Google Video" :
http://video.google.com/videoplay?docid=-6212251291122767572#
Une très bonne adresse pour les cinéphiles :
http://www.cineclubdecaen.com/realisat/bunuel/unchienandalou.htm
Voici quelques lignes sur le film :
"Le scénario a été écrit en une semaine, par Dali et Buñuel, selon un procédé qui emprunte aux techniques littéraires surréalistes de l'écriture automatique et du cadavre exquis. Le montage, direct, transparent, reflète ce processus, en mettant en lumière ces jeux d'associations : une main trouée grouillante de fourmis/une aisselle de femme/un oursin, etc. Une foule massée en cercle rappelle plus tard, aussi bien la forme de l'œil fendu du début, de la lune qui l'annonce, que de la nuée de fourmis. Tiré par un petit fil rigoureusement tissé par la main de maître de Buñuel, on saute sans transition, et en permanence, du dégoût à l'émerveillement, du trouble érotique à la surprise amusée.
"Un chien andalou" est né fortuitement d’une conversation à bâtons rompus entre deux amis. Luis Buñuel était pour quelques jours à Cadaquès l’invité de Salvador Dalí au moment des fêtes de Noël, en 1928. Ces deux très grands noms de l’art au XXe siècle étaient encore deux parfaits inconnus, dont l’amitié remontait au temps de leurs études à Madrid. Buñuel a ainsi raconté cet épisode :
“Dalí me dit: Moi, cette nuit, j’ai rêvé que des fourmis pullulaient dans ma main. Et moi: Eh bien ! Moi, j’ai rêvé qu’on tranchait l’œil de quelqu’un”. L’idée d’Un chien andalou était née. Le scénario fut écrit en six jours, le temps des vacances selon un procédé que Buñuel fait revivre ainsi: “Par exemple, la femme s’empare d’une raquette de tennis pour se défendre de l’homme qui veut l’attaquer; celui-ci regarde alors autour de lui cherchant quelque chose et (je parle avec Dalí) : Qu’est-ce qu’il voit ? - Un crapaud qui vole. – Mauvais ! - Une bouteille de cognac. – Mauvais ! – Bon, je vois deux cordes. – Bien, mais qu’est-ce qu’il y a derrière ces cordes ? - Le type les tire et tombe parce qu’il traîne quelque chose de très lourd. – Ah, c’est bien qu’il tombe. - Sur les cordes, il y a deux gros potirons séchés. – Quoi d’autre ? – Deux frères maristes. –Et ensuite ? - Un canon. – Mauvais; il faudrait un fauteuil de luxe. – Non, un piano à queue. – Très bon, et sur le piano, un âne… non, deux ânes putréfiés. – Magnifique ! C’est-à-dire que nous faisions surgir des images irrationnelles, sans aucune explication.
Ce montage de rêves enchaînés, sans aucune intervention de la volonté des deux scénaristes, ouvre au cinéma les portes du surréalisme. “Dali et moi, en travaillant sur le scénario d’Un chien andalou, nous pratiquions une sorte d’écriture automatique, nous étions surréalistes sans l’étiquette.” Buñuel repartit à Paris avec son scénario, et c’est à Paris, mais au Havre également pour la séquence au bord de la mer, qu’eut lieu le tournage en une quinzaine de jours au mois de mars 1929."
3 commentaires:
Toujours aussi spectaculaire ! Mais on ne regrette pas que le film soit court, même si on ne peut pas s'arrêter avant la dernière séquence. Merci de nous l'avoir remis en mémoire ..
J'étais toute jeune lorsque j'avais vu ce film au cinéma. Le talent de Bunuel est incontestable et ce que vous nous racontez de l'origine du film montre bien que le "premier jet" de l'inspiration doit souvent être retravaillé, même s'il conserve un esprit de liberté, avant de le proposer à la vision de tous. Ce n'est en aucun cas un "n'importe quoi, n'importe comment".
Anne
Bonsoir Toti, je venais te remercier pour le lien que tu m'as donné des "panneaux routiers rigolos". Il y en a de fameux en effet et je me suis bien amusée entre autres en lisant "Attention chat en psychanalyse"...
Par contre tu ne m'en voudras pas de ne pas lire ni regarder "Le chien Andalou". Cette image de l'oeil et du rasoir (aperçue sur un écran alors que j'étais jeune) m'a toujours traumatisée...
Bises amicales et à toi et Norma.
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