Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


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mardi 8 janvier 2013

Films et chansons (6) : "Round midnight"

"Autour de minuit" 
(Round Midnight) 
est un film de Bertrand Tavernier, 
 sorti en 1986. 
Il a été récompensé par le César de la meilleure musique 
et du meilleur son 
et l'Oscar de la meilleure musique de film 
pour Herbie Hancock en 1987.
(Donc, aujourd'hui,
je triche un peu,
c'est plutôt
une musique de film
qu'une chanson...
Et c'est un petit clin d'oeil
à Elza Jazz...)
Le film, qui évoque de façon romancée 
la vie du saxophoniste Lester Young et du pianiste Bud Powell, 
est inspiré de la biographie de Powell, 
 écrite par Francis Paudras en 1986 : 
"La Danse de infidèles".
Dale Turner est un saxophoniste noir-américain 
qui vit à Paris dans les années 1950. 
Il devient l'ami d'un dessinateur français incompris, 
 Francis Borler, qui essaie de le sortir de son alcoolisme.

Voici la version par Dexter Gordon...






Bertrand Tavernier a choisi le saxophoniste Dexter Gordon 
(qui a réellement joué avec Bud Powell à Paris dans les années 1950) 
pour le rôle principal. 
Ce dernier a aussi contribué à corriger le script du film.
De nombreux autre musiciens de jazz font partie de la distribution comme Herbie Hancock, Freddie Hubbard, Bobby Hutcherson, John McLaughlin, Wayne Shorter, Pierre Michelot et, Eric Le Lann. La musique du film, signée par Herbie Hancock, a été filmée et enregistrée en direct sur un magnétophone multipiste (24 pistes), une première en France.
Le scénario a été rédigé en anglais avant d'être traduit en français par Bertrand et Colo Tavernier, d'où son titre original Round Midnight. (sources Wikipedia)

Et l'original
par le grand Thelonious Monk...




Bonne journée à tous !...

lundi 3 décembre 2012

Films et chansons (2) : Le Juge et l'Assassin

Finale du film 
« Le Juge et l'Assassin » 
de Bertrand Tavernier en 1976
Texte de Jean-Roger Caussimon

(voir plus bas)
Musique de Philippe Sarde,
Chanté par Isabelle Huppert. 

Césars 1977
César du meilleur acteur pour Michel Galabru
César du meilleur scénario original 
ou adaptation pour Jean Aurenche et Bertrand Tavernier

Avec : Philippe Noiret (le juge Rousseau), 
Michel Galabru (le sergent Bouvier)
Isabelle Huppert (Rose) Jean-Claude Brialy (Villedieu) 
Renée faure (Mme Rousseau)
1h 50



"1893 : Le sergent Joseph Bouvier apprenant qu'il est réformé à cause de ses brusques accès de violence tempérés par des crises de dévotion, part retrouver sa fiancée Louise Lesueur. Mais celle-ci refuse de l'épouser. Aveuglé par la douleur, il lui tire trois balles de revolver et tente de se suicider.
C'est un double échec : Louise n'en meurt pas et Joseph est condamné à vivre mais cette fois avec deux balles dans la tête. Bouvier quitte l'asile de Dole où il était enfermé. La médecine l'a reconnu guéri et sain d'esprit, ce qui ne l'empêchera pas d'éventrer, d'étrangler, de violer plus de douze personnes en quelques mois. Il court les routes, hanté par le souvenir de Louise, tuant telle une bête fauve dans de subits accès de rage et implorant le pardon de Dieu qui lui a confié, croit-il, la mission de réveiller la France endormie, écrasée par l'injustice : il est l'anarchiste de Dieu.
Personne ne soupçonne Bouvier, les crimes étant trop éloignés les uns des autres, personne sauf le Juge Rousseau qui vit à Privas, avec sa mère. À force de déduction, il a réussi à recomposer un signalement de l'assassin. Et, fait nouveau pour l'époque, il l'envoie aux deux cent cinquante Parquets de France. Cette initiative décriée même par son meilleur ami, le procureur Villedieu, qui a longtemps vécu aux colonies, permet au juge de se retrouver enfin face à face avec Bouvier. Petit à petit, il va gagner la confiance du meurtrier. Séduit par le juge, Bouvier va peu à peu tout lui avouer, lui donnant des détails qui constituent des preuves irréfutables. Il se sait malade et veut qu'on le soigne. Mais, au fond de lui-même, le juge croit que Bouvier simule la folie. Et le juge, aidé par les experts, va envoyer Bouvier à la guillotine."
(Cinéclub de Caen)
Paroles :
"La Commune est en lutte
Sans doute, mon amour, on n'a pas eu de chance
Il y avait la guerre
Et nous avions vingt ans
L'hiver de 70 fut hiver de souffrance
Et pire est la misère
En ce nouveau printemps...
Les lilas vont fleurir les hauteurs de Belleville
Les versants de la Butte
Et le Bois de Meudon...
Nous irons les cueillir en des temps plus faciles...

La Commune est en lutte
Et demain, nous vaincrons...

Nous avons entendu la voix des camarades :
« Les Versaillais infâmes
Approchent de Paris... »
Tu m'as dit : « Avec toi, je vais aux barricades
La place d'une femme
Est près de son mari... »
Quand le premier de nous est tombé sur les pierres
En dernière culbute
Une balle en plein front
Sur lui, tu t'es penchée pour fermer ses paupières...

La Commune est en lutte
Et demain, nous vaincrons...

Ouvriers, paysans, unissons nos colères
Malheur à qui nous vole
En nous avilissant...
Nous voulons le respect et de justes salaires
Et le seuil des écoles
Ouvert à nos enfants...
Nos parents ne savaient ni lire ni écrire
On les traitait de brutes
Ils acceptaient l'affront...
L'Égalité, la vraie, est à qui la désire...

La Commune est en lutte
Et demain, nous vaincrons...

Les valets des tyrans étaient en plus grand nombre
Il a fallu nous rendre
On va nous fusiller
Mais notre cri d'espoir qui va jaillir de l'ombre
Le monde va l'entendre
Et ne plus l'oublier...
Soldats, obéissez aux ordres de vos maîtres
Que l'on nous exécute
En nous visant au cœur
De notre sang versé, la Liberté va naître...

La Commune est en lutte
Et nous sommes vainqueurs..."


jeudi 5 juillet 2012

Ma dernière séance (12) : les années 80

1989,
dernière année de cette décennie,
ne nous a pas déçus
avec 
Monsieur Hire, Mes meilleurs copains, 
Gorilles dans la brume, Palombella Rossa, 
Un poisson nommé Wanda, Sexe, mensonges et vidéo".

Nous avons choisi
"La vie et rien d'autre"
de Bertrand Tavernier
Scénario : Jean Cosmos et Bertrand Tavernier
Philippe Noiret : commandant Dellaplane
Sabine Azéma : Irène de Courtil
Pascale Vignal : Alice, François Perrot : Perrin
Maurice Barrier : Mercadot, le sculpteur
Jean-Pol Dubois : André, le chauffeur
Michel Duchaussoy : général Villerieux





"1920, deux ans après la fin de la Première Guerre mondiale, le commandant Dellaplane (Philippe Noiret) est chargé de recenser les soldats disparus. Il rencontrera sur son chemin deux femmes :
Irène, une femme du monde exigeante (Sabine Azéma) arrivant dans sa limousine et cherchant son mari disparu 
et Alice, une jeune femme (Pascale Vignal) cherchant son amoureux.
Pour raisons de déontologie, il s'oppose à sa hiérarchie lorsqu'elle lui ordonne de procéder à la recherche de la dépouille du poilu qui sera le soldat inconnu sous l'Arc de Triomphe. Bien que troublé par le charme froid d'Irène qui n'arrête pas de croiser sa route, il poursuit sa tâche et va bientôt comprendre pourquoi Alice et elle, après un long parcours à la recherche de leurs hommes, vont se retrouver près d'un tunnel effondré où est enterré un train sanitaire disparu. La vérité va bientôt lui apparaitre…" (Wikipédia)

Une partie du texte choisi en extrait :
« Vous n'avez compris ni mon trouble ni mon silence. Ai-je compris moi-même? J'étais, je suis encore tremblant de mon immense tendresse, et votre véhémence, votre flamme me paralysaient... nuit effrayante dans mon souvenir. Il suffisait que je murmure les trois mots dont vous me lanciez le défi et je me suis tu. Aujourd'hui, je les crie cent fois par jour, de toutes les forces qui me restent, souhaitant qu'ils passent la formidable étendue qui nous sépare: je vous aime, oui, je vous aime, à jamais. »

« C’est la dernière fois que je vous importune avec mes chiffres terribles, mais par comparaison avec le temps mis par les troupes alliées à descendre les Champs Élysées, lors du défilé de la victoire, environ  trois heures, je crois, j’ai calculé que, dans les mêmes conditions de marche et de formation réglementaires, le défilé des pauvres morts de cette inexpiable folie n’aurait pas duré moins de onze jours et onze nuits…Pardonnez-moi cette précision accablante…."


Bonne journée à tous !