Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


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samedi 24 mars 2012

Ma dernière séance (4) : les années 70

Johnny s’en va-t-en guerre 
(Johnny got his gun)
de Dalton Trumbo
en 1971.

Le dernier jour de la Première Guerre Mondiale, Joe Bonham est sauvagement mutilé par un obus. Manchot, cul-de-jatte, muet et aveugle, il a perdu tous ses repères sensoriels et il ne lui reste plus que son cerveau pour penser, rêver, et se souvenir de sa vie avant la guerre. Considéré comme un cobaye scientifique par des médecins qui le soignent avec attention, Joe souffre en silence, et tente de communiquer par tous les moyens pour qu’on lui accorde la mort.

Film résolument anti-militariste, jamais l'absurdité de la  guerre 
n'a trouvé meilleure  illustration que dans ce réquisitoire de Trumbo.
Johnny s'en va-t-en guerre est la grande réussite d'un réalisateur débutant de 66 ans, 
scénariste réputé (Exodus,  Papillon), poursuivi pendant les heures noires du maccarthysme 
  comme l'un des "dix  d'Hollywood". 
Cette  adaptation de son  propre livre est l'une des plus impitoyables dénonciations 
de la folie destructrice de la guerre.
Lire ici pour en savoir plus...




La titre de la chanson "Johnny"
de Graeme Allwright,
très "anti VietNam" années 70,
semble inspiré du film...
Un petit coup de nostalgie :
"Ho Ho Ho Chi Minh vaincra !"