Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


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jeudi 30 juin 2011

Rencontres gourmandes - Lombardie -

Norma C (clic clic)
(malgré tout le travail qu'elle a !)
vient de mettre la dernière touche
à notre cinquième tome
des "Rencontres Gourmandes"
consacré à la Lombardie !


Il nous faut relire
ces 80 recettes,
fignoler quelques détails,
mais le livre sera prêt
pour la rentrée !

(Drapeau de la Lombardie) 

Nous vous laissons en compagnie
de "Meneghino", (clic)
le personnage emblématique de Milan :
c'est le diminutif de Domenico
(Domenegh en lombard) ;
ce personnage de la "Commedia dell'Arte"
est devenu le symbole de la capitale lombarde...



Bonnes vacances à tous
et merci pour tous vos commentaires
malgré les caprices de "Blogger" !

vendredi 25 mars 2011

"Mouchoirs de soie" et boeuf lombard

.
J'en ai parlé dans mon dernier message,
nous avons trouvé ces "lasagne" fraîches
prêtes à cuire de Giovanni Rana.
Le produit est excellent,
et nous n'avons aucune action
chez "Jean Grenouille" !
puisque c'est ainsi que l'on pourrait
traduire son nom en Français.
.

.
Après les "lasagne con i carciofi",
nous avons de nouveau
fait des "mouchoirs de soie",
ce "primo" typique de la Ligurie...
.
A défaut de "stracchino",
de la "mozzarella di bufala campana"
a fort bien fait l'affaire...
.
Et le résultat était
succulent !

.Comme "secondo",
ce "manzo all'olio"
un "boeuf à l'huile"
de la région de Brescia.
La recette originale prévoit de faire cuire
le rôti de bœuf dans environ un litre de bouillon.
Nous préférons indiquer une variante
avec cuisson au four pour ce plat assez léger
(au vu des critères lombards)
et très savoureux en raison de la présence des anchois.
On peut également supprimer « gli odori »
pour avoir une sauce beaucoup plus liquide.
Ingrédients pour 4 personnes :
1 rôti de bœuf d’1,2kg environ
3 anchois dessalés ou 6 filets d’anchois à l’huile
2 gousses d’ail
3 cuillères à café de chapelure
3 cuillères à café de parmesan
1 bouquet de persil
1/2l de bouillon de viande
1 carotte
1 branche de céleri
1 oignon
2 verres d’huile d’olive
sel et poivre
.Au fond d’un plat allant au four,
disposer les anchois,
l’huile, le bouillon, l’ail, les légumes
coupés en petits morceaux puis la viande.
Faire cuire au four préchauffé à 200°,
environ 20 à 30mn selon les goûts.
Retirer la viande et mixer le fond de sauce,
en ajoutant la chapelure, le parmesan,
du persil, du sel et du poivre.
Couper le rôti en tranches et le servir aussitôt
arrosé de ce jus de cuisson.
Le plat est fréquemment servi avec une polenta.
.
Bon appétit
et bon week-end !

mercredi 23 mars 2011

"Secondi" de Lombardie : "Polpettone arlecchino"

Voici un "polpettone" roboratif
à base de "zampone" ou de "cotechino".
Le "zampone" est un pied de cochon farci, comme une grosse saucisse dont la peau est la couenne du porc. Il est originaire de Modène mais il est devenu le repas typique du 31 décembre et du 1er janvier dans toute la Péninsule.
Le vrai "zampone" doit avoir sur sa confection le label « Zampone Modena ». D'après la tradition, cette charcuterie a été créée au début du XVIème siècle par des cuisiniers à la cours des Pic de La Mirandole pour mieux garder la viande du porc. La ville de Mirandola était assiégée par l'armée du Pape Jules II della Rovere. D'après la légende tous les porcs furent abattus pour éviter qu'ils ne tombent entre les mains des attaquants et leurs viandes furent hachées pour en farcir les pieds. Et ce fut ainsi que ce produit très original naquit et eut un succès durable à travers les siècles. Cette spécialité commença à se répandre en dehors de l'Emilie à partir du XVIIème siècle. Le "zampone" existe aussi dans une version plus petite qui s'appelle "cotechino" et qui a exactement le même goût.

.
La recette du "polpettone" à l'Arlequin
est très facile à réaliser.
.

.

Ingrédients pour 4 personnes :
500g de veau haché
1 cotechino de 500g cuit
3 œufs durs
50cl de bouillon de légumes
huile d’olive
sel et poivre


Mélanger la viande de veau hachée avec le cotechino émietté, saler et poivrer.
Former un « polpettone » (un pain de viande)
en plaçant au milieu les œufs durs.
Placer le tout dans un plat allant au four
et faire cuire environ 40mn au four préchauffé à 180°
en arrosant de temps en temps de bouillon de légumes.
Sortir du four, laisser reposer et couper le « polpettone » en fines tranches.
Ce plat est servi traditionnellement
avec des petits pois cuits au beurre.

Cette spécialité lombarde est souvent servie
en utilisant non pas de la viande hachée
mais une tranche de viande de veau roulée
autour de la chair du cotechino et des œufs durs.
Cette pièce est difficile à trouver chez nos bouchers
aussi avons-nous préféré donner la recette
plus traditionnelle du « polpettone ».

samedi 19 mars 2011

"Secondi" de Lombardie : foie de veau au jambon

Il s'agit du foie de veau "alla lodigiana".

La ville de Lodi se trouve au sud de la Lombardie.
Elle est célèbre en raison de la victoire de Bonaparte
sur les Autrichiens.
(La bataille du pont de Lodi oppose, le 10 mai 1796 (21 floréal an IV), l’armée d'Italie du général Bonaparte aux armées coalisées commandées par le général Sebottendorf, pour la prise du pont de Lodi sur l’Adda. Elle conclut de manière victorieuse la deuxième partie de la campagne d’Italie. Réunissant 6.000 hommes et 24 canons, Bonaparte fit face au général autrichien qui disposait d'un effectif de 16.000 hommes soutenus par 20 pièces d'artillerie. La victoire de Lodi permit aux Français de contrôler toute la Lombardie.)
.
Mais également grâce à cette recette originale,
qui n’est pas sans rappeler
les « saltimbocca » de veau du Latium.
Ce "fidèch a la ludezáana" (en dialecte lombard)
se distingue de celui à la milanaise
qui est pané et frit comme la côtelette.
Selon la tradition paysanne, on coupait le foie en petits morceaux
pour mieux les envelopper dans le jambon
et de la crépinette que l’on utilisait assez fréquemment.
D'une grande simplicité de réalisation,
voici une recette peu connue
et pleine de saveurs.
Ici en italien.
.
Ingrédients pour 4 personnes :
4 tranches de foie de veau
4 tranches de jambon cru
1 cuillère à soupe de graines de fenouil
½ verre de vin blanc
30g de beurre
sel et poivre
Saler et poivrer les tranches de foie de veau
et les saupoudrer de graines de fenouil.
Envelopper chaque tranche de foie dans une tranche de jambon cru
et les piquer avec un cure-dents pour les faire tenir.
(On les enveloppe parfois dans de la crépinette.)
Faire fondre le beurre dans une poêle
et faire saisir les tranches de foie de veau des 2 côtés,
en ajoutant un peu de vin blanc.
Quand elles sont bien dorées,
baisser le feu et laisser cuire encore 5 minutes.
Servir aussitôt.
.
Cet excellent Sauvignon de Touraine
sera "il vino giusto" !
.

mercredi 2 février 2011

Minestrone lombard "alla milanese"

Pause dans le régime...
Nous revenons aujourd'hui
aux recettes lombardes,
et au minestrone,
qui n'est pas d'ailleurs spécialement lombard.
Rappelons que le nom
vient de "minestra" (la soupe)
plus le suffixe augmentatif "-one".
C'est donc une grosse soupe !
.
.
On trouve de plus en plus
sur les marchés italiens
et même à Marseille,
chez notre "légumier",
des "minestroni" tout prêts !
Plus d'épluchage,
on ouvre le paquet et
on fait cuire dans du bouillon !
Le tout pour un prix modique : 2€...
.
(photo Giallo Zafferano)

La recette traditionnelle,
celle enregistrée sous le nom de
« minestrone alla milanese DOC »
prévoit qu’il y ait au moins 13 légumes,
en dehors des herbes aromatiques,
pour confectionner cette soupe.
Tous ces légumes doivent être rissolés dans le lard
avant d’être mis à cuire dans le bouillon.
Dans la version dite « brianzolo »
(région de la Brianza au nord de Milan),
on remplace les pâtes par du riz.
Ce minestrone doit être assez épais.
Excellent en hiver lorsqu’il est chaud,
il s’apprécie
également tiède ou froid,
notamment en été.
Ingrédients pour 4 personnes :
200g de haricots secs (borlotti) réhydratés
100g de lard ou de petits lardons
1l de bouillon de légumes
100g de pâtes courtes
2 branches de céleri
1 oignon
2 carottes
1 pomme de terre
1 morceau de courge
100g de petits pois
100g de haricots verts
150g de feuilles de blettes
½ chou
2 tomates
2 poireaux
2 courgettes
1 gousse d’ail
quelques feuilles de sauge
huile d’olive
sel et poivre
Mettre à tremper les haricots pendant 1 nuit
puis les égoutter et en mixer la moitié.
Dans une cocotte, faire rissoler quelques minutes avec le lard,
l’ail écrasé et une partie des légumes coupés en dés
(carottes, céleri, oignon, courgettes).
Ajouter le reste des légumes
(blettes, chou, tomates, pomme de terre,
courge, poireaux, petits pois et haricots verts).
Incorporer enfin les haricots
(entiers et mixés) et le bouillon.
Saler, poivrer et porter à ébullition.
Faire cuire à feu doux environ 30mn
puis ajouter les pâtes (ou le riz)
et faire cuire environ 5mn de plus.
Servir aussitôt avec un filet d’huile d’olive
et du parmesan.

vendredi 21 janvier 2011

"Primi" de Lombardie : polenta et taleggio

Pour ce 1er Pluviôse
qui tire son nom « des pluies qui tombent généralement
avec plus d'abondance de janvier en février »,
selon Fabre d'Eglantine,
voici ces quelques vers de Baudelaire,
un peu modifiés :
"Pluviôse, irrité contre la ville entière,
De son urne à grands flots verse un froid ténébreux
Aux pâles habitants du voisin cimetière
Et la mortalité sur les faubourgs brumeux.
Mon chat sur le carreau cherchant une litière
Agite sans repos son corps maigre et « gracieux » ;
L'âme d'un vieux poète erre dans la gouttière
Avec la triste voix d'un fantôme frileux." (...)
.
Et puisque la neige est revenue
du roboratif,
avec de la polenta au Taleggio !
Un plat de la montagne lombarde
mais que l'on retrouve
dans le Piémont tout proche,
avec d'autres fromages.
.
Il faudrait un "paiolo"
en cuivre pour cuire la polenta,
comme celui-ci :
.
mais une simple casserole fera l'affaire.
Il vous faut ensuite
un excellent Taleggio,
(à défaut, un Pont l'Evêque,
ou pourquoi pas, un Maroilles...)
et de la polenta,
on en trouve maintenant très facilement...

Ingrédients pour 6 personnes :
350g de farine de polenta
350g de Taleggio
30g de beurre
sel
Préparer la polenta,
si possible dans un « paiolo » de cuivre,
avec environ 1l d’eau salée.
Suivre les indications pour la durée de cuisson.
Enlever la croûte du Taleggio.
Répartir la polenta en six portions
et former une petite cavité au centre.
Y déposer le fromage coupé en petits morceaux.
Beurrer un plat allant au four
et faire chauffer 5 à 10mn à 180°,
le temps de faire fondre les morceaux de Taleggio.
Servir aussitôt.
.
Pour les plus gourmands,
voici aussi la recette de la "polenta vonscia" :
Ingrédients pour 4 personnes :
500g de farine de polenta
150g de parmesan râpé
150g de beurre
3 gousses d’ail
sel
Préparer la polenta,
avec environ 2l d’eau salée.
Suivre les indications pour la durée de cuisson.
Faire fondre le beurre avec l’ail pressé.
Quand la polenta est cuite, en disposer une couche dans un plat,
puis faire alterner, le beurre fondu, le fromage râpé,
la polenta et ainsi de suite
jusqu’à épuisement des ingrédients.
Servir aussitôt.
.
La « polenta conscia »,
quant à elle,
utilise du lard fondu
et des oignons au lieu du beurre et de l’ail,
et ressemble beaucoup à la version piémontaise.
.
Bon courage pour la dernière ligne droite
avant le week-end !

jeudi 20 janvier 2011

"Primi" de Lombardie : le risotto "alla milanese"

Merci à tous ceux
qui ont nommé
"Totirakapon"
au "Sunshine Award 2011" !
.
Aujourd'hui,
le risotto à la milanaise
qui est probablement
la recette de Lombardie
la plus connue.
C'est un risotto au safran,
qui est servi traditionnellement
pour accompagner
"l'ossobucco",
dont on parlé ici
le mois dernier.
.

.
La recette de base en est très simple,
puisqu'il suffit d'ajouter du safran à un risotto "nature" !
.
Rappelons quelques étapes
pour confectionner
un risotto parfait.
Tout d'abord, il est vivement conseillé
de préparer soi-même son "brodo",
le bouillon de légumes,
mais n'étant pas intégriste en la matière,
on peut très bien comprendre
que l'on en utilise du tout prêt...
Ingrédients pour 4 personnes :
2 blancs de poireaux
3 gousses d’ail
1 bouquet garni
1 branche de céleri, 1 oignon, 1 carotte

☞ Faire chauffer de l’huile d’olive dans une casserole
puis y faire revenir l’ail, le céleri, la carotte et l’oignon
coupés en gros morceaux.
☞ Ajouter les blancs de poireaux et environ 3/4l d’eau.
☞ Compléter avec le bouquet garni, le sel et le poivre en grains
puis couvrir et porter à ébullition.
☞ Laisser cuire à feu très doux pendant 20 minutes.
☞ Retirer alors le bouquet garni et filtrer le bouillon.
.
Il faut maintenant préparer le riz.
300g de riz Arborio ou Carnaroli
(il faut impérativement
un riz "spécial risotto")
25cl de vin blanc
10cl de crème fraîche
ou 50g de beurre
parmesan
huile d’olive
sel et poivre
Je vous renvoie
à la publication
"la recette filmée du risotto"
que vous pourrez lire ici
pour plus de détails.

☞ Dans une sauteuse, faire chauffer
l’huile d’olive et ajouter le riz.
☞ Remuer avec une spatule pendant quelques minutes
jusqu’à ce que le riz devienne transparent.
☞ Ajouter 2 petits verres de vin blanc,
laisser réduire 3 minutes à feu doux.
☞ Ajouter louche par louche (environ 15cl)
le bouillon filtré.
☞ Laisser cuire à feu très doux
jusqu’à ce que tout le liquide soit absorbé.
☞ Ajouter une nouvelle louche jusqu’à absorption complète.
☞ Renouveler jusqu’à épuisement de la totalité du bouillon
(On incorpore traditionnellement de la moëlle de boeuf
également, quand on prend dans un os...)
et jusqu’à ce que le riz soit cuit « al dente ».
☞ Quand tout le bouillon est absorbé,
ajouter l’assaisonnement de votre choix.
.
Pour notre risotto, on ajoute
2 doses de safran,
voire plus.
Hors du feu, incorporer une noix de beurre
pour donner du liant
(per mantecare !)
et verser dans un plat.
(On peut aussi ajouter du parmesan
coupé en petits cubes,
et servir avant qu'il ait fondu...)
Servir aussitôt en décorant
avec quelques filaments de safran.
.
Si le risotto n'est pas servi avec un ossobucco,
on peut ajouter de la truffe blanche
ou quelques champignons séchés.
.
Bonne journée à tous !

dimanche 16 janvier 2011

"Primi" de Lombardie : la soupe "alla pavese"

Nous passons aujourd'hui
aux "primi" lombards,
et parmi ceux-ci,
l'un des plus connus,
la "zuppa alla pavese",
la soupe de Pavie.
(avec un clin d'oeil à Paola,
notre amie du site "Gatti, fatti e misfatti".)
.
Nous aimons beaucoup Pavie,
qui est une petite ville splendide,
un peu à l'écart des circuits touristiques.
Pour beaucoup de Français,
le nom de la ville est associée
à la pitoyable défaite de François Ier
en 1525,
(voir le très beau texte de Giono
"Le désastre de Pavie") et
à sa Chartreuse,
qui se trouve en fait
à une dizaine de kilomètres...
C'est une petite ville universitaire calme,
(l'université fondée en 1361,
est l'une des plus anciennes d'Europe ;
une école de rhétorique est mentionnée dès 825...)
Elle est bâtie le long du Ticino,
(le Tessin),
que l'on voit dans le montage ci-dessous,
fleuve connu pour
le fameux pont couvert qui l'enjambe.
.
L'Osteria "Alle carceri"
("Les prisons")
est pour nous un excellent souvenir,
et nous y avions mangé une délicieuse
"soupe de Pavie".
.
En dehors de la Chartreuse
et de son Duomo,
Pavie est célèbre
pour ses tours :
des tours médiévales,
principalement conservées autour
de la piazza Leonardo da Vinci,
ainsi que le château Visconti (Castello Visconteo),
construit en 1365.
Pétrarque y a vécu et s'est occupé de la bibliothèque.
.
Après cette rapide présentation
de la ville,
voici enfin ce qui a fait sa renommée culinaire :
sa soupe.
.
(photo "La Cucina del Corriere",
la mienne a disparu en décembre...)
Il est à noter également
que pendant très longtemps,
"alla pavese",
a signifié en cuisine,
"au parmesan".
.
Nous avons évoqué au début,
la défaite de François Ier,
et bien, cette soupe est en fait, selon la légende,
liée à l'histoire de la bataille ;
alors qu’il se trouvait près de Pavie,
le roi fut pris de fringale après la fatigue des combats.
Une paysanne s’empressa de lui préparer une soupe,
avec les seuls ingrédients dont elle disposait,
du pain de millet, des œufs et de la soupe de haricots.
Le roi de France perdit la bataille
mais la « soupe de Pavie » fit son entrée dans l’histoire.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 1l de bouillon de volaille
- 8 œufs
- 8 tranches de pain de campagne
- beurre
- parmesan râpé
- huile d’olive
- sel et poivre
Faire chauffer le bouillon dans une cocotte.
Faire rissoler les tranches de pain des 2 côtés,
dans une poêle, avec 1 noix de beurre.
Répartir le pain dans 4 grandes assiettes creuses individuelles,
casser 2 œufs dans chaque assiette
en prenant soin de garder le jaune intact.
Verser par dessus le bouillon bouillant.
Laisser les blancs prendre, saler, poivrer
et saupoudrer de parmesan râpé. Servir aussitôt.
Une variante consiste à n’incorporer
que des jaunes d’œuf dans le bouillon.
.
Bon dimanche à tous !

samedi 15 janvier 2011

Antipasti lombards : la tarte à la courge et à la "mostarda"

Aujourd'hui
la "torta alla zucca",
c'est-à-dire une tarte à la courge,
courge largement utilisée en cuisine,
dans tout le nord de l'Italie,
mais on peut la remplacer
par du potiron,
voire du potimarron,
si cela tente certains.

Cette recette traditionnelle lombarde,
incorpore de la "mostarda".
La mostarda est une espèce de sauce de fruits confits
en sirop piquant
(on rajoute de l’huile essentielle de moutarde),
servie traditionnellement
avec le pot-au-feu italien
- le « bollito misto ».
On la sert de plus en plus souvent,
sur des charcuteries et des fromages.
C'est un délice quand elle est
associée au Taleggio !
(Clin d'oeil à Gine.)
La plus célèbre est celle de Cremona.
.
.
La mostarda est plutôt un produit du nord de l'Italie :
La mostarda di Mantova (Mantoue)
est à base de coings en morceaux ;
la mostarda veneta (de Vénétie), à base de coings
passés à la moulinette et mélangés avec des écorces d’agrumes ;
la mostarda vicentina, de la province de Vicenza,
est, quant à elle, sur une base de pommes,
de poires, de coings et de citrons.
.
.
C'est une très vieille préparation puisque
la première description de la recette remonte à 1475
et "la mostarda" de Crémone aurait été introduite en France
par Catherine de Médicis, en 1533.
On en trouve aujourd'hui assez facilement
en France
(on en vend sur des sites internet).
.
La courge et la "mostarda"
sont généralement associées
dans de petits "ravioli",
typiquement lombards,
"i tortelli di zucca".
.
Aujourd'hui, ce sera
un plat moins long à préparer.
Si vous ne trouvez pas de "mostarda",
un "chutney" pourra la remplacer....
Ingrédients pour 4 personnes :
- 1,5kg de pulpe de courge ou de potiron
- 200g de moutarde de Crémone
- 200g d’amandes
- 40g de chapelure
- 1 citron non traité
- 30g de parmesan râpé
- 2 gousses d’ail
- 50g de beurre
- 2 œufs
- 1 pincée de noix muscade
- sel et poivre
.
Faire cuire au four préchauffé à 180°
la courge (ou le potiron) coupée en morceaux
pendant 40mn environ.
Pendant ce temps, disposer dans un grand saladier
la moutarde de Crémone coupée en morceaux
avec 2 cuillères de son jus,
les amandes finement hachées,
le zeste de citron râpé, la chapelure et le parmesan,
le jus d’un demi-citron, les oeufs battus ,
du sel et du poivre.
Ajouter en suite la pulpe de courge, pressée
pour en éliminer l'eau,
et bien mélanger le tout.
Faire fondre le beurre avec les gousses d’ail hachées
et beurrer un moule à tarte assez profond.
Y verser le mélange préparé, saupoudrer de chapelure
et arroser le tout avec le beurre restant.
Enfourner à 200° pendant 1h environ.
Servir la tarte aussitôt sortie du four.
.

Bon week-end à tous !

vendredi 14 janvier 2011

Antipasti lombards : la bresaola

La bresaola
(avec l'accent tonique sur le premier a !)
est de la viande de boeuf séchée à l'air libre et salée,
originaire de la vallée de la Valtellina, en Lombardie.
(Voir le lien ici.)
Cette vallée est voisine de la vallée des Grisons, en Suisse
et la bresaola ressemble beaucoup
à la viande des Grisons,
que nous connaissons bien
avec la raclette...
La bresaola n'en pas moins un produit original
et absolument délicieux !


.
D’après les témoignages retrouvés,
la production de la bresaola remonte au XVème siècle,
mais cette charcuterie typique a des origines bien plus anciennes.
A l’époque, il était courant de conserver les viandes
grâce à la méthode de la salaison ou de la dessication
comme en témoignent des écrits datant de 1400.
L’étymologie du mot provient de l’expression
“salée comme la brise” en référence à l’usage
que l’on faisait autrefois du sel pour la conservation des viandes
ou bien du terme “brasa” (en dialecte signifie “braise”)
lorsqu’autrefois on procédait à la dessication
dans des endroits réchauffés par des brasiers.
(sources italian-pasta)
Assaisonnée d'un filet d'huile d'olive, de sel et de poivre
et parsemée de feuilles de roquette et de copeaux de parmesan
la bresaola peut être utilisée pour confectionner
un carpaccio.
.
Voici une recette
de "bresaola farcie au fromage" :
.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 8 tranches de bresaola
- 200g de fromage de brebis frais
- 1 bouquet de ciboulette
- quelques feuilles de roquette
- huile d’olive
- poivre
Mélanger le fromage avec la ciboulette ciselée
et un filet d’huile d’olive.
Tartiner avec cette pâte les tranches de bresaola
et les rouler sur elles-mêmes.
Disposer les “involtini” ainsi obtenus sur un lit de feuilles de roquette
ou d’une autre salade.
Servir aussitôt.
.
Et également
la version "alla montanara"
(à la montagnarde)
Ingrédients pour 4 personnes :
- 8 tranches de bresaola
- 1 jus de citron
- quelques feuilles de thym et de marjolaine
- 4 tranches de pain de campagne ou de seigle
- huile d’olive
- sel et poivre
Disposer les tranches de bresaola sur un plat de service,
saupoudrer de feuilles de thym
et de marjolaine hachées,
arroser avec le jus de citron, un filet d’huile d’olive,
saler et poivrer.
Laisser reposer environ une heure
et servir avec des tranches de pain de campagne beurrées.
Une variante supprime les herbes et incorpore à la place 2 jaunes d’œuf battus.
.
Vous vous en serez doutés,
la cuisine lombarde est roborative,
une voisine de celle du Piémont,
mais avec bien d'autres richesses,
que nous découvrirons au fil des semaines...

mercredi 12 janvier 2011

Des antipasti ligures aux antipasti lombards

Après les fêtes,
et les inévitables excès,
voici des "antipasti"
assez légers,
ou du moins,
pas trop caloriques...
Nous avions présenté,
en décembre,
une "Terrine de poivrons
au chèvre et à la tapenade",
voici sa version ligure,
une "Terrine de courgettes
au chèvre et au pesto".

Le principe est le même :
on fait griller des courgettes
coupées en lamelles,
sans aucun corps gras.
On en dispose
deux lamelles
au fond d'un petit moule,
on ajoute du chèvre frais,
on ajoute une couche de pesto,
on répète l'opération
et on met une heure environ
au réfrigérateur.
.
On démoule et c'est prêt !
.
Voici maintenant un "antipasto" lombard :
des "Ecrevisses au fenouil".

J'ai eu beaucoup de mal
à trouver des écrevisses vivantes,
en effet, leur pêche commence au printemps,
car elles passent l’hiver
dans un trou de leur rivière.
Je me suis donc orienté vers des produits surgelés.
Les écrevisses sont abondantes
dans les fleuves et les canaux
de Lombardie
et particulièrement appréciées.
On les ajoute souvent au risotto,
notamment dans le "risotto alla certosina".
Ingrédients pour 4 personnes :
- 500g d’écrevisses décortiquées
- 2 fenouils
- 1 bouquet de persil
- huile d’olive
- sel et poivre
Faire cuire les fenouils émincés à la vapeur.
Quand ils sont cuits, les disposer dans un grand saladier,
ajouter les écrevisses, un filet d’huile d’olive, du sel, du poivre,
beaucoup de persil ciselé et bien mélanger le tout.
Servir aussitôt.
.
Bon appétit
et bon courage
pour la fin de la semaine !

vendredi 29 janvier 2010

Les bonnes adresses de Totirakapon : Pavie

Cette semaine, la rubrique
"Les bonnes adresses"
nous emmène à Pavie,
en écho à l'énigme de "Norma C."
.
Nous sommes allés trois fois à Pavie,
petite ville de Lombardie,
célèbre pour sa Chartreuse
et pour la défaite de François Ier en 1525,
("Tout est perdu, fors l'honneur...")
à 80 km environ au sud de Milan,
et qui est une ville très agréable
pour différentes raisons.
.
Tout d'abord,
c'est une ville où passe un fleuve, "il Ticino",
(en français, le Tessin) ;
ensuite, malgré la renommée de la Chartreuse,
c'est une ville sans touristes, ou presque !
(Impossible d'acheter une carte postale,
lors de notre premier séjour...).
Nous nous y sommes rendus en février, en avril et en mai,
et peut-être avons-nous eu de la chance
dans ces périodes creuses,
de trouver une ville avec une vie de tous les jours,
très active, animée,
(il y a beaucoup d'étudiants);
enfin, et vous pourrez le vérifier en cliquant :
c'est une très belle ville,
à l'aspect un peu sévère,
toute rose, qui fait parfois penser à Toulouse.
On retrouve le plan romain
avec le decumanus et le cardo,
dans les deux grandes rues animées du centre :
Corso Cavour et Corso Strada Nuova.
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Nous ne pouvons que vous conseiller d'y faire une halte
et de vous rendre à l'Hôtel Excelsior
sur la place de la gare (mais très calme),
(Piazzale della Stazione, 25)
et qui dispose d'un garage,
(c'est bien pratique quand on voyage un peu chargé) :
confort, accueil et petit déjeuner excellents
pour un prix très modéré.
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Sur les conseils du patron,
très francophile,
nous avons mangé
à l'osteria "Alle Carceri"
("Les prisons", car elle se trouve derrière les anciennes prisons).
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Via Fratelli Marozzi,
une ruelle parallèle au Corso Cavour.

Les deux premières fois, ce fut EXCELLENT :
la cuisine est faite par le patron,
spécialiste du risotto,
et de certaines recettes de poissons ;
nous avons d'ailleurs adopté le "saumon de Pavie",
des filets de saumon cuits avec des graines de fenouil mixées.
Les spaghetti "al nero di seppia"
aux coquilles St-Jacques et aux tomates séchées
étaient également splendides.
Nous avons été un peu déçus la dernière fois,
mais surtout parce qu'il y avait
beaucoup de monde ce soir-là...

Nous avons fait quelques emplettes dans le centre
et dans cette charcuterie,
nous avons acheté un "cotechino" délicieux!

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Nous avons acheté de nombreux ustensiles de cuisine
dans une boutique au début du "Corso Cavour",
une espèce de caverne d'Ali Baba de "casalinghi"...

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Au bout de la Strada Nuova,
on débouche sur le Ticino
et son célèbre pont couvert.
Le long de la berge, des péniches se transforment
en cafés-restaurants aux beaux jours !
Mais attention aux "zanzare" et aux maringouins!

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Dans le centre ville,
la piazza della Vittoria,
tout près du "Duomo"
avec son palais communal du XIIème s.
"il Broletto",
et des cafés tout le long des arcades.

Vue sous un autre angle....

Les petites rues piétonnes
qui entourent l'Université

peuvent être très animées,
mais, au détour d'une rue,
on tombe sur un petit quartier,
très calme, sans personne,
.

avec toujours une tour,
comme point de repère...