Nous continuons à enrichir
notre "cave à huiles"
(clin d'oeil à Linda).
.Voici cinq bouteilles
rapportées de notre récent séjour en Ligurie...
.
De la gauche vers la droite,
- une huile de Toscane (eh oui..., mais les autres sont ligures),
"l'Avignonesi",
(voir leur site : http://www.avignonesi.it/)
qui mérite dans notre classement de 1 à 10, un 9 !
- une huile de Ligurie, achetée à Bordighera,
à base d'olives "taggiasche",
ces petites olives noires très parfumées,
la "Fontanacota" d'Imperia,
qui mérite un 7 ou un 8 !
- deux autres huiles d'Imperia,
excellentes également,
achetées à Nervi et à Gênes,
-et enfin, une huile d'olive de Dolceacqua,
petit village au-dessus de Vintimille,
célèbre surtout pour son vin rouge,
le "Rossese di Dolceacqua".
Cette huile est produite par un petit producteur
qui fait aussi de la tapenade, du pesto sans ail,
et propose des "taggiasche" dénoyautées...
.
Chiedilo a una fetta di pane ! "
(Pour savoir si une huile est bonne,
demande-le à une tranche de pain !)
C'est ce que nous avons fait mais en utilisant
des "focacce" nature !
.
Nous profitons de cet article pour rappeler
un certain nombre de choses à propos
de l'huile d'olive...
Tout d'abord, cette huile exceptionnelle
est la seule
à être extraite de la pulpe d'un fruit,
toutes les autres sont extraites de noyaux ou de graines...
.
Ensuite, cette huile ne se conserve pas longtemps,
il faut la consommer dans l'année, grand maximum !
Une cave à huiles n'est pas une cave à vins,
les bouteilles ne doivent pas y vieillir....
.
Enfin, en ce qui concerne les huiles d'olive italiennes
(ou européennes d'ailleurs),
il est bon de savoir que la mode du régime méditerranéen
a provoqué les mélanges les plus étranges
avec des produits venant de tous les pays de l'Union Européenne...
L'Italie s'est dotée, depuis peu,
d'une législation indiquant la traçabilité de l'huile...
En effet, l'Italie produit 500 000 tonnes d'huile d'olive
(je n'ai pas trouvé l'équivalent en hectolitres),
mais en consomme et en exporte
un million de tonnes !
Cherchez l'erreur.
Elle en importe donc autant qu'elle en produit
et cette huile était exportée, jusqu'à l'année dernière,
comme "Huile d'olive d'Italie"...
Cette "agro-piraterie", selon l'expression italienne,
induisait en erreur le consommateur.
Dorénavant, une indication"made in Italy"
utilisée par 6000 producteurs,
garantit qu'il s'agit bien d'une huile non mélangée avec
"différents produits de la Communauté européenne" !
4 commentaires:
Merci pour votre article sur l'huile d'olive qui me rappelle les Pouilles où nous avions passé un séjour inoubliable. Je suis très surprise d'apprendre que l'Italie importe autant d'huile d'olive qu'elle en produit. Grâce au nouveau label, il sera en effet plus facile de s'y retrouver. Merci de vos conseils.
Anne
L´Italie importe de l´huile espagnole, je ne connais pas les quantités exactes, elles sont très importantes. Commentaire de mon mari, ingénieur agronome.
J´aime beaucoup l´huile d´olive de Ligurie et de Toscane, avec une tomate juste cueillie au jardin, un gran de sel.
Rien à ajouter.
Les petits plaisirs, non les grands plaisirs.
Quelques gouttes sur une "focaccia" tiède, ce n'est pas mal, non plus...
Bon retour Totirakapon !
Quand j'ai vu l'intitulé de la chronique, je me suis dit : "Mais bien sûr, ils ne sont pas revenus sans quelques bouteilles d'huile d'olive..." Et je le jure, je me suis demandé s'il y avait un palmarès dans cette cave à huiles.
Et bien oui, à ce que je vois.
Merci pour les infos, c'est utile. Pour la piraterie et bien ça ne m'étonne pas parce que l'huile d'olive a connu ici en Amérique, un grande popularité ces dernières années. Ses qualités nutritives ont fait la manchette souvent. D'où sûrement, une augmentation de nos importations.
"La Belle excuse" vous attend pour une dégustation mais je ne l'achèterai qu'à la veille de votre arrivée.
Linda
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