Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


jeudi 18 mars 2010

"Polpettone" de poulet

Nous aimons bien le "polpettone" ;
même si les recettes ne relèvent jamais
de la haute gastronomie,
on a très souvent des associations de goûts
très intéressantes,
pour ce plat que l'on appelle en France,
"le pain de viande"...
.
Voici une recette
de "La Cucina Italiana",
dont je rappelle le site :



La particularité de la recette est de proposer
de placer un filet de poulet,
au milieu du mélange habituel viande(s)-légumes,
ce qui va donner une consistance inattendue
à notre polpettone !
On prépare d'abord un mélange "d'odori"
(oignon, carotte, céleri)
que l'on fait revenir dans l'huile d'olive
et on y ajoute du jambon cuit (ou cru,
ou de la chair à saucisse)
et des champignons de Paris,
puis on fait cuire le tout 15mn.
On laisse refroidir.
On incorpore alors deux oeufs battus,
une tranche de pain de mie mixée,
et environ 60g de parmesan râpé.
On ajoute alors la viande de poulet hachée
(l'équivalent de 4 à 5 blancs),
du sel et du poivre,
et on mélange bien le tout.
On façonne le mélange pour obtenir
la forme d'un "polpettone",
en plaçant, au milieu, un blanc de poulet,
(on peut ou non le faire légèrement dorer à la poêle)
on saupoudre de de chapelure,
on dispose dans un plat allant au four,
avec un fond d'huile d'olive et un doigt de vin blanc.
On fait cuire au four
préchauffé à 180° environ 45mn.
Il est conseillé de couvrir de papier alu le "polpettone"
pendant la 1ère demi-heure de cuisson.
Laisser reposer quelques minutes à la sortie du four,
couper en tranches et servir aussitôt.

mercredi 17 mars 2010

Zuppa di asparagi

Voici donc aujourd'hui,
comme prévu,
une recette provenant des aventures
du commissaire Montalbano
d'Andrea Camilleri.
La "soupe d'asperges"
a une particularité, car
elle n'a jamais été servie sous ce nom à notre
ami sicilien.
Il s'agit de pures conjectures
des auteurs du livre présenté hier,
à propos d'une soupe
proposée à la table du baron Piscopo,
dans "La pista di sabbia".
La "minestrina" d'un jaune verdâtre
semble peu appétissante
et Montalbano réussit à ne pas la manger.
.
Les auteurs ont donc tenté le pari de proposer
des recettes qui pourraient correspondre à cette fameuse soupe :
il y a d'abord "il Maccu di Catania",
une soupe à base de fèves et de pâtes,
et cette soupe d'asperges,
printanière et succulente,
si on ne la rate pas,
comme dans le roman de Camilleri.
On peut utiliser
soit des asperges vertes (comme ici),
soit des asperges blanches
(qui correspondraient probablement
plus à la description du roman).
Une botte suffit pour deux personnes :
on fait revenir un oignon émincé et une gousse d'ail pressée
dans un fond d'huile d'olive,
on ajoute les pointes d'asperges et la partie la plus tendre des tiges,
coupées en petits morceaux.
On fait revenir 5mn,
on ajoute environ 60cl de bouillon de légumes,
on fait cuire 20mn à couvert, à feu doux.
On sale, on poivre, puis on mixe
et on sert aussitôt avec un filet d'huile d'olive.

mardi 16 mars 2010

Il commissario Montalbano è ben' tornato !

Après "Nivuro di siccia" (Noir de seiche),
voici le second tome des recettes du
"plus astucieux des commissaires siciliens",
le commisaire Montalbano,
avec
"Pappanozza, purpi e caponatina"
("Pappanozza, poulpes et petite caponade").
(voir nos messages de l'année dernière)

Au premier abord, une légère déception,
car "Nivuro di siccia"
semblait avoir fait le tour des recettes présentées
dans les romans d'Andrea Camilleri,
(la "pappanozza" y est d'ailleurs détaillée,
c'est une purée d'oignons rouges et de pommes de terre).
Donc c'est un peu l'ensemble des recettes "oubliées",
mais finalement, il y en a peu,
et puis des recettes siciliennes
"di mare e di terra"
(ce qui est toujours intéressant)
mais qui n'ont rien à voir avoir avec Montalbano !
.
Une présentation d'une de ces recettes, c'est promis,
dans les prochains jours !

lundi 15 mars 2010

Ho-Chi-Min-Ville

Pour ceux qui avaient 20 ans dans les années 70..."Un air de Liberté"...

Tarte à l'artichaut et boulettes de poisson


Coups de coeur
au pluriel,
d'abord pour cette "torta ai carciofi", de Bordighera,
dont la pâte (inimitable) est à base d'huile d'olive et de farine.

Recette trouvée dans le numéro 6
de "La Cucina",
ces boulettes de poisson,
(le nom sonne mieux en italien :
"palline di pesce")
aussi faciles à réaliser
que succulentes à manger !
.
Il faut environ 600g de filets de poisson blanc
(du merlan, par exemple),
2 pommes de terre bouillies,
un bouquet de ciboulette,
1 écorce de citron,
de la poudre de piment
ou des baies roses,
de la chapelure et de l'huile d'olive.

Après avoir fait cuire les filets de poissons à la vapeur,
on les mélange avec les pommes de terre écrasées.
On peut mixer le tout, mais le mélange à la fourchette
peut largement suffire.
On y incorpore alos un filet d'huile d'olive, la ciboulette ciselée,
le piment en poudre ou les baies roses,
l'écorce de citron coupée en très petits morceaux,
du sel et du poivre.
On forme de petites boulettes qu'on saupoudre
de chapelure et on fait cuire environ 10mn
au four préchauffé à 180°.
Servir aussitôt.
En feuilletant un magazine chez le dentiste,
je me suis aperçu que les boulettes
revenaient en force dans les recettes "à la mode",
avec des recettes assez semblables à celle-ci.
On peut en effet ajouter
toute une panoplie d'herbes au mélange poisson-pommes de terre
comme persil, coriandre, basilic, cerfeuil,
et des épices : curcuma, cumin, paprika.
On peut, enfin, supprimer ou réduire la quantité de pomme de terre
pour rendre l'ensemble plus léger.

dimanche 14 mars 2010

Agneau aux olives et à la réglisse

Clin d'oeil à Enitram du blog "Chemin faisant"
qui parlait du magazine "Saveurs"
dans un récent commentaire...
.
Cette recette est directement inspirée
de leur "carré d'agneau en croûte d'olive et de réglisse"
mais avec quelques variantes...
Nous sommes très amateurs
de réglisse en cuisine
(voir nos poireaux à la réglisse,
ou le saumon à la réglisse
).
J'ai tout d'abord remplacé le carré par deux souris,
car il y a un peu plus de viande...
et j'ai simplifié la préparation.
.
Après avoir fait rissoler les deux souris d'agneau
dans un fond d'huile d'olive, jusqu'à ce qu'elles soient bien dorées,
on les fait cuire au four préchauffé à 180°
environ 15mn,
avec quelques petits oignons
coupés en morceaux tout autour.
Puis on les sort du four,
(c'est là qu'intervient la variante la plus importante
par rapport à la recette d'origine qui préconise 10mn de cuisson,
mais nous n'aimons pas l'agneau bien rose à l'intérieur !)
et après les avoir tartinées de moutarde,
(type "Savora" ou de Dijon suivant les goûts)
je les ai badigeonnées
avec le mélange suivant, longuement mixé :
100g d'olives noires dénoyautées, 2 pastilles de réglisse,
20g de chapelure et un filet d'huile d'olive
pour rendre le mélange moins sec.
(On réserve une cuillère à café de ce mélange.)
On doit obtenir une espèce de croûte,
qui adhère bien grâce à la moutarde.
On les remet au four pour environ encore 20mn de cuisson.
.
On sert alors les souris d'agneau
(qu'on laisse reposer sous papier alu, 5mn)
avec les oignons du fond de sauce
que l'on a déglacée avec le reste du mélange olives et réglisse.
Un conseil, ne pas abuser de réglisse
qui risque d'emporter tous les autres goûts !

La pasta (suite et fin)

Voici donc ces pâtes "casalinghe",
avec la même sauce que celle présentée la semaine dernière :
épinards, raisins secs, pignons et fromage de chèvre.

samedi 13 mars 2010

La pasta (la ricetta filmata)

C'est en lisant le supplément de "Sale e Pepe"
consacré à "pasta e sughi"
qu'est venue l'idée de ce message...
.
Tout d'abord un dessin et une photo
représentant le matériel nécessaire pour
réaliser de savoureuses sauces.
En regardant le dessin de "Sale e pepe",
nous nous sommes dit
que nous avions tous ces instruments :
Le fouet, la roulette pour découper la pâte,
les pinces, la cuillère à spaghetti, l'écumoire,
la cuillère en bois, le pèle-lègumes (de Pavie !),
la passoire, le presse-ail et la râpe à fromages...
.
Voici donc,
pas à pas,
la recette pour confectionner des pâtes fraîches
à la maison.
Il est recommandé d'avoir des farines italiennes,
du type "00" (zero-zero),
de la "farina di grano duro",
ou de "semola di grano duro".
.
La plupart des recettes
recommandent 75% de type "00" et 25% de "farina di grano duro",
de façon à rendre la pâte plus consistante
et qu'elle tienne mieux à la cuisson.
On ne préconise que 10% de "semola di grano duro",
car elle est moins fine, comme son nom l'indique.

Il faut compter
pour 1 oeuf et pour 1 cuillère à soupe d'huile d'olive,
100g de farine.

Bien mélanger les oeufs, la farine et l'huile,
.

pendant 20mn,
pour obtenir une boule de pâte homogène.
.
A ce stade, soit on l'étale au rouleau,
soit on la passe à la "machine à pâte".
Il faut couper le gros morceau de pâte
en petites boules de 50g environ,
les aplatir et obtenir ainsi
des "tagliatelle".

On fait sécher les "nids"
quelques heures...

La cuisson est très rapide (3mn environ),
dans beaucoup d'eau salée...
.
Des nouvelles de ces pâtes
dans les jours qui viennent,
c'est promis !

vendredi 12 mars 2010

Sale & Pepe e tutti quanti

Voici les magazines de cuisine
achetés la semaine dernière à Bordighera...
.
"Sale e pepe" et "La Cucina Italiana"
sont toujours des valeurs sûres,
et "La Cucina" confirme dans ce n°
qu'elle prend un longueur d'avance
sur ses concurrents.
.
En revanche "Alice" et "A Tavola"
sont de plus en plus décevants,
beaucoup de publicités,
peu de recettes finalement,
et rien d' inventif.

jeudi 11 mars 2010

Rougets à la tapenade

Voici, aujourd'hui, un coup de coeur
de plus de 15 ans,
des rougets à la tapenade
servis avec des pommes de terre au four.
.
Une recette découverte
au centre commercial Bonneveine,
à Marseille,
dans un restaurant aujourd'hui disparu.
Les pommes de terre sont présentées en "bocconcini",
et au sel noir de Hawaï.
(Taper "bocconcini de pommes de terre"
dans le moteur de recherche,
pour avoir la recette.)

Sous un autre angle...

La recette est des plus faciles :
.
Faire cuire les filets de rougets au four
environ 20mn et les servir avec des baies roses
et de la ciboulette ciselée.
Les accompagner d'une quenelle de tapenade
et de pommes de terre au four.

La "tapenade"
était un "paté di olive nere"
de Dolceacqua.

Un "Vermentino" de la "Riviera di Ponente"
était "il vino giusto" !
La marque "Laura Aschero"
propose également dans sa gamme,
un "Pigato" (du blanc)
et un "Rossese" (du rouge).
Les vins sont toujours d'excellente qualité.
La marque est implantée à Pontedassio,
sur la rivière Impero,
et dont le nom viendrait du "pont des as",
("ponte di assi") représenté sur l'étiquette
et devenu le "logo" de ces distributeurs.

mercredi 10 mars 2010

Salade de poulet au safran

Aujourd'hui, une savoureuse
salade de poulet au safran !
Encore une trouvaille de "La Cucina"...
.
Il suffit de faire cuire, au four, les blancs de poulet
avec un fond d'huile d'olive
et deux doses de safran,
puis de les découper en lanières.
Les disposer sur un lit de roquette,
avec des agrumes pelées à vif,
saler, poivrer,
(les amateurs peuvent ajouter du peperoncino...)
ajouter un généreux filet d'huile d'olive et du balsamique
et quelques filaments de safran pour la décoration...
(Merci Adrien !)

mardi 9 mars 2010

Pâtes aux épinards

Voici une recette de "La Cucina" (del Corriere) n°5,
et bientôt celles du n°6, qui vient de sortir !
.
Il s'agit d'une recette très simple,
présentée d'ailleurs dans les "ricette veloci",
les recettes rapides.
.
Sur la photo, les pâtes, à peine égouttées,
sont mises dans la cocotte
avec les épinards et le reste de l'assaisonnement,
pour finir de cuire et rester bien chaudes !
.

.
Les ingrédients sont indiqués pour 4 personnes :
Il faut faire revenir dans un fond d'huile d'olive environ 200g d'épinards (frais ou surgelés),
puis y ajouter 20g environ de raisins secs réhydratés et 20g de pignons poêlés à sec.
Saler et poivrer.
Pendant ce temps, faire cuire les pâtes "al dente",
(300g de pâtes courtes, type "penne" ou "fusilli")
les égoutter, les mélanger aux épinards,
ajouter la ricotta (ou du fromage genre Petit Billy)
coupée en dés, bien mélanger et servir aussitôt...

lundi 8 mars 2010

Escapade à Bordighera (3)

Dernier message sur notre escapade en Ligurie,
consacré aux tourtes
et à quelques spécialités ligures.
.
"La torta verde"
(la tourte verte ou la tarte verte)
se trouve dans quasiment toutes les boulangeries
et "focaccerie", mais aussi dans de nombreux bars,
où les gens viennent manger un morceau
tout en buvant un vin blanc "della zona",
un Vermentino, la plupart du temps...
.
Celle-ci est aux courgettes et aux artichauts,
avec une pâte absolument parfaite...
.
Voici la version "maison"
avec une pâte feuilletée toute prête
(recette publiée le 29 mars 2009,
tourte aux courgettes de Ligurie)


Enfin, la farinata
(à base de farine de pois chiches,
et très proche de la "socca" niçoise)
dorée à point
et vendue justement dans un petit bar
('A Tartana : que l'on peut traduire, je pense,
par la tartane : ce petit bateau typiquement provençal,
qui navigua aussi le long des côtes d'Italie,
etdont il ne reste plus qu'un seul exemplaire,
justement à Marseille,
excusez cette digression, péché de la chaire...)

On trouve aussi dans ce bar,
comme dabns tant d'autres,
de la pizza "al taglio",
(pizza à emporter,
toujours meilleure que celle que l'on sert à table,
pourquoi donc ?),
de la sardenaira,
(non pas une tarte aux sardines,
comme on pourrait le croire,
mais la variante ligure de la pizza,
où il y surtout des anchois,
et appelée aussi "pizza all'Andrea") .
Il castagnaccio est un gâteau à base de farine de châtaignes,
un peu lourd....

dimanche 7 mars 2010

Escapade à Bordighera (2)

Pour ces courses mensuelles,
nous avons été raisonnables sur l'huile d'olive :
seulement deux bouteilles...
.
En revanche,
gros réapprovisionnement de "grissini" et de "lingue" :

.
Les "lingue" ressemblent à un grissin aplati de 10cm de large sur environ 30 à 50cm de long parfois. Fines, croquantes et savoureuses, on les trouve surtout sous emballage plastique dans tous les magasins d’alimentation du Piémont et de Ligurie.
On les déguste à la place du pain, mais aussi à l’apéritif,
cassées en petits morceaux et tartinées de purée d’olive,
de tomates séchées ou de gorgonzola.
La recette :
500g de farine
15g de levure de boulanger
25cl d’eau tiède
5 cuillères à soupe d'huile d'olive + un peu d'huile pour badigeonner
1 cuillère à café de sel
Mélanger tous les ingrédients et travailler la pâte au moins 5mn. Couvrir et laisser reposer environ 30mn.
Diviser la pâte en 10 pour former au rouleau de longs rectangles (30cm). Les badigeonner d’huile d’olive et les faire cuire au four préchauffé à 200° environ 35mn.
Sortir les «lingue » quand elles sont bien dorées.

Nous avons aussi "fait le plein" de portions de "farinata",
de "torte verdi" (aux courgettes et aux artichauts),
et de focacce,
qui se congèlent très bien.
Celles "alla bordigotta" (de Bordighera)
sont aux olives.

samedi 6 mars 2010

Escapade à Bordighera (1)

Courses mensuelles à Bordighera, aujourd'hui...
Un compte rendu, demain...
A midi, une halte à l'excellent "Magiargè"
dans la vieille ville :
au menu,
la formule trois petits "antipasti",
pour un repas rapide, mais néanmoins savoureux :
.
deux verres de "Vermentino della Riviera di Levante"
pour accompagner les "antipastini"
.
Un "Cappon magro alla genovese"
en portion individuelle
.
Une "buridda di seppie in umido con i fagioli di Pigna"
des seiches "in umido" avec des haricots blancs de Pigna,
.

et enfin un "brandacujon", stoccafisso mantecato
une brandade de morue.

Un repas inoubliable
pour ces premiers jours de lumière printanière,
tout parfumés de mimosas !
(voir Norma C.)

Huiles et vins du pays catalan

Un hommage au pays catalan
et au "Sauvignon Vermentino"
des vignerons des côtes d'Agly,
que nous suivons depuis plus de 15 ans...
.
Des amis à nous ont choisi ce vin
pour fêter le passage à l'an 2000 !


Visitez leur site : http://www.agly.fr/
A Estagel, nous achètons également,
à la cave des "Côtes d'Agly"
cette excellente huile d'olive,
probablement l'une des meilleures françaises
que nous connaissions !
Présentée en "estagnon",
ce bidon traditionnel d'un litre.
.
Le mas Saint-Pierre est à Millas,
(près du col de la Bataille
pour les connaisseurs),
visitez leur site :
et on peut acheter en ligne !

vendredi 5 mars 2010

Soupe de fenouil au fromage

Comme promis,
la seconde soupe,
et un Pinot Grigio...
...de Roumanie,
qui en vaut bien un de Vénétie...


Il faut faire revenir 3 fenouils et 1 oignon émincés
dans un fond d'huile d'olive puis ajouter 80cl de bouillon
et laisser cuire environ 20mn.
Ajouter 1 jaune d'oeuf battu, 30g de gruyère râpé
et 10cl de crème fraîche allégée liquide.
Bien mélanger pour faire fondre le fromage, incorporer de l'aneth ciselé,
et verser aussitôt dans les assiettes de service.
Ajouter alors des cubes de gruyère et de l'aneth.
Servir aussitôt.

Soupe de pois chiches

Pour cette fin de semaine, qui s'annonce un peu fraîche, vous aurez droit à deux soupes !
(Un second message, ce soir.)

Pour ce matin, voici l’une de soupes paysannes les plus célèbres de « l’entroterra » (l’arrière-pays) de Ligurie. Une variante ajoute des haricots type « borlotti » et des petits lardons, voire des cardes. Il s’agissait avant tout de soupes « pauvres » mais qui devaient être les plus nourrissantes possibles.

Ingrédients pour 4 personnes :
400g de pois chiches réhydratés ou en boîte
15g de champignons secs réhydratés
1 oignon
500g de feuilles de blettes ou d'épinards
3 tomates ou 50cl de coulis
30g de parmesan râpé
1 bouquet de persil
huile d’olive
sel et poivre


Dans une cocotte pleine d’eau, faire cuire les pois chiches 3 heures puis les égoutter. (On peut également utiliser des pois chiches en boîte, ce qui réduit considérablement le temps de cuisson.)
Faire revenir dans un fond d’huile d’olive l’oignon émincé, du persil ciselé, les champignons, les tomates (ou le coulis) puis les feuilles de blettes ou d'épinards. (A ce stade, on peut légèrement mixer le tout avant d'incorporer les pois chiches.)
Ajouter les pois chiches et environ 80cl d’eau puis faire cuire environ 15 minutes. Saler, poivrer.
Servir très chaud en saupoudrant de parmesan râpé.

jeudi 4 mars 2010

Salade de homard et tarte aux courgettes

Aujourd'hui, trois coups de coeur !

Le premier va à ce vin blanc portugais
le "Vinho verde",
très léger (10°),
légèrement pétillant,
et qui s'est très bien marié avec les deux plats suivants.

Ensuite à une salade de homard
(recette de "La Cucina"),
où celui-ci est coupé en petits morceaux ("bocconcini")
et mélangé à des agrumes pelés à vif,
du fenouil coupé en tout petits dés et des pois chiches.
Le tout arrosé d'huile d'olive et de balsamique !
Excellent !
.

Enfin, dernier coup de cour
pour une tarte aux courgettes et au pecorino
(ou au parmesan râpé).
.
A l'entrée du four,
puis
à la sortie du four,

et enfin dans l'assiette !

.
C'est une tarte très classique :
faire revenir 4 courgettes coupées en tout petits morceaux
(ou râpées) dans un fond d'huile d'olive, saler, poivrer,
ajouter du persil et de la marjolaine
puis laisser refroidir.
Mélanger les courgettes refroidies avec 3 oeufs battus,
100g de pecorino râpé
( ou de parmesan à défaut),
15cl de crème fraîche.
Saler et poivrer.
Faire cuire au four préchauffé à 180° environ 45mn.

mercredi 3 mars 2010

Un clin d'oeil à "Venice Daily Photo"

Un clin d'oeil à ce blog,
qui propose des messages quasiment quotidiens,
comme son nom l'indique.
.
Hier, 2 mars, cette photo d'un bar,
"Via della misericordia"
où l'on retrouve tout Venise :
le comptoir avec des préparations pour "tramezzini",
les sucres en sachet et un verre "d'ombra" !
Une dame un peu âgée est venue boire un café,
la télé doit faire un peu de bruit en fond sonore,
et un monsieur qui part travailler paie son cappuccino...

C'est d'ailleurs la ligne éditoriale de ce blog de proposer
d'autres images de Venise
que les sempiternels masques, façades d'églises,
ou gondoles...
Surtout des images de la vraie vie...
.
Ne manquez pas de vous abonner à ce blog !

Repas ligure : "Cundijun" et poisson à l'aigre-doux

Aujourd'hui, deux recettes typiques de Ligurie,
une salade et un poisson aux pignons et aux raisins secs.
.
Le "cundijun" est une salade traditionnelle (en italien, « condiglione ») qui rappelle un peu notre salade niçoise mais il y manque les haricots verts. On la sert d’habitude avec les fameuses « galettes des marins », produit typique de la cuisine ligure. On la nomme parfois dans les restaurants, « salade composée de la Riviera du Ponant » ou « salade ligure » et les anchois sont parfois remplacés par du thon en boîte.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 2 tomates
- 2 poivrons verts
- 2 petits oignons rouges (de Tropea, si possible)
- 1 bouquet de basilic
- 2 brins d’origan
- 1 poignée de roquette
- 1 concombre
- 6 anchois à l’huile
- 20 olives noires dénoyautées
- 2 œufs durs
- 4 tranches de pain de campagne ou des « galettes des marins »
- 2 gousses d’ail
- huile d’olive
- sel et poivre
Couper les tomates épépinées en quartiers et les poivrons en lanières. Les mélanger dans un saladier puis ajouter l’oignon finement émincé, les feuilles de basilic, d’origan et de roquette ciselées, l’ail pressé, le concombre et les œufs durs coupés en rondelles, les anchois coupés en petits morceaux et les olives noires. Arroser d’huile d’olive, saler, poivrer et bien mélanger le tout.
Servir aussitôt avec des tranches de pain de campagne ou des « galettes des marins ».

La seconde recette est une recette très appréciée en Ligurie, où l'on utilise plutôt de la morue salée (baccalà) pour l'accomoder. Cette préparation à « l’agrodolce » se retrouve d'ailleurs dans différentes régions d’Italie.
Nous avons choisi du saumon pour la réaliser, poisson dont le goût s'est très bien marié à la sauce sucrée salée qui l'accompagnait.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 800g de morue séchée réhydratée ou tout autre poisson (en filets)
- 1 branche de romarin
- 10g de sucre en poudre
- 30g de pignons
- 30g de raisins secs
- 30g de farine
- huile d’olive
- ½ verre de vinaigre de vin blanc
- sel et poivre
Saupoudrer de farine et de romarin haché les morceaux de « baccalà » ou de poisson. Les faire rissoler des deux côtés dans un fond d’huile d’olive. Réserver.
Mélanger le vinaigre avec la même quantité d’eau, le sucre, les pignons et les raisins. Porter à ébullition et faire cuire quelques minutes.
Verser le tout sur les morceaux de poissons et servir aussitôt.
Deux plats délicieux,
qui nous mettent un peu dans l'ambiance
de notre prochaine incursion en Ligurie...
Les réserves d'huile baissent...

mardi 2 mars 2010

"Tomaselle"

Toutes les cuisines régionales proposent des recettes « d’involtini »
(des tranches de viande ou de charcuterie roulées sur elles-mêmes
et farcies de divers ingrédients).
En Ligurie, on les appelle des « tomaselle ».
L'origine de cette recette semble très ancienne,
et l'on n'arrive pas à se mettre d'accord pour savoir
s'il s'agit d'une recette de jours de fêtes
ou d'une recette utilisant des restes.
Le nom lui-même viendrait peut-être du
bas latin "tomaculum" : grosse saucisse.
.
Le plat est, de toute façon, très ancien et typiquement génois.
Durant le siège de la ville par les Autrichiens, en 1800,
les menus prévoyaient pour les prisonniers des "tomaselle",
(mais uniquement pour les officiers et à midi !).
Aujourd'hui, on farcit ces involtini plutôt de viande,
mais on peut penser, qu'autrefois,
ils contenaient le plus souvent une farce à base de légumes.
(voir la variante)
.

Ingrédients pour 4 personnes :
- 8 escalopes de veau très fines
- 200g de veau haché
- 2 louches de bouillon de légumes
- 50g de mie de pain
- 1 gousse d’ail
- 1 bouquet de persil
- 10 feuilles de marjolaine
- 30g de parmesan râpé
- 2 œufs
- 2 feuilles de laurier
- huile d’olive
- sel et poivre


Préparer une farce à base de viande de veau haché, bien mélangée à la mie de pain trempée dans du bouillon de légumes, au persil et à la marjolaine ciselés, à l’ail pressé, aux œufs battus, au parmesan. Saler et poivrer.
Répartir cette farce sur les escalopes de veau, les rouler sur elles-mêmes et les fermer avec un cure-dent.
Faire cuire, sur toutes les faces, les « involtini » dans un fond d’huile d’olive, avec les feuilles de laurier. ( On les fait cuire parfois, dans un fond d'"odori" : oignon, carotte, céleri.)
Ajouter une louche de bouillon pour obtenir un peu de fond de sauce.
Servir aussitôt.

Une variante propose de farcir les "involtini" avec "200 gr. di bietole (blettes), 200 gr. di spinaci d'épinards), 20 gr. di grana (parmesan râpé), 20 gr. di funghi secchi ammollati in acqua tiepida (champignons secs réhydratés) e10 gr. di pinoli appena tostati con un goccio di olio d'oliva (pignons poêlés dans un fond d'huile d'olive)."

lundi 1 mars 2010

Salade de melon aux pignons

Samedi, repas festif ;
et pour fêter également
les beaux jours qui arrivent
(très lentement)
une salade de melon aux pignons.

Les melons sont surgelés, évidemment...

Ingrédients pour 4 personnes :
- 2 melons ( ou 1 sachet de melon surgelés)
- 2 blancs de poireaux
- 2 tomates
- 6 petits poivrons verts pour la salade ou 2 poivrons verts
- 100g d’olives noires dénoyautées
- 80g de pignons
- 1 tranche de pain rassis ( ou de pain de mie) coupée en petits croûtons
- 1 citron
- huile d’olive
- sel et poivre
Couper les poireaux en fines rondelles, les poivrons en lanières, et les tomates en petits dés. Arroser les croûtons de pain d’un peu de jus de citron.
Couper le melon en petits morceaux (ou extraire de petites boules à la cuillère parisienne) et les mélanger avec les poireaux, les poivrons, les tomates et les olives.
Mixer les croûtons de pain avec les pignons, un filet d’huile d’olive, du sel, du poivre, de façon à obtenir une sauce dense mais pas trop liquide.
En napper la salade, placer 30 minutes au réfrigérateur et servir aussitôt.