Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


mercredi 9 novembre 2011

Les bonnes adresses de Cremona

Cremona (Crémone) est à
 25km de "l'Antica Corte Pallavicina".
Nous avons pu faire une rapide visite
de cette  petite ville splendide
qui a vu naître Stradivarius,
ainsi que les familles de luthiers
Amati et Guarneri.



Norma vous en parlera plus longuement
dans un de ses reportages.
Nous avons eu le temps de flâner
dans le centre-ville,
et notamment Via Solferino,
où se trouvent
deux grands confiseurs,
Lanfranchi et Sperlari.


Pour les bricoleurs amateurs de chocolat,
ces outils qui fondent dans la bouche,
dans la vitrine de Lanfranchi...





 Avec la célèbre "mostarda di Cremona"
dont nous avons rapporté deux pots,
c'est le "torrone"
(en fait du nougat blanc,
plus ou moins sec)
qui est l'autre grande spécialité de la ville.





Sperlari (Via Solferino, également)
est une vraie caverne d'Ali Baba
pour les gourmands :
on y trouve de tout :
alcools, confiseries,
biscuits, gâteaux, bonbons,
huiles d'olive....


Nous y avons même trouvé des "baicoli" !
(Ce qui nous a un peu rappelé de Venise...)
et des "torroncini"
(de petits "torroni")
absolument succulents....


Deux adresses à ne pas manquer
à deux pas de la place centrale
où se dressent la cathédrale,
le baptistère et le célèbre campanile....

Bonne journée à tous !

lundi 7 novembre 2011

Ma dernière séance (4) : les années 50

Aujourd'hui,
"Le train sifflera trois fois" (1952)
de Fred Zinneman
(High noon)
avec Gary Cooper
et Grace Kelly.
"A dix heures trente du matin, dans la petite bourgade d'Hadleyville, le shérif, Will Kane vient d'épouser une jeune Quaker. Alors qu'il va devoir rendre son étoile de shérif le soir même, Will Kane apprend l’imminent retour en ville de Frank Miller, un homme qu’il avait jadis arrêté et envoyé en prison pour cinq ans. Miller est en route pour Hadleyville avec la ferme intention de régler son compte à l'ancien shérif. Miller doit arriver par le train de midi où trois de ses complices l’attendent à la gare.

Will Kane et sa femme projettent de partir mais, en définitive, le sens du devoir l'emporte. Malgré les supplications de sa femme, Kane décide de rester et tente de recruter des hommes auprès des habitants de la ville. Mais, l'un après l'autre, chacun a une bonne excuse, soit par lâcheté, intérêt, ou amitié pour le bandit, bref, tous se dérobent et refusent de lui venir en aide. C’est donc seul qu’il devra livrer le combat face aux quatre hommes..." (Wikipedia)


Après la musique
de Dimitri Tiomkin,
un lien vers la scène finale :

Bonne semaine à tous !

dimanche 6 novembre 2011

Tarte au céleri, "padellata di carciofi e finocchio" et "Sale &Pepe"....

Voici les magazines italiens
de cuisine du mois de novembre !
Enfin un peu de soleil
chez nous,
après les trombes d'eau
que nous subissons depuis trois jours...
Voir ici pour les Alpes -Maritimes,
et aussi ici , la situation à Gênes,
qui déplore tout de même 6 morts...


Voici une tarte au céleri et à l'oignon,
très simple à réaliser.
Il suffit de faire revenir
1 ou 2 petits oignons émincés
(ou des cébettes)
dans un fond d'huile d'olive
avec 4 ou 5 branches de céleri
coupées en petits morceaux
et en gardant les feuilles.

On laisse refroidir,
on ajoute 2 oeufs battus,
10cl de crème fraîche allégée,
du sel, du poivre,
et 100g de gruyère râpé.
On mélange bien le tout,
on le verse sur une pâte feuilletée
disposée dans un plat allant au four,
(ou dans 4 moules individuels)
et on fait cuire environ 40mn
dans un four préchauffé à 180°.
C'est prêt !


Cette tarte est aussi bonne, chaude,
que froide, le lendemain !


Une poêlée d'artichauts, de fenouil
et d'oignons,
pourra acompagner cette tarte ;
ici les légumes sont revenus dans un petit wok.


A servir avec beaucoup de persil ciselé....


Bon appétit
et bon dimanche
à tous !

samedi 5 novembre 2011

Repas à "l'Antica Corte Pallavicina" !

Nous avons donc mangé
"per cena"
au restaurant de "l'Antica Corte".
A 200m de là, se trouve
un autre restaurant, plus gastronomique,
(et sûrement plus cher)
"Il Cavallino Bianco".


Voici le restaurant,
derrière la tonnelle de vigne vierge,
sous laquelle il doit faire bon manger,
au début de l'automne
ou au printemps...


L'intérieur :
on y sert le petit déjeuner, le matin...



Et le soir, à l'apéritif,
 un peu de "strolghino" !


Servi avec du parmesan,
et deux verres de "strologo" maison...


Enfin, le repas :


Il y avait deux menus
qui nous ont semblé bien copieux,
nous avons donc choisi la carte.


Un "carpaccio d'ovoli"
sur lit de parmesan des collines
pour Norma
("gli ovoli" sont champignons rarissimes :
l'amanite des Césars ou oronge vraie -clic clic-). 


Un choix de "culatelli"
à différents stades de la "stagionatura".
Un détail important à rappeler :
les petits pains servis à volonté
sont faits maison
ainsi que le beurre...


Des "tortelli d'erbette"
farcis au parmesan.
Absolument sublime,
mais ils avaient un petit goût
de trop peu !
A noter que ce plat
(les "tortelli" farcis en général)
a été choisi, contre toute attente,
et à la surpise générale,
 comme le plat préféré
des Italiens,
selon un concours lancé par
"La Cucina Italiana" !


Des cuisses de grenouille
revenues dans le beurre et l'ail. 


Accompagnées de légumes de saison
"glassati",
c'est-à-dire revenus dans l'huile et le beurre.


Niente dessert !
Une cave à liqueurs
impressionnante...


Un grappino, per finire...


Un repas absolument délicieux,
avec des produits splendides,
à des prix tout à fait raisonnables
vu la qualité présentée.
Torneremo presto !

Bon week-end à tous !

vendredi 4 novembre 2011

Vins, charcuterie et Don Camillo...

Les caves de "l'Antica Corte Pallavicina"
réservent d'autres surprises,
et notamment du "strolghino",
un saucisson long et fin,
qui est le premier à être confectionné :
son nom signifie à peu près "prévisions"
(il est de la même famille que "astrologo").
Si ce saucisson est bon,
on sait que la viande du porc abattu
sera de bonne qualité !
En voici quelques exemplaires :


Pour accompagner cette charcuterie,
on élabore un vin blanc léger et pétillant,
qui rappelle un peu le "Prosecco",
"Lo strologo",
et dont l'étymologie est identique
à celle de "strolghino".
Ce vin est servi en apéritif au restaurant,
et Norma en a fait son vin du repas !
Nous en avons évidemment pris une bouteille...


Un rouge pétillant,
assez proche du Lambrusco :
est également produit
dans la propriété des frères Spigaroli,
à base du très vieux cépage
"Fortana del Taro"...



A quelques km de là,
nous sommes dans le village qui a vu naître
Giuseppe Verdi,
(Norma vous en reparlera...),
mais qui est aussi connu
pour son "bar Guareschi" :
en effet, le créateur de Don Camillo
(dont l'acteur Gino Cervi,
qui jouait Peppone,
était le sosie)
en avait fait sa cantine...
et même dessiné l'étiquette
du vin blanc pétillant local.
Une piquette à éviter,
si ce n'est pour son côté anecdotique !







Le personnage de Guareschi (clic clic)
n'est pas toujours des plus sympathiques,
(et la série des Don Camillo
n'est pas vraiment notre tassé de thé),
mais c'est, paraît-il,
 l'un des auteurs italiens du XXème siècle
les plus traduits !
On boit un excellent café
dans ce bar
et c'est une halte
toute trouvée à deux pas
de la maison natale de Verdi !...

jeudi 3 novembre 2011

Culatello, parmigiano e Antica Corte Pallavicina

Malgré notre séjour annulé
à Venise,
nous avons pu passer
48h en Italie.
Nous avions vu cet été,
dans l'émission "Fourchettes et sac à dos",
un reportage sur "l'Antica Corte Pallavicina"
et ses caves à "culatello" et parmesan...
Nous avions donc programmé une halte au retour,
qui devint, en fait, juste une excursion,
à la limite entre la Lombardie et l'Emilie-Romagne,
sur les bords du Pô.


Cet établissement, situé à 20km de Crémone,
sur la commune de Polesine Parmense,
a été rénové au début des années 2000
par la famille Spigaroli.
La bâtisse, et ses caves,
connue sous le nom de "Palazzo delle Due Torri"
(le château aux deux tours)
datent de 1320.
Ce fut d'abord la demeure des marquis Pallavicino,
puis un bâtiment pour l'octroi
et la navigation sur le fleuve.


Elle abrita même une caserne
où furent stationnés
"les dragons de Marie-Louise",
(femme de Napoléon,
mais aussi duchesse de Parme)
qui jouaient un rôle de douaniers le long de ses états.


L'hôtel a maintenant le label
"Châteaux et Hôtel Collection"
et le restaurant une étoile au Michelin.
Nous en parlerons plus tard.
Pour en savoir plus, cliquer ici.


La spécialité du lieu
est évidemment le "culatello", (clic clic)
cette charcuterie typique de l'Emilie-Romagne,
dont le centre de production est à Zibello,
à 3km de là...
C'est dans les caves
que peuvent être affinées
plus de 5000 pièces de charcuterie !



Certaines pièces sont réservées aux plus grands noms
de la gastronomie
(Ducasse, Troisgros, entre autres...) ;
le prince Charles d'Angleterre
fait affiner ses "culatelli"
à partir de porcs d'élevage royaux
et un est réservé au Prince Albert II de Monaco...


Les caves servent aussi à l'affinage
du "parmigiano reggiano",
le grand fromage de la région,
mondialement connu,
qui est fabriqué sous 4 appellations :
"di pianura" (de plaine),
"di collina" (de colline),
"di montagna" (de montagne)
et "di vacche rosse"(de vaches rouges".
Ici, une vidéo pour en savoir plus.




La famille Spigaroli produit aussi
des confitures,


et du vin.
(Nous y reviendrons...)
Nous n'avons pas pu nous empêcher
 de faire quelques emplettes :
un talon de culatello
et du parmesan, évidemment...
L'accueil est chaleureux,
et très simple;
malgré ses origines prestigieuses,
la demeure n'a rien de sophistiquée,
et les prix pratiqués y sont très raisonnables !
On se sent dans un coin de campagne italienne,
authentique,
avec le chant du coq le matin,
le gloussement des dindons,
l'odeur de fromage et de charcuterie...


Une halte à retenir
dans un lieu enchanteur !

mercredi 2 novembre 2011

Ma dernière séance (3) : les années 50

Nous reprenons notre chronique
avec ce chef-d'oeuvre de 1952,
"Casque d'or" de Becker,
avec Simone Signoret et Serge Reggiani
qui fut, également,
et on l'oublie souvent,
un très grand acteur,
comme dans "François Villon" de 45
ou "Le Doulos" en 61.
"Les apaches de la bande à Leca, des voyous qui hantent le quartier de Belleville, ont investi avec leurs femmes une guinguette du bord de Marne, à Joinville-le-Pont. Marie, une prostituée surnommée "Casque d'Or" en raison de son étincelante chevelure, s'est fâchée avec son amant du moment,  Roland. Surgit alors Raymond, accompagné de son ami d'enfance, Manda, un ancien apache reconverti en charpentier sérieux et convaincu. Entre la belle et le charpentier, le coup de foudre est immédiat. Une passion destructrice, sur fond de rivalité au sein du gang, unit les deux amants…" (Wikipedia)


Pour en savoir plus,
sur ce film, cliquer sur
ou sur

mardi 1 novembre 2011

Ben tornati...

Comme Norma (clic clic)
vous l'expliquera plus longuement,
notre séjour en Vénétie
a été annulé.
Nous avons pu quand même passer
deux jours en Italie
(en coup de vent,
comme vous pouvez le voir
sur la photo...,
au fait, qui peut dire
où elle a été prise, exactement ?).


Bien sûr,
durant le trajet,
des arrêts dans les "Autogrill"
et les "Chef Expresss"
pour boire "un caffè"
et manger "una rustichella"
pour se remonter le moral....


Mais aussi beaucoup de petites routes
de la Lombardie,
de l'Emilie
et de la Ligurie,
dont vous aurez des échos
dans les jours qui viennent.