Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


Affichage des articles dont le libellé est Rome. Afficher tous les articles
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samedi 19 octobre 2013

Nous partons quelques jours...

Nous allons à Rome...


Via dei Fori Imperiali

Nous avons toujours admiré ces 4 grandes cartes
montrant l'expansion de l'Empire Romain....

La fontaine de Trevi
est toujours envahie de touristes,
mais on pense quand même 
au bain nocturne d'Anita Ekberg...


Enfin, "il Colosseo",
splendide dans cette matinée d'hiver...

Et nous n'oublierons
de goûter
à quelques spécialités romaines,
comme ces "suppli au téléphone"


Le mot « supplí » trouverait son origine 
dans le français « surprise », évoquant ici celle des convives 
qui découvrent la farce des croquettes.
On appelle ces préparations « supplí au téléphone » 
à cause de la mozzarella qui fait des fils, comme à l’époque 
où tous les téléphones avaient tous des fils ! 

A très bientôt...
et bonne  fin de semaine à tous !

lundi 11 avril 2011

Rencontres gourmandes - Rome et le Latium -

Bientôt Pâques !
En même temps que le retour des cloches
voici
le tome 2 de nos digests
"Rencontres gourmandes",
consacré à la cuisine de Rome
et du Latium.



Ecrire à kalinorma@gmail.com
pour toute commande.

(20€ port compris)

mardi 22 septembre 2009

"Baccalà" frite

Un des plats emblématiques de la cuisine romaine.
Et assez roboratif pour ces soirées un peu fraîches...
Les fritures sont très répandues à Rome et dans tout le Latium. Ce plat est le plat traditionnel du vendredi (c'est pourquoi nous le publions un mardi, pour vous laisser le temps de le préparer...)ainsi que de la veille de Noël. On raconte que les cuisinières romaines faisaient assaut d’originalité pour varier la composition de la « pastella » qui enrobe la morue.
.


Coût : €€
Facile
Préparation : 15mn environ + 1h pour la pause de la pâte
Cuisson : 15mn

Ingrédients pour 4 personnes :
800g de filets de morue
1 œuf
1 citron
80g de farine
huile de friture
sel et poivre

☞ Mélanger au fouet la farine, un jaune d’œuf, 20cl d’eau gazeuse, si possible, puis laisser reposer 2 heures au réfrigérateur.
☞ Y incorporer ensuite le blanc d’œuf monté en neige. Saler et poivrer.
☞ Tremper les filets de morue dans cette pâte puis les frire 3 par 3 dans beaucoup d’huile bouillante, environ 5 minutes, de façon à ce qu’ils soient dorés et croquants.
☞ Les mettre à égoutter sur du papier absorbant puis servir aussitôt avec des quartiers de citron.

mardi 25 août 2009

Focaccia

Ce soir, une focaccia !
Plat typiquement de toutes les régions d'Italie (Ligurie et Latium, notamment...)
Ingrédients pour 4 personnes :
- 500g de farine
- 2 sachets de levure de boulanger
- 1 pincée de sucre en poudre
- ½ verre de vin blanc sec
- huile d’olive
- sel et fleur de sel

Diluer la levure dans un peu de d’eau et laisser reposer environ 30 minutes. Ajouter la levure à la farine, incorporer le sucre, une pincée de sel, le vin blanc, 3 cuillères à soupe d’huile d’olive et environ 25cl d’eau.
Pétrir jusqu’à ce que la pâte soit bien molle. Ajouter un peu d’eau si nécessaire.
Laisser reposer à température ambiante, à couvert, pendant 2 heures environ : la pâte doit presque doubler de volume.
Etaler alors la pâte sur la plaque du four, tapissée de papier sulfurisé légèrement humidifié et huilé. Ne pas trop l’aplatir. Faire des empreintes profondes du bout de l’index, afin de bosseler la pâte. Laisser lever 20 à 30mn. (1h est préférable)
Préchauffer le four à 200°.
Emulsionner 6 cuillères à soupe d’huile d’olive et 6 cuillères à soupe d’eau et en badigeonner la pâte avec un pinceau (réserver le reste de l’émulsion) et faire cuire au four environ 30 minutes jusqu’à coloration.
A peine la pâte sortie du four, la badigeonner à nouveau avec le reste de l’émulsion et saupoudrer de fleur de sel.
Laisser tiédir et servir aussitôt.
La fougasse se conserve 48 heures environ.
On peut incorporer à la cuisson des oignons, du romarin, des fromages, des lardons (notamment du "guanciale") dans la focaccia. Servie à l'apéritif ou utilisée comme du pain, c'est un vrai délice...

mercredi 1 juillet 2009

Côtelettes d'agneau "a scottadito"

Pour illustrer le message sur les "Rencontres Gourmandes"
de Rome et du Latium,
voici les côtelettes (d'agneau, évidemment)
"qui brûlent les doigts"...
Ces côtelettes se mangent donc avec les doigts et sont un des plats préférés des Romains.
On ne peut pas trouver de préparation plus simple !
.


L’agneau est un élément important dans la cuisine du Latium. « L’abbacchio », le jeune agneau de lait, est à la base de très nombreuses recettes. Selon la tradition populaire, le terme "abbacchio" viendrait du latin "ad baculum" ("à coups de bâton") car c'était le moyen utilisé pour abattre les jeunes animaux. L'animal aurait fini par prendre le nom de l'instrument qui le faisait passer de vie à trépas. La tradition populaire prend peut-être quelques libertés avec l'étymologie...

Autrefois, le grand nombre de troupeaux de moutons dans la campagne romaine, faisait de l’agneau une viande peu chère et très populaire. La consommation pouvait même en être phénomémale, voire gargantuesque : un document de 1629 rapporte que 165 000 agneaux furent consommés cette année-là pour une population de la ville de Rome estimée à environ 100 000 personnes...
Symbole d’innocence, une recette à base d’agneau est le plat incontournable du dimanche de Pâques.


Ingrédients pour 4 personnes :
8 côtelettes d’agneau
1 jus de citron
huile d’olive
sel et poivre


Mélanger 6cl d’huile d’olive et le jus de citron et y faire mariner les côtelettes environ 2h.
Les égoutter et les passer sur un gril très chaud 2 à 3mn sur chaque face.
Servir aussitôt et les manger avec les doigts.

Variante
Passer les 2 faces des côtelettes dans le parmesan, dans les œufs battus puis dans la chapelure. Faire cuire dans de l’huile de friture très chaude 4mn par côté en prenant soin de ne pas abîmer la panure en les retournant.
Saler et poivrer puis servir aussitôt.

Rencontres Gourmandes, le tome III

Après "Venise et la Vénétie", "Le Piémont", voici le tome consacré aux recettes
de "Rome et du Latium".
120 recettes environ, qui font la part belle aux "stuzzichini" (les entrées souvent servies avant les antipasti)
mais également "alla pasta", dont les Romains raffolent,
et aux viandes, si simplement préparées...
Disponible à/c du 1er septembre aux éditions Totirakapon

mercredi 27 mai 2009

Risotto à la romaine

Pour compléter le message de ce matin, une recette de risotto à la romaine,
où le riz cuit au four, dans son bouillon, contrairement à la préparation habituelle.

Ce risotto était un des plats préparés le vendredi soir dans la communauté juive de Rome. La simplicité de sa recette l’a fait adopter par les Romains qui l’agrémentent, au fil des saisons, de petits pois, de champignons, de courges… Nous avons préféré le présenter sans aucun accompagnement.

Ingrédients pour 4 personnes:
- 300g de riz pour risotto (Carnaroli, par exemple ou Vialone Nano)
- 1 verre de vin blanc sec
- 2 doses de safran
- 30g de pecorino râpé
- 60cl environ de bouillon de volaille
- huile d'olive
- sel et poivre

Faire revenir le riz dans un fond d’huile d’olive puis ajouter le bouillon de volaille, du sel, du poivre et le safran. Saupoudrer de pecorino râpé.
Transvaser le tout dans un plat allant au four, le couvrir et faire cuire au four préchauffé à 180° pendant environ 20 minutes.
Servir aussitôt.

lundi 25 mai 2009

Frittata aux artichauts

La frittata est cette habitude italienne de cuire l’omelette des deux côtés sans la rouler ou de la passer au four environ 20mn : ce qui lui donne cet air de soufflé et aussi la possibilité de la manger froide (pour des pique-niques par exemple). Nous n'aimons pas l'omelette "baveuse" donc la frittata est parfaite pour nous...
En raison de son faible coût, ce plat est très populaire et on trouve de très nombreuses recettes. Les plus connues sont celles avec simplement du pecorino râpé et de la ricotta, ou avec des oignons frits, ou des courgettes, ou des pommes de terre et du jambon cru.
Voici donc une frittata typiquement du Latium avec des petits artichauts violets et parfumée à la menthe.

Ingrédients pour 4 personnes :
6 œufs
4 petits artichauts violets
1 bouquet de menthe
½ verre de vin blanc sec
huile d’olive
sel et poivre


Eplucher les artichauts afin de ne garder que le cœur et environ 2 à 3cm de feuilles. Les couper en 2 et ôter le foin, éventuellement. Les imbiber légèrement de jus de citron afin qu’ils ne noircissent pas.
Faire revenir dans l’huile d’olive les morceaux d’artichauts, saler, poivrer, ajouter le vin blanc, faire cuire 10mn environ. Laisser refroidir et ajouter beaucoup de menthe ciselée. Incorporer ensuite les œufs battus, salés et poivrés.
Faire cuire à la poêle des deux côtés dans un fond d’huile d’olive ou verser le mélange dans un plat à tarte et faire cuire au four préchauffé à 180° environ 20mn.
Servir aussitôt.

dimanche 24 mai 2009

Haricots à la romaine

Nous poursuivons notre exploration de la cuisine romaine : aujourd'hui, cet accompagnement typiquement romain, à base de haricots, les "borlotti", en italien.
Les haricots (comme les fèves) sont très utilisés en accompagnement dans la cuisine romaine. Cette recette est la plus connue, mais une variante utilise du « guanciale » ou de gros morceaux de jambon cru à la place des anchois.

Ingrédients pour 4 personnes :
300g de haricots borlotti secs réhydratés 12 heures
1 oignon
6 filets d’anchois à l’huile ou 4 filets d’anchois dessalés
1 bouquet de persil
1 pincée de noix muscade
huile d’olive
sel et poivre

Faire cuire les haricots environ 1h dans beaucoup d’eau salée.
Chauffer l’huile dans une cocotte, faire revenir l’oignon émincé puis ajouter les anchois et les faire fondre à feu doux, en ajoutant un peu d’eau de cuisson des haricots et la noix muscade.
Incorporer les haricots égouttés, faire cuire en mélangeant le tout environ 10mn de plus.
Servir aussitôt avec beaucoup de persil ciselé.

samedi 23 mai 2009

Gnocchi à la Ugo Tognazzi

(photo evene.fr)
Ugo Tognazzi (1922-1990), surtout connu en France pour son rôle dans "La cage aux folles", était un excellent acteur italien qui a tourné plus de 150 films, sous la direction notamment de Bertolucci, Risi, Godard et Ferreri.

C'était aussi un fin gourmet. Il a publié en 1976, « L'Abbuffone », un livre de cuisine dans lequel il évoque ses souvenirs de tournage de "La Grande Bouffe".

Il a aussi inventé plusieurs recettes pour l'émission radiophonique de la RAI « Formula Uno ».
En voici une que nous apprécions particulièrement.

Nous donnons ici la recette des gnocchi de pommes de terre ; mais ils sont de plus en plus faciles à trouver dans les rayons frais des grandes surfaces et chez certains traiteurs. Notre épicerie italienne était "en rupture de stock", nous nous sommes rabattus sur des produits tout prêts.

Ingrédients pour 4 personnes :
1kg de pommes de terre
300g de farine
1 œuf (ou 400g de gnocchi frais)
40g de gorgonzola
40g de beurre
10cl de crème fraîche
10 pistaches épluchées et mixées
1 cuillère à café de Cognac
sel et poivre

Gnocchi frais:
Faire cuire les pommes terre 30mn dans de l’eau salée puis les peler et les réduire en purée. Ajouter la farine puis l’œuf, bien mélanger pour obtenir une pâte homogène et souple. Découper cette pâte en rubans, les rouler pour former des bâtonnets épais comme un doigt, les couper en morceaux de 2cm environ et avec une fourchette former des tries à la surface. Pratiquer une incision au milieu, dans le sens de la longueur. (Ceci permettra à la sauce d’être mieux absorbée.)

Faire fondre le gorgonzola au bain-marie avec le beurre. Ajouter ensuite la crème fraîche et faire chauffer encore 5mn. Hors du feu, saler, poivrer, ajouter les pistaches et le Cognac. Faire cuire les gnocchi et les égoutter. Mélanger la sauce avec les gnocchi.

Servir aussitôt avec une pincée de poivre.

mercredi 20 mai 2009

"Prosciutto e melone" - Jambon et melon

Pour saluer les premières chaleurs qui nous annoncent l'été, rien de tel que l'indémodable "prosciutto e melone".
Le melon est découpé évidemment avec une cuillère parisienne, pour obtenir de petites boules, dont on peut farcir les tranches de jambon de Parme (de notre épicierie italienne).

lundi 18 mai 2009

Tagliatelle "alla carbonara"

Recette internationalement connue et originaire du Latium !
Au départ, la recette n'utilise pas de crème fraîche : le mélange crémeux est obtenu par l'émulsion de l'eau de cuisson avec les œufs. Si toutefois on désire en utiliser, il faut remplacer les oeufs par 20cl de crème fraîche.
L’origine du nom de la recette reste mystérieuse. On raconte que c’était un plat préparé par les « charbonniers » travaillant dans les bois ; très nutritif, il semble bien adapté aux travaux au grand air.
Plus simplement, on pense qu’il est né dans l’immédiat après-guerre, quand les Américains avaient apporté avec eux de grande quantité de « bacon » et d’œufs. L'ajout de poivre noir ressemblant à de la poudre de charbon lui aurait donné son nom.
L’ingéniosité des cuisiniers romains aurait fait le reste, en utilisant des produits locaux, comme le guanciale…

Ingrédients pour 4 personnes :
- 600 g de spaghettis
- 150 g de guanciale ou pancetta
- 150 g d'oignons
- 2 œufs entiers
- 1 jaune d'œuf
- 8cl de vin blanc
- 15 ml huile d'olive
- 200 g du pecorino romano ou du parmesan
- Huile d’olive

- sel, poivre

Voici la "recette officielle" qui est un peu longue et nécessite de nombreux ingrédients :
Mélanger dans un saladier les œufs entiers, les jaunes, le pecorino, le sel, le poivre et l'huile.
Faire rissoler le guanciale (ou la pancetta) coupé(e) en dés dans une poêle. Quand il (elle) commence à dorer, égoutter et réserver. Faire blondir les oignons. Ensuite, remettre le guanciale et ajouter le vin petit à petit. Laisser évaporer. Laissez tiédir avant de rajouter le mélange dans le saladier.
Cuire les pâtes "al dente".
Allonger le mélange petit à petit avec quelques cuillerées d'eau de cuisson afin de ne pas cuire les œufs mais de les transformer en crème. Mélanger rapidement.
Égoutter les pâtes et les verser sur les œufs.
Servir aussitôt avec du pecorino râpé.

Une version simplifiée consiste à ajouter 20cl de crème fraîche à la pancetta rissolée et à ajouter un jaune d'oeuf puis à mélanger le tout aux pâtes.

jeudi 14 mai 2009

"Penne con la pajata"

Aujourd'hui, une recette typiquement romaine, des pâtes aux tripes. Les abats (appelés "il quinto quarto", le 5ème quartier, car on découpait les animaux en 4 grandes pièces) ont toujours été très appréciés en Italie et notamment à Rome (voir nos "tripes du Trastevere" du 9 avril).
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On appelle "pajata" (ou "pagliata") l'intestin grêle du veau sous la mère et par extension, une préparation à base de tripes de veau. Il semblerait qu'autrefois, on utilisait uniquement des tripes de boeuf.
Si l' on utilise des tripes de jeune veau, il faut les plier en boucles et les attacher avec un morceau de ficelle de cuisine.
Nous avons utilisé, quant à nous, des tripes de boeuf acquises chez notre boucher, et ainsi préparées avec une base de coulis de tomates, elles rappellent beaucoup nos "tripes à la provençale" (hormis les clous de girofle).
Cette sauce est également la base de la célèbre recette de la queue de boeuf à la romaine ("alla vaccinara" : mot à mot, à la façon des bouviers).
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Au lieu des gros "rigatoni", j'ai utilisé des "penne rigate", saupoudrées de véritable pecorino...

Ingrédients pour 4 personnes:
- 600g de tripes
- 400g de penne (ou de rigatoni)
- 50g de pancetta (ou de petits lardons)
- 1 oignon
- 1 branche de céleri
- 2 gousses d'ail
- 1 bouquet de persil
- 300g de coulis de tomates
- 1 verre de vin blanc sec
- 6 clous de girofle
- 2 cuillères à soupe de vinaigre blanc
- 30g de pecorino râpé
- huile d'olive
- sel et poivre

Arroser les tripes de vinaigre puis les égoutter et les sécher: si elles sont déjà bien nettoyées, cette étape est facultative.
Faire revenir dans un fond d'huile d'olive l'oignon émincé, le céleri et la pancetta coupés en petits morceaux et le persil ciselé. Ajouter les deux gousses d'ail épluchées.
Quand le tout est bien doré, enlever l'ail, ajouter les tripes, les clous de girofle, du sel et du poivre. Ajouter le vin blanc et le laisser s'évaporer à feu vif puis incorporer le coulis de tomates. Laisser cuire à couvert environ 1 heure (voire 2) pour obtenir une sauce très dense.
Faire cuire les penne "al dente", une fois bien égouttés, les répartir dans les assiettes de service, les assaisonner avec la moitié de la sauce aux tripes, saupoudrer avec beaucoup de pecorino râpé, veiller à la bonne répartition des morceaux de viande, ajouter un peu de sauce et servir aussitôt.

vendredi 8 mai 2009

Promenades touristiques et gastronomiques dans Rome (fin)

Voici donc notre dernière promenade dans Rome, qui sera consacrée aux menus "typiques" proposés par différentes "trattorie" du quartier du Trastevere. Il fallait bien faire un choix pour le quartier, et nous avons toujours eu un petit faible pour ces petites rues...
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Pour illustrer tout cela, deux photos du crépuscule, prises le long du Tibre.
Ce matin, publications de très belles photos sur "lespeinturesdenormac."
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Il y a quelques années, nous avions demandé à une amie italienne comment elle définirait chacun des nombreux noms utilisés par les Italiens pour désigner les restaurants : l'explication s'avança assez tard dans la nuit...

Il y a, en effet, le "ristorante" et la "pizzeria" : jusque là, pas de trop de problèmes...(Il faut savoir toutefois que les Italiens ajoutent le suffixe "-ria" à de très nombreux noms, notamment s'ils désignent quelque chose qui se vend, se boit ou se mange : exemple : "la birreria" : la cave à bière, dirions nous...)

Ensuite, entre "trattoria" et "hostaria" : la "trattoria" est le petit restaurant sympa, de quartier, le plus souvent, et fréquenté par des Italiens. En voici, la définition du dictionnaire Garzanti: "un locale dove si consumano pasti, in genere caratterizzato da un ambiente rustico, una cucina semplice e casalinga e prezzi economici : un établissement [....] caractérisé en général par une ambiance populaire, une cuisine simple et familiale ainsi que des prix abordables."

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"L'"hostaria" est tout de suite beaucoup plus "chic"; l'ancienneté du nom ne peut être que garante de sa foncière authenticité en matière culinaire...C'est un peu l'équivalent de notre "hostellerie"...

Méfiance, pour ces restaurants "pièges à touristes", avec de jolis menus et de belles plaques bien astiquées mais dont la mentalité vis-à-vis des clients est souvent :"On ne les verra qu'une fois, on peut donc leur servir n'importe quoi !"

Montalbano dirait : "C'est bien beau de les écrire, il faut savoir les faire, ces recettes !"
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Il y a aussi la "taverna" et la"tavola calda" qui sont de petits restaurants qui proposent des plats simples, très souvent avec uniquement un plat du jour, sans possibilité de choisir. Ouvert plutôt "a pranzo" que "a cena" (à midi plutôt que le soir).

L' "osteria", enfin, était plutôt un débit de boissons, à l'origine. Le nom est devenu maintenant synonyme de "trattoria" avec un petit côté plus familial...

Attention, au supplément (pas toujours annoncé sur la carte) pour le service en terrasse !
Pour les non-initiés, le système "pane e coperto" est souvent déroutant. (On paie automatiquement un supplément pour le pain et les couverts...)


Voici, par exemple, l' "osteria da Rugantino" ("chez Rugantino, l'osteria la plus ancienne de Rome")

(En dialecte romain :"Uniquement des spécialités romaines.
Si vous ne les avez jamais mangées,
venez ici les essayer !)

L'un des objectifs de notre séjour était de vérifier la conformité de notre "brouillon de recettes" concernant nos "Rencontres Gourmandes Tome 3" avec la réalité du terrain et l'éventail des plats proposés dans les différents types de restaurants romains.

Nous avons pu vérifier la pertinence de notre première sélection et que nous n'étions pas tellement "à côté de la plaque"...

Les pâtes occupent vraiment une place de choix parmi les "primi piatti", avec les incontournables, "alla carbonara, all'amatriciana, all' arrabbiata, a cacio e pepe, alla papalina, con sugo...".

Les Romains adorent les pâtes et cela se voit dans les menus. Elles sont toujours merveilleusement cuites "al dente", et les accompagnements sont sublimes...



Quant aux "secondi", on s'aperçoit que les "saltimbocca" ont toujours un grand succès, mais que la très traditionnelle queue de boeuf "alla vaccinara" est toujours proposée, ainsi que les tripes à la romaine et cette succulente habitude italienne de proposer la viande de boeuf coupée en lanières ("tagliata" ou "straccetti").

Les "contorni", quant à eux, proposent vraiment des produits typiques du Latium ("puntarelle", artichauts, chicorée, poivrons, asperges).

Merci à nos lecteurs d'avoir eu la patience d'arriver au bout de ce long article !

A bientôt, Rome !

SPQR ne signifie pas seulement "Sono Pazzi Questi Romani" (Ils sont fous ces Romains : dans la traduction italienne d'Astérix) mais "Senatus PopulusQue Romanus" (le Sénat et le peuple Romain).

jeudi 7 mai 2009

Promenades touristiques et gastronomiques dans Rome (5)

Avant-dernière promenade dans Rome ;
et, comme elle est consacrée aux desserts, nous passerons par les jardins du Pincio, pour éliminer toutes ces calories.
Les "giardini" donnent à la fois sur la Piazza del Popolo et sur la piazza di Spagna et la villa Médicis : on a une vue splendide (le terme est un peu galvaudé, mais il n'y en pas d'autre !)
sur toute la ville, depuis l'esplanade qui se trouve devant les jardins.
(voir un prochain reportage dans "lespeinturesdenormac.")


Le petit lac que l'on trouve au centre des jardins abrite ce temple d'Esculape, toujours très photographié.
Quand il fait beau, on peut louer des vélos et des canots...


Voici un "tris di dessert" (un trio de dessserts).
Il est de plus en plus à la mode de proposer des plats composés de trois petites quantités, que ce soit en "antipasto" ou en dessert.
Ici, il s'agissait d'un gâteau au chocolat et aux noix, d'une tarte à l'orange et d'une mousse au chocolat.

Un tiramisù au cappuccino ! Le "cappuccino" est servi dans tous les cafés italiens ( on y entend souvent la commande : "un cappuccio, per favore !"), c'est une alliance subtile de café espresso, de cacao et de mousse de lait.
Quelques milliards de calories...

Pour finir sur une note plus légère, une jolie composition pyramidale pour cette insalata di frutta
(bananes, ananas, kiwi, pommes, otranges fraises,framboises, myrtilles, groseilles).
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mercredi 6 mai 2009

Promenades touristiques et gastronomiques dans Rome (4)

Avec cette quatrième promenade dans Rome, nous nous approchons de la fin du repas, puisque nous attaquons les "secondi".
Encore quelques photos de l'Urbe. (Allez voir les magnifiques photos de façades publiées aujourd'hui dans "les peinturesdenormac.blogspot.com". )
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Evidemment, le Colisée (ou l'amphithéâtre Flavien, tel était son vrai nom) vu des jardins du Palatin.
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Et la pyramide de Caius Cestius, devant laquelle on ne peut pas ne pas passer quand on entre dans Rome, puisqu'elle est située juste à côté de la porte San Paolo.
Caius Cestius (mort en 12 av. JC) était un riche magistrat qui se fit construire comme tombeau cette pyramide en marbre .


Un verre de Frascati "alla mescita" (servi au verre au comptoir)

Un filet de spigola (de loup) grillé.
Plus au nord, le loup est appelé "branzino", (tout comme chez nous, où l'on l'appelle "bar").
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Un "tonno di vitello" ( que l'on pourrait servir aussi en antipasto) : un"thon de veau" !
Le "tonno di vitello" est une variation sur la recette piémontaise du "tonno di coniglio" : du lapin cuit très longuement dans du bouillon de légumes puis émietté et conservé dans l'huile. La viande devient tellement tendre et savoureuse qu'elle est "bonne comme du thon"!

Une recette typiquement romaine :

le "galletto ai peperoni" : le coquelet aux poivrons.


Enfin, pour terminer, une annonce concernant les prochains jours : les aventures culinaires du commissaire Montalbano vont bientôt reprendre !
Nous quitterons Rome pour la Sicile....

mardi 5 mai 2009

Promenades touristiques et gastronomiques dans Rome (3)

Pour cette troisième promenade, voici le Tibre et le Vatican, le pont Sant'Angelo qui traverse le Tibre en face du château du même nom.

Le "ponte rotto" (le pont cassé, depuis 1598) en face de l'île Tibérine.


Voici une soupe romaine, à base de légumes mais surtout "d'erbette fresche", de petites herbes fraîches que l'on cueille dans la campagne romaine et que l'on trouve sur les marchés.
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Les très célèbres "cacio e pepe", ici avec des "strozzapreti" ("des étouffe-prêtres"...des gnocchi en forme de spaghetti courts ;
un proverbe romain dit à peu près : "Si tu veux apprendre à manger, fréquente les prêtres.")


Un plat de pâtes très original, avec des "anelli di grano duro con calamari scottati"; des pâtes en forme d'anneaux servies avec des anneaux de calamars ; aussi esthétiquement que culinairement réussies !

Plus traditionnels, mais tout aussi délicieux des
"maccheroncini con zucchine romanesche, guanciale e ricotta secca affumicata"
de gros macaronis avec des courgettes du Latium, du "guanciale" et de la ricotta sèche et fumée.


dimanche 3 mai 2009

Promenades touristiques et gastronomiques dans Rome (2)

Pour cette deuxième promenade gastronomique et touristique dans Rome, les forums impériaux et les antipasti romains.
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Tout d'abord, l'arc de Constantin, tout à côté du Colisée.
Le Forum de César et les vestiges du temple de Venus Genetrix, dont Jules César prétendait être le descendant. Au fond de la photo, on peut deviner la roche Tarpéienne (au pied de la piazza della Consolazione).
Les "antipasti" : nous en parlons souvent dans nos textes et nos recettes, sans jamais les avoir définis très précisément.
"Antipasti » signifie « ce qui est servi avant les pâtes ». Jusqu’au début du 20ème siècle, les « antipasti » étaient servis après les soupes, lesquelles constituaient le premier plat. De nos jours, ce mot désigne ce que nous appelons les hors d’œuvre, les entrées ou tous les plats qui composent le début du repas. La place accordée aux « antipasti » dans la cuisine romaine est très importante, et elle propose une grande variété d’ "amuse-gueules”. Mais, alors que ce mot est connoté un peu négativement en français, pour les Romains, les “stuzzichini”, sont les éléments d’une espèce de farandole de petites entrées, qu’ils n’hésitent d’ailleurs pas à manger entre certains plats ! Le littoral méditerranéen et la campagne romaine offrent aussi une multitude de hors d’œuvre basés sur des produits toujours très simplement préparés, avec le moins de transformations possibles, comme il est de tradition dans cette cuisine.
Une salade "caprese" ( plutôt napolitaine, mais adoptée dans toute l'Italie ) qui reconstitue les couleurs du drapeau italien : tomate, mozzarella et basilic


Carciofi alla romana : l'artichaut est le légume emblématique du Latium, on le prépare d'innombrables façons.


Un "antipasto" végétarien au restaurant "Il Margutta": des poivrons grillés, des courgettes grillées en involtini avec de la ricotta, salade d'oignons de Tropea et taboulé (pas très romain...)


Un plat de charcuterie italienne : saucisson, coppa, jambon et culatello...