Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


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lundi 13 juin 2011

Antipasto et secondo : Tartare de tomates et framboises et Spezzatino de lapin aux olives

Pour les repas de ce long
week-end,
je vous propose
quelques unes de nos spécialités :
ce "tartare de tomates et framboises"
servi avec un peu d'huile d'olive
et de vinaigre balsamique...


et "son gazpacho d'ail blanc".
Une association que nous avions goûtée
chez "Rabanel" à Arles.
Ingrédients pour 4 personnes :

- 8 gousses d’ail
- 100g de poudre d’amandes
- 4 tranches de pain de mie sans la croûte
- ¾l de bouillon de volaille
- 2 cuillères à soupe de vinaigre
- 4 cuillères à soupe d’huile d’olive
- sel et poivre
Mixer tous les ingrédients avec l’ail épluché et dégermé.
Mettre à refroidir 1h et servir.


Ce "spezzatino de lapin
aux olives"
est une variante du "lapin à la ligure".
Les morceaux de lapin sont revenus
dans l'huile d'olive
puis cuits dans un fond de vin blanc,
avec des champignons,
des olives noires
et des quartiers de tomates.
Simple et délicieux,
surtout réchauffé !


"Il vino giusto"
me semble
ce "Pinot Grigio"
de Vénétie,
qui accompagnera aussi bien
l'ail de l'antipasto
que la chair blanche du lapin.... 


Bon appétit !

jeudi 17 février 2011

Veau confit au caviar de cèpes

Voici la version de Totirakapon
de la recette dégustée
la semaine dernière chez Rabanel.
.
Un morceau de poitrine de veau
qui a cuit 8 heures
à 140-160°
Au fond de la cocotte,
"gli odori" (carotte, oignon, céleri),
des morceaux d'os de veau
et un fond de bouillon de légumes.
Aucun corps gras.
Une heure avant la fin
de la cuisson,
récupération du fonds de sauce,
et réduction à feu vif
avec un peu de miel
et de balsamique.
Plus un soupçon de thym (du jardin...).
.
Pour le caviar de cèpes et d'ail :
faire blanchir quelques cèpes,
puis les faire revenir avec de l'huile d'olive,
de l'ail pressé
et une branche de céleri.
Mixer le tout grossièrement et tenir au chaud.
.
Le résultat a été plus que satisfaisant :
le caviar de cèpes est très doux,
le veau est confit à souhait,
Norma C a plébiscité !

dimanche 13 février 2011

Un repas de fête chez Rabanel

Nous avions déjà relaté en octobre
un excellent repas dégusté
chez Rabanel
à Arles...
.
Pour fêter l'anniversaire
du papa de Totirakapon,
nous avons décidé
de renouveler l'expérience,
et cette fois,
des saveurs plus hivernales,
toujours aussi originales et subtiles,
nous ont été proposées.
En voici un compte rendu
en images...
.
Tempura de salsifis
aux graines de cumin
et deux sauces thaï...
.
Des croustillants de homard
(en carpaccio)
sur lit de tapenade séchée
et sauce safranée,
servis avec du sorbet au citron vert
et un petit pain aux tomates séchées.
.
Un velouté de topinambour
légèrement truffé
avec émulsion de parmesan
et focaccia aux olives
(sans oublier la marguerite,
qui se mange !)
.
Un turbot poêlé
servi avec une sauce aux coques
parfumée au gingembre et à la citronnelle,
accompagné de petits légumes
(fèves, billes de pommes de terre Charlotte,
et ail finement émincés...).
.

Un travers de veau confit
(36 heures de cuisson !...)
sur caviar de cèpes et ail
avec jeunes poireaux,
artichauts, betteraves blanches...
et fond de sauce
au miel, soja et thym.
.
Une mousse d'orange,
avec son croustillant à l'orange,
sa tranche d'orange confite
et sa glace au romarin...
Dans le feu de l'action,
la photo a été prise trop tard !
.
Un gâteau à la patate douce confite
au rhum
et sa glace à la noix de coco...
.
Des macarons au chocolat blanc
et du lait glacé au caramel,

.
pour accompagner le café
toujours aussi délicieux !
.
Comme vins,
servis au verre,
un Beaujolais blanc
du domaine Brun
et un côtes du Roussillon
Château de Rey
(à Canet !)
Cuvée "Les galets roulés"...
.
Un splendide repas de fête
où les saveurs les plus subtiles
sont toujours au rendez-vous,
servi dans une ambiance chaleureuse
et détendue !
.
Bon anniversaire !

vendredi 15 octobre 2010

Un repas exceptionnel ! (2)

Nous poursuivons
notre voyage culinaire
à Arles...


où Jean-Luc Rabanel développe dans son restaurant un concept de cuisine émotion :
« Le plaisir est un préalable, indispensable mais il n’est pas suffisant. Nous souhaitons aller au-delà et provoquer chez chacun une série de chocs et de surprises aussi intenses qu’éphémères. Chaque plat doit être une émotion. De l’énoncé de son nom à sa dernière bouchée, il doit plonger le dégustateur dans le registre de la découverte. Cette découverte nous voulons la renouveler plus de quinze fois par repas. Nous voulons lire sur les visages l’effet de nos productions : la joie, la surprise, l’étonnement, l’enthousiasme, l’amusement, la jubilation, voire la perplexité. »
( Wikipedia, source : dossier de presse, c'est nous qui soulignons.)
.
Voici, maintenant
"un filet de Saint-Pierre juste poêlé,
servi avec des haricots blancs cuits à la bière,
des oignons confits,
et nappé de sauce aux coques et à la réglisse."
Une pure merveille de saveurs
et un vrai plaisir pour les yeux !
encore une fois,
semblait l'accord parfait...
.
Nous poursuivons sur du poisson...
(il n'y aura pas de viande,
dans la version "7 plats" que nous avons choisie).
Voici donc,
cette "assiette végétale,
servie avec une queue de lotte
saupoudrée de piment d'Espelette,
nappée de jus de poisson au thym,
et accompagnée de légumes de saison*".
(* nous n'avons pas pu résister à la curiosité de demander
quels étaient ces légumes : "betteraves rouges et jaunes,
chanterelle, cébette, cerfeuil tubéreux,
et tomate confite...)
Un rouge de Sommières, Le Clos du Roy,
très peu tannique,
était un choix aussi surprenant
que bienvenu...
.
Et nous arrivons enfin aux desserts, eh oui, au pluriel,
car il y aura deux desserts !
Un "sablé breton à l'anis,
avec des fraises
et un sorbet de citron confit,
sur un miroir d'eau de mûre".
.
Un vin moelleux des côtes de Gascogne
à base de cépage Gros Manseng
pour accompagner ce délicieux dessert ...
.
Et pour finir,
"Une crème glacée au pastis
et à l'anis gras,
servie avec du fenouil confit
et une tuile aux olives",
accompagnée
d'un "calisson à l'olive et aux pignons" !
.
Un café "ristretto"
digne d'un bar italien !
pour couronner ces deux heures de
pur plaisir visuel et gustatif !
.

Si vous êtes dans la région,

courez vite manger à "l'Atelier" !

Ce repas restera pour nous un souvenir exceptionnel !
Merci pour ce merveilleux cadeau !

jeudi 14 octobre 2010

La tapenade séchée....

Beaucoup ont été intrigués
par la "tapenade séchée"
dont je parlais hier, à propos du repas chez Rabanel...
La tapenade est cette purée d'olives noires
inventée à Marseille
et qui tire son nom de "tapeno",
les câpres, en provençal.
.

J'ai réussi à reconstituer
le goût et la consistance
de ce que nous avions mangé à Arles...
En tartinant le fond d'un petit plat
allant au four et tapissé de papier sulfurisé
d'une couche d'environ 1cm de tapenade
et en faisant cuire le tout à 140° environ
3/4 d'heure, en surveillant fréquemment.
Ensuite, j'ai mixé de l'anis vert
et je l'ai mélangé à la tapenade séchée...
.
Déliceux pour accompagner des légumes en salade,
du poisson au four,
des soupes ou des veloutés...

mercredi 13 octobre 2010

Un repas exceptionnel ! (1)

Faisant suite à une matinée splendide
dans Arles (voir Norma C.),
nous avons mangé chez Jean-Luc Rabanel,
où le repas nous avait été offert par des amis.
Choix plus que judicieux
et dont nous nous souviendrons longtemps !
On est toujours un peu méfiant
face à un restaurant et un chef étoilés
au Michelin et "toqué" au Gault et Millau.
Quelle erreur !
.
Dans la petite rue des Carmes,
nous avons pu manger dehors (un 9 octobre !),
à l'Atelier,
le restaurant qui jouxte les deux autres établissements
de Rabanel, "l'Iode", spécialisé dans les fruits de mer,
et "A côté" qui propose une cuisine "bistrot".
Nous avons pu ainsi déguster
7 plats, pendant deux heures et demie
de découvertes et d'émerveillement
aussi bien du point de vue gustatif qu'esthétique.
Selon les propres mots de M. Rabanel :
"une cuisine où la technique
et le savoir-faire se placent
au service d'une émotion, d'une intention, d'un ressenti."
Foin de bavardages,
passons aux choses sérieuses....
.
Comme mise en bouche,
un hommage à la Camargue toute proche, avec
"Une tapenade séchée à l'anis vert,
un gazpacho glacé,
une tuile parfumée à l'huître,
accompagnés d'une feuille d'huître végétale."
(Une plante que l'on cultive plutôt du
côté du bassin d'Arcachon.)
.
Ce fut un choc !
Un plaisir pour tous les sens !
La tapenade séchée va devenir un de nos coups de coeur !
Pour accompagner cette assiette camargaise,
"un tartare de tomates cerises et framboises"
nappé
de "soupe froide à l'ail blanc et aux amandes".
Nous connaissions les deux, séparément,
mais le coup de génie est de les associer !
Quelques bulles de Champagne
pour se "formater le palais",
et nous étions conquis !
.
Norma C. m'a dit,
"il va falloir qu'ils assurent après ça !"
Eh bien, ils ont assuré !
Avec cette "Tartine végétale
composée d'une focaccia au romarin
avec de l'anchoïade,
des légumes de saison,
assaisonnée d'une vinaigrette glacée au citron.
Sel de Camargue et poutargue en décoration."
Un verre de blanc de Canet en Roussillon
à base de cépages Macabeo et Grenache
accompagnait cette entrée.
Accord des mets et des vins parfait !
.
Ensuite,
nous sommes passés
à ce "sushi de daurade,
et fagot de haricots verts,
le tout à peine cuit au gingembre,
avec une sauce toujours au gingembre."
Un petit pain "tomate et oignon,
appelé un peu curieusement "fougasse"
accompagnait le poisson.
.
Un verre de Bourgogne blanc
Viré-Clessé
était de nouveau un accord parfait,
même si le goût boisé de ce vin
n'est pas notre tasse de thé !
.
Voilà, pour la première partie !
Il faut ajouter que la décoration est très sobre,
et le fait de manger dans cette petite rue piétonne
ôte tout côté solennel,
souvent attaché à ces bons restaurants.
Le service est simple, précis et attentif.
Le "solemeunier"
(mari de la sole meunière, private joke)
n'en fait pas trop,
ses explications sont précises et succinctes.
.
A vendredi, pour la suite !