Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


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dimanche 8 avril 2012

Ma dernière séance (7) : les années 70

1973,
l'année notamment 
de "La Grande Bouffe",
de "Serpico",
de "La Montagne Sacrée",
de "La Nuit Américaine"
de "L'Horloger de Saint-Paul",
de "L'An 01",
mais nous avons choisi
de Robert Altman,
adapté du très grand roman
de Raymond Chandler,
calamiteusement traduit en français
par "Sur un air de najava"...
Elliott  Gould tient le rôle
de Philip Marlowe.









"Le détective Philippe Marlowe n’a pas de chance. Pendant qu’il accompagne son ami Terry Lennox au Mexique, la femme de celui-ci est retrouvée morte. De retour à Los Angeles, Marlowe est bouclé pour complicité de meurtre, puis relâché lorsqu’on apprend le suicide de Lennox qui a rédigé des aveux. Bien décidé à innocenter son ami défunt, Marlowe se lance dans une enquête effrénée qui le conduira à côtoyer un alcoolique notoire, un gardien de parking spécialiste en imitations ringardes, un caïd patibulaire et toute une galerie de personnages plus cinglés les uns que les autres. Mais pire que tout : le chat de Marlowe s’est fait la malle…

En situant l’action dépeinte dans le roman originel (The long goodbye) dans une période contemporaine au tournage (le film date de 1973), les auteurs ont réussi a éviter le piège de l’académisme, quitte à choquer les adeptes de la fidélité à toute épreuve. Tel un jazzman de la ‘west coast’ qui s’approprierait sans vergogne un standard des années trente pour en donner une version fortement personnelle, Altman n’hésite pas à malmener Marlowe, l’incontournable figure de la littérature ‘noire’ devenue, avec le temps, une icône cinématographique.

Nous sommes en 1973, les idéaux des années soixante se sont pris la guerre du Vietnam de plein fouet. La société change, elle devient plus cynique, impitoyable même. Altman filme un Los Angeles où coexistent quelques rescapés des décennies précédentes (l’écrivain alcoolique campé par Sterling Hayden, les voisines babas de Marlowe, Marlowe lui-même et son code d’honneur périmé) et les nouveaux cyniques d’une société déphasée."  (Dvdcritik)