Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis (photo Toti)


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


lundi 22 août 2011

Un été en couleurs 9 : orange et blanc (suite)

Suite
de l'orange et du blanc...
Il fait toujours aussi chaud
et il fera encore très chaud toute la semaine,
je vous propose donc
cette soupe froide italienne, 
la "pappa",
une cousine du gazpacho andalou...
Pour les nostalgiques des années 60,
cliquer ici :

Cette soupe paysanne toscane
se fait traditionnellement
avec du pain de campagne toscan (non salé),
on pourra le remplacer par
de la mie de pain de pain de campagne
voire des croûtons secs,
même s'ils sont frottés à l'ail....


La recette est extrêmement simple :
- 800g de tomates sans la peau et épépinées
(les ébouillanter quelques secondes)
- 250g de mie de pain ou de croûtons
- 3 gousses d'ail
- 1 plant de basilic
- 30cl de bouillon de légumes
- huile d'olive, sel et poivre


On fait revenir dans l'huile d'olive l'ail pressé,
avec une vingtaine de feuilles de basilic ciselées,
on ajoute le pain coupé en morceaux,
on fait rissoler le tout
quelques minutes,
on ajoute alors les tomates coupées en quartiers
et le bouillon de légumes.
On fait cuire à feu vif 15mn.
En mélangeant souvent.
En fin de cuisson,
on ajoute encore 20 feuilles de basilic ciselées,
de l'huile d'olive, du sel et du poivre
 et plus ou moins d'eau ou de bouillon,
suivant la consistance
que l'on désire.
On peut même donner un rapide coup de mixer
pour amalgamer un peu le tout...
(voir nos photos,
avec une "pappa" un peu liquide
et une autre plus épaisse...)
On peut la servir chaude
ou la laisser reposer 1 heure au frais.
On ajoute de l'huile d'olive,
obligatoirement,
au moment de servir !

Voici encore une recette
pour les jours de canicule :
un "gratin grec",
une recette proposée par "Sale & Pepe",
et décrite comme "molto saporita".
Elle n'a de grec, semble-t-il,
 que l'emploi de la feta (φέτα).
La feta est, avec la tomate, le concombre, les oignons et l'huile d'olive,
 un des ingrédients de la salade grecque (Χωριατική ).
Ce qui nous permet de faire un clin d'oeil


On fait revenir des tomates coupées en quartiers
dans un fond d'huile d'olive,
avec des oignons émincés et de l'ail pressé.
On fait bien confire le tout
et on le transvase dans de petits ramequins
allant au four.
On ajoute par dessus quelques crevettes décortiquées,
de la feta un peu écrasée
et on passe 10 à 15mn au four préchauffé à 200°.
On sert un peu refroidi,
en disposant, par exemple,
sur des tranches de bruschetta....

"Il vino giusto"
sera ce "Sauvignon blanc"
d'Afrique du Sud,
"Fleur du Cap",
qui nous propose déjà le millésime 2011,
minéral et fleuri à souhait !


Bonne semaine à tous !

dimanche 21 août 2011

Ma dernière séance (8) : les années 30

Un film bien étrange, aujourd'hui,
une espèce d'OVNI dans l'histoire du cinéma :
"Freaks"
("La Monstrueuse Parade") de 1932.


Il existe très peu d'extraits disponibles,
on peut toujours cliquer
sur ce lien pour en avoir un autre :

Voici quelques lignes du site :
http://archive.filmdeculte.com/culte/culte.php?id=57
"Le message évident de « Freaks » est que les monstres ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Si Cléopâtre correspond aux normes physiques par sa beauté, à l’intérieur, elle est la plus laide de tous les personnages, la plus monstrueuse. C’est le regard que l’on porte sur les autres qui détermine leur état. N’étant pas habitués à la vision d’une femme/poule, les spectateurs qui viennent voir Cléopâtre à la fin du film sont horrifiés, certains crient. L’ancienne beauté est donc devenue un monstre, et cette monstruosité n’est désormais plus seulement intérieure, mais visible par tous. Nous sommes tous des monstres potentiels, voilà ce que nous dit « Freaks ». Un message universel, qui se vérifiera dès l’année suivante avec la montée du nazisme, et un film qui restera comme le chef-d’œuvre de son réalisateur, inspirant plusieurs cinéastes, notamment « Elephant Man » de David Lynch.
"Nous ne vous avons pas menti, nous vous avions annoncé des monstres, et vous avez vu des monstres. Ils vous ont fait rire et trembler… Pourtant, si le hasard l'avait voulu, vous pourriez être l'un d'eux. Ils n'ont pas demandé à naître, mais ils sont nés, ils vivent. Ils ont leurs codes, leurs lois. Offenser l'un d'entre eux, c'est les offenser tous…".

Un été en couleurs 8 : orange et blanc

Aujourd'hui,
orange et blanc,
avec cette
salade d'agrumes au fenouil
et aux seiches grillées.


La salade d'agrumes au fenouil
est délicieuse
et très rafraichissante, l'été.
(oranges et pamplemousses
pelés à vif,
fenouil finement émincés,
quelques olives noires,
huile d'olive et balsamique)
Cette idée du magazine "Alice" (clic clac)
d'y ajouter de petites seiches grillées
(ici, ce sont des surgelées,
mon "pescivendolo di fidanza"
est en vacances...)
est excellente !
Et par la même occasion,
quelques petits morceaux de poivrons
jaune et orange,
pour rester dans la même thématique de couleurs....

Après cet "antipasto",
un "secondo"très léger :
un "spezzatino" de poulet au safran
et aux asperges.

Le "spezzatino" est, comme vous le savez,
une façon de faire cuire les viandes
avec assez peu de sauce
(sinon, ce sera "in umido"
ou "in guazzetto") :
la traduction de "ragoût" proposée par
la plupart des dictionnaires n'est pas satisfaisante.
Les morceaux de poulet sont revenus
dans un fond d'huile d'olive
et un hachis de romarin et de sauge,
et dorés sur tous les côtés.
Puis on ajoute un petit verre de vin blanc sec,
on le laisse s'évaporer à feu vif,
on ajoute alors 2 louches de bouillon de volaille,
et on fait cuire à couvert environ 15mn.
Pendant ce temps,
on fait blanchir des pointes d'asperges,
on les égoutte,
et on les ajoute alors au poulet
avec 2 ou 3 doses de safran.
On fait cuire 5 à 10mn de plus
et c'est prêt...

Bon appétit
et bon dimanche !

samedi 20 août 2011

Un été en couleurs 7 : vert et blanc : lapin à la menthe et "merluzzo in bianco"

Nous continuons notre rubrique
"Un été en couleurs",
avec de nouveau du vert et du blanc.

Pour le week-end,
qui s'annonce caniculaire,
voici des plats froids !

Déjà présentée,
mais toujours savoureuse,
cette "salade de lapin à la menthe".
Le lapin doit mariner 12 heures
dans du vin blanc
et des "odori" (céleri, carotte, oignon)
puis cuire au four environ 2 heures.
On le laisse reposer dans son jus 1 heure,
on l'égoutte
puis on le place dans un plat
avec de l'huile d'olive
et beaucoup de feuilles de menthe.
On le met au réfrigérateur
et on le mange froid.


Des "légumes all'agrodolce" :
ici des haricots verts et des courgettes,
on pourrait ajouter des "haricots mange-tout"
ou des haricots jaunes.
On fait cuire dans de l'eau salée
les haricots
et on passe sur un gril
les courgettes coupées en tranches ou en rondelles.
On réserve le tout dans un grand saladier.
On fait revenir un oignon émincé
et une gousse d'ail pressée
dans un fond d'huile d'olive,
on ajoute 20cl de vinaigre
(de cidre de préférence,
mais surtout un vinaigre blanc),
2 cuillères à café de sucre en poudre,
1 jus de citron
et 1 feuille de laurier.
On fait cuire le tout 10mn environ
à feu vif.
On verse cette sauce "aigre-douce"
sur les légumes,
on ajoute des feuilles de menthe,
du sel et du poivre
et on laisse reposer 2 heures au frais.


Et pour finir, ce "merluzzo in bianco",
une recette "di mare" d'Emilie-Romagne,
très simple et très diététique.

I N G R E D I E N T S
pour 4 personnes

400g de filets ou de dos de cabillaud
 1 verre de vin blanc sec
  1 oignon, 1 carotte, 1 branche de céleri
1 bouquet de persil
2 tranches de pain de mie
1/2 verre de vinaigre de vin blanc
 2 filets d’anchois à l’huile
2 cuillères à café de câpres
2 jaunes d’œuf durs
huile d’olive
sel et poivre

☞ Faire cuire 15 à 20 minutes les filets de poisson au court-bouillon dans de l’eau salée, du vin blanc et un mélange « d’odori » coupés en petits morceaux. (On peut également les faire cuire à la vapeur, comme sur la photo.)
☞ Pendant ce temps, préparer une « salsa verde » en mixant dans de l’huile d’olive, le bouquet de persil, le pain de mie trempé dans le vinaigre, les filets d’anchois, les câpres et les jaunes d’œuf jusqu’à l’obtention d’une sauce assez épaisse.
☞ Servir aussitôt le poisson égoutté avec cette sauce. Si le poisson est servi froid, on l’accompagne plutôt de mayonnaise ou de coulis de tomates au « peperoncino ».

vendredi 19 août 2011

Ma dernière séance (7) : les années 30

Un peu plus amusant
que le dernier extrait,
voici la célèbre scène des "quatre-tiers"
dans "Marius" (clic clac)
avec Raimu et Pierre Fresnay...(1931)



Je pense que "la partie de cartes
est suffisamment connue,
mais n'oublions pas
quelques répliques fameuses comme :

« Le jour où on fera danser les couillons, tu seras pas à l'orchestre. »
« Quand tu es là, tu travailles avec un tel dégoût,
tu es pâle, tu es triste... On dirait un anti-alcoolique. »
« - Et ça ne vous fait rien quand vous voyez passer les autres ?
- Quels autres ?
- Ceux qui prennent le port en long au lieu de le prendre en travers.
- Pourquoi veux-tu que ça me fasse quelque chose ?
- Parce qu'ils vont loin.
- Oui, ils vont loin. Et d'autres fois, ils vont profond... »

Les plats de la tradition VI : les "lasagne" à la bolo(g)naise (2)

Voici la seconde partie
de notre rubrique sur les lasagne,
mais saluons d'abord le
1er Frctidor.
Il tire son nom « des fruits que le soleil dore
& mûrit d'août en septembre »,
selon les termes du rapport présenté
à la Convention nationale le 3 brumaire an II.


Donc,
pour ces "lasagne verdi",


nous vous conseillons
ces feuilles de pâtes
de la "Casa Dalmasso". 


"La Bible"
de la cuisine italienne,
où sont consignées
les recettes régionales...


On voit que l'on peut inclure du
foie de poulet
à la place de la saucisse...


Bon appétit !

jeudi 18 août 2011

Les plats de la tradition VI : les "lasagne" à la bolo(g)naise (1)

Reprise aujourd'hui
de la rubrique
"Les plats de la tradition"
avec la présentation
des "lasagne alla bolognese".
Rappelons d'ailleurs que le terme "bolognaise"
est une traduction très approximative
de l'italien "bolognese" :
en Français, on doit dire "bolonais" !
Nous verrons , d'ailleurs,
que pour cette recette,
il y a beaucoup d'approximations...

( Photo du site

Et les célèbres "lasagne" de Norma C.

Pour parler des "lasagne",
 il faut différencier trois points :
- la pâte
- l’histoire de la sauce à la viande
- et enfin l’histoire de l'appellation « à la bolognaise ».


 I) La pasta :
Les vraies « lasagne alla bolognese » sont, théoriquement,
cuisinées uniquement avec
des feuilles de pâte verte aux épinards
qui étaient autrefois préparées
et vendues par des ouvrières spécialisées,
les « sfogline », mais ce métier a complètement disparu.
On en trouve aujourd'hui assez facilement
en grandes surfaces,
et je peux vous conseiller
celles de la maison "Casa Dalmasso".(clic clic)
 Voici nos "lasagne"
avec de la pâte aux épinards.

II) L' histoire de la vraie sauce
(en italien, "il ragù alla bolognese") 
Les "spaghetti" à la bolognaise ou plus exactement les 
« spaghetti à la sauce bolognaise » sont populaires en dehors de l'Italie
mais sont un plat de la cuisine internationale
inventé de toutes pièces.
Les spaghetti à la bolognaise n'existent pas à Bologne 
où le ragù est toujours servi avec des "tagliatelle" ou des "lasagne".

Dans les "trattorie" du nord de l’Italie, le menu habituel d’un repas
était constitué de viandes de bœuf, de veau
ou de "cacciagione" (produits de la chasse) rôties
ou en bouillon.
Tout ce qui restait des viandes à la fin des repas
était transformé bien haché et préparé pour la sauce traditionnelle.
La recette traditionnelle mentionnée en 1982
par la délégation bolonaise de "l'Accademia Italiana della Cucina"
restreint les ingrédients au bœuf, pancetta, oignons, carottes, céleri,
sauce tomate, mie de pain, vin rouge, lait ou crème.
Cependant, différentes recettes existent et font usage
d'émincé de porc ou de saucisse de porc, de poulet 
ou de lapin qui peuvent être ajoutés au bœuf ou au veau en diverses occasions.
De l'huile d'olive ou du beurre peuvent être employés
pour préparer le céleri, les carottes et les oignons.
Du jambon,  de la mortadelle ou des champignons frais,
selon la saison, peuvent être ajoutés au ragù pour l'enrichir.
 Le lait apparaît dans la recette pour adoucir les saveurs.
La crème est rarement utilisée
même si nous la préconisons pour remplacer la béchamel.
Le "ragù" doit cuire au moins 2 heures
et plus il est cuit longtemps, meilleure sera la sauce.



III) L'histoire de l'appellation "à la bolognaise" :
Bologne a été longtemps la ville la plus riche du nord de l’Italie
par sa production agricole
et la bourgeoisie bolonaise était composée
de riches propriétaires terriens.
  Le traditionnel repas du dimanche était la « Lasagna »,
une préparation très riche en ingrédients :
 les pâtes en façon lasagne, la sauce béchamel,
le ragoût, des champignons des bois (cèpes)
et pour finir le parmesan (peu pour la cuisson,
mais très abondant dans le plat présenté).
Ces « lasagne » s’appellent « à la bolo(g)naise »
parce qu'il s’agissait, dans le passé, d’un plat pour riches.


 "Il vino giusto" :
un rouge charpenté comme un
Barbera d'Alba.


Et enfin,
la recette :
I N G R E D I E N T S
pour 4 personnes

16 feuilles de lasagne aux épinards
250g de viande de bœuf hachée
250g de viande de porc hachée ou de saucisse
80g de pancetta ou de petits lardons non fumés
50cl de coulis de tomates
1 carotte, 1 branche de céleri, 1 oignon
60cl de béchamel ou de crème fraîche liquide
1 verre de vin rouge
50g de parmesan râpé
30g de beurre
1 ou 2 louches de bouillon de légumes
50g de beurre
huile d’olive
sel et poivre

☞ Faire revenir les légumes coupés en petits morceaux dans un fond d’huile d’olive et de beurre, ajouter la pancetta hachée (ou les petits lardons). Ajouter la viande hachée (bœuf et porc), faire rissoler le tout pendant 20 minutes environ puis ajouter le vin rouge.
☞ Incorporer alors le coulis de tomates et le bouillon de légumes et laisser cuire environ 2 heures, de façon à obtenir une sauce assez liquide. C’est ce qui permettra de bien faire cuire les feuilles de lasagne en évitant qu’elles ne sèchent.
☞ Faire cuire « al dente », l’une après l’autre, les feuilles de lasagne, si elles ne sont pas précuites.
☞ Répartir un peu de sauce au fond d’un grand plat creux rectangulaire, ainsi que de la béchamel ou de la crème fraîche. Disposer par-dessus des feuilles de lasagne. Répéter l’opération en alternant les feuilles de lasagne et de la sauce mélangée à la crème fraîche ou à la béchamel. Terminer par une couche de sauce. Saupoudrer généreusement de parmesan.
☞ Faire cuire au four préchauffé à 180° pendant environ 40minutes.
☞ Servir aussitôt.
(à suivre...)

mercredi 17 août 2011

Ma dernière séance (6) : les années 30

Aujourd'hui,
"Un chien andalou"
de Bunuel et Dali
avec LA scène du rasoir et de l'oeil...
Âmes sensibles s'abstenir....



Pour les amateurs,
l'intégrale du film :
environ 15 minutes...
est disponible sur "Google Video" :
http://video.google.com/videoplay?docid=-6212251291122767572#


Une très bonne adresse pour les cinéphiles :
http://www.cineclubdecaen.com/realisat/bunuel/unchienandalou.htm
Voici quelques lignes sur le film :
"Le scénario a été écrit en une semaine, par Dali et Buñuel, selon un procédé qui emprunte aux techniques littéraires surréalistes de l'écriture automatique et du cadavre exquis. Le montage, direct, transparent, reflète ce processus, en mettant en lumière ces jeux d'associations : une main trouée grouillante de fourmis/une aisselle de femme/un oursin, etc. Une foule massée en cercle rappelle plus tard, aussi bien la forme de l'œil fendu du début, de la lune qui l'annonce, que de la nuée de fourmis. Tiré par un petit fil rigoureusement tissé par la main de maître de Buñuel, on saute sans transition, et en permanence, du dégoût à l'émerveillement, du trouble érotique à la surprise amusée.
"Un chien andalou" est né fortuitement d’une conversation à bâtons rompus entre deux amis. Luis Buñuel était pour quelques jours à Cadaquès l’invité de Salvador Dalí au moment des fêtes de Noël, en 1928. Ces deux très grands noms de l’art au XXe siècle étaient encore deux parfaits inconnus, dont l’amitié remontait au temps de leurs études à Madrid. Buñuel a ainsi raconté cet épisode :
“Dalí me dit: Moi, cette nuit, j’ai rêvé que des fourmis pullulaient dans ma main. Et moi: Eh bien ! Moi, j’ai rêvé qu’on tranchait l’œil de quelqu’un”. L’idée d’Un chien andalou était née. Le scénario fut écrit en six jours, le temps des vacances selon un procédé que Buñuel fait revivre ainsi: “Par exemple, la femme s’empare d’une raquette de tennis pour se défendre de l’homme qui veut l’attaquer; celui-ci regarde alors autour de lui cherchant quelque chose et (je parle avec Dalí) : Qu’est-ce qu’il voit ? - Un crapaud qui vole. – Mauvais ! - Une bouteille de cognac. – Mauvais ! – Bon, je vois deux cordes. – Bien, mais qu’est-ce qu’il y a derrière ces cordes ? - Le type les tire et tombe parce qu’il traîne quelque chose de très lourd. – Ah, c’est bien qu’il tombe. - Sur les cordes, il y a deux gros potirons séchés. – Quoi d’autre ? – Deux frères maristes. –Et ensuite ? - Un canon. – Mauvais; il faudrait un fauteuil de luxe. – Non, un piano à queue. – Très bon, et sur le piano, un âne… non, deux ânes putréfiés. – Magnifique ! C’est-à-dire que nous faisions surgir des images irrationnelles, sans aucune explication.
Ce montage de rêves enchaînés, sans aucune intervention de la volonté des deux scénaristes, ouvre au cinéma les portes du surréalisme. “Dali et moi, en travaillant sur le scénario d’Un chien andalou, nous pratiquions une sorte d’écriture automatique, nous étions surréalistes sans l’étiquette.” Buñuel repartit à Paris avec son scénario, et c’est à Paris, mais au Havre également pour la séquence au bord de la mer, qu’eut lieu le tournage en une quinzaine de jours au mois de mars 1929."

mardi 16 août 2011

Côtelettes d'agneau au crumble de pignons

La semaine dernière,
petite escapade vers les Alpes,
(arrêt à Embrun,  puis à la frontière
pour quelques magazines)
et au retour halte à Sisteron.



Achat de quelques côtelettes d'agneau,
dans le centre ville,
(Norma C vous en parlera plus longuement),
et au retour,
cet assaisonnement très savoureux
des côtelettes avec un crumble de pignons.


Cette recette de "Sale e Pepe" d'août
s'appelle en fait en croûte de pignons
et prévoit, dans l'original,
de paner les côtelettes,
avec un mélange chapelure et pignons,
après les avoir passées dans un oeuf battu.
Nous avons préféré préparer
un mélange ail, persil, chapelure et pignons
et en saupoudrer les côtelettes en fin de cuisson,
afin qu'elles aient, à la fois, le temps de bien cuire
(nous n'aimons pas l'agneau bien saignant)
et qu'à la fois, le dessus ait le temps
de devenir bien croustillant.

L'agneau était excellent
et le "crumble de pignons" plein de goûts !

Bonne semaine à tous
et bon courage à ceux qui reprennent le travail !

lundi 15 août 2011

Un repas d'anniversaire à Axat

Il y a tout juste un mois,
le 15 juillet,
nous fêtions à Axat,
l'anniversaire du papa de Norma C.


Nous avons choisi le Rébenty
pour ce repas en famille...


Des entrées du Sud-Ouest
et d'ailleurs,
avec foie gras, melon au jambon
ou gambas à l'ail...


Evidemment des truites du Rébenty,
avec des frites !,
ou du magret en sauce aux cèpes,
ou une simple entrecôte....


D'excellents vins des côtes du Languedoc,
aussi bien en rouge qu'en blanc,
et sans oublier un plateau de fromage individuel,
assez conséquent !


Le gâteau d'anniversaire !

Un délicieux gâteau au chocolat 
préparé par une vraie pâtissière !


Une bien belle fête !

dimanche 14 août 2011

Ma dernière séance (5) : les années 30

Aujourd'hui,
"La Bandera" de 1935.

La “Bandera” est le nom donné en France
à la légion étrangère espagnole.
Tiré d’un roman de Pierre Mac Orlan,
le film raconte l’engagement de Jean Gabin
dans la légion, pour échapper à la police.
La scène finale relate un « mini-Camerone »
dont le seul survivant est Le Vigan,
 qui joue un indicateur de police
parti à la poursuite de Gabin.
L’année suivante, la légion étrangère,
les troupes marocaines,
les chars italiens
et les avions allemands
formeront l’essentiel du camp « nationaliste »
contre la République espagnole.

(Siège de Madrid
du 8 novembre 1936   au 28 mars 1939)

(Photo R. Capa : 5 septembre 1936)

Un été en couleurs 6 : rose et blanc : mortadelle, sardines et saumon en crumble

Cette "mousse de mortadelle"
pour démarrer la couleur rose.


Il suffit de mixer des tranches de mortadelle
avec de la ricotta
(ou du fromage de chèvre très frais),
 et d'ajouter un peu de crème fraîche
pour donner du liant.
Si la mortadelle n'est pas trop salée
on peut éventuellement ajouter
une cuillère à café de parmesan râpé.
Délicieux sur des crostini...

Ensuite,
ces "rillettes de sardines
au Saint-Moret".
On peut choisir un autre fromage
blanc crémeux...
On mélange environ la même quantité
de sardines
(en filets et sans l' arête centrale)
et de fromage,
on ajoute une noix de beurre,
un filet de jus de citron,
une cuillère à café de moutarde,
on mélange bien le tout,
et on tartine des tranches de pain de mie grillées
pour former ces "tramezzini"
un peu spéciaux...


Et pour finir,
ces "filets de saumon
en crumble de pignons". 


On fait revenir des poireaux émincés finement
dans un fond d'huile d'olive,
quand ils sont bien dorés,
on ajoute, hors du feu,
des pignons grossièrement hachés,
de la chapelure et
un soupçon de parmesan.
On fait cuire les filets de saumon
au four à 180°,
et 10mn avant la fin de la cuisson,
on tartine les tranches de saumon
de ce "crumble".
On passe le tout sous le gril
et c'est prêt.
Attention, à ne pas trop faire
"roussir" les poireaux
comme sur la 1ère photo....

Bon appétit
et bon dimanche !

samedi 13 août 2011

Un repas au château de Jau

Notre séjour dans les Pyrénées
a été l'occasion
de compléter notre cave à vins avec :
et enfin du blanc
du Château de Jau à Cases de Pène.
(clic clic sur les liens)


Et puisque nous comptions passer
par Jau,
pourquoi ne pas s'y arrêter pour
un repas sous les tonnelles, 
et déguster quelques uns de leurs vins
avec une grillade de côtelettes
et de saucisse ? 
Le "concept" (comme on dit aujourd'hui)
du "grill de Jau" est simple : depuis 34 ans,
 toujours le même menu simple
et typique du Roussillon,
qui permet de goûter à presque
tous les vins du domaine.


Nous y sommes donc allés le 14 juillet,
par une belle journée de tramontane,
et il faisait presque frais
sous la tonnelle au bord du bassin !
Ce qui nous a permis de savourer
encore plus,
les fougasses aux olives
servies en entrée.



Ensuite,
le fameux "pan con tomate y jamon", 



Ici avec une version au jambon de truie
absolument sublime,
et un pain paysan frotté  à la tomate.


Le "jaja" (le vin en argot)
pour accompagner cette entrée...


Ensuite des côtelettes d'agneau
cuites à merveille
(photo ratée...)


En revanche, pas de problèmes avec
la saucisse catalane
qui était grillée à point... 


Un Collioures rouge
pour finir le repas,


et accompagner le roquefort. 


"Un peu de pain, svp,
pour accompagner le fromage ?" 


Et une glace pour terminer :
sorbet fruits rouges et citron vert,
servi avec un cake aux cerises.


Un succulent repas,
simple et authentique,
pour une trentaine d'euros 
et la possibilité de goûter
(pour le même prix et avec modération)
à une vingtaine de vins différents.
Il est préférable d'être accompagné
par un conducteur qui ne boit que très peu,
mais c'est une halte qui vaut vraiment le détour !


vous parlera plus longuement
dans quelques jours,
de la région des Corbières,
qui entoure le château.

Bon week-end à tous !