Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


lundi 29 novembre 2010

Des veloutés et des crèmes pour l'hiver !

Nous voilà vraiment en hiver,
et la semaine ne s'annonce pas vraiment meilleure
du point de vue des températures.
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Aussi, pour ce 1200ème message,
voici deux soupes,
sous la forme de crème et de velouté,
très faciles à réaliser !
Tout d'abord,
une crème aux oignons et aux poireaux :
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Faire revenir 4 oignons, 4 blancs de poireaux, 1 carotte et 1 branche de céleri coupés en petits morceaux dans un fond d’huile d’olive. Saler et poivrer. Si vous avez des cébettes (ces oignons longs et fins que l’on trouve en Provence), vous pouvez en incorporer 4 ou 5.
Ajouter environ 80cl de bouillon de légumes et faire cuire le tout environ 15mn à feu vif.
Mixer le tout, c’est prêt.
Pour la décoration et le goût, un peu de tapenade séchée ou des olives noires hachées !
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Ce velouté de céleri aux Saint-Jacques
constituera un "primo" un peu plus consistant !
.

Faire revenir les branches d’un pied de céleri (y compris les feuilles) dans un fond d’huile d’olive. Ajoutez environ 80cl de bouillon de légumes, saler, poivrer et laisser cuire 15mn puis mixer le tout. (Enlever au préalable un peu de bouillon, de façon à obtenir une consistance de « velouté ».)
Incorporer 5 à 10cl de crème fraîche et une pincée de noix muscade, bien mélanger.
Ajouter 2 ou 3 noix de Saint-Jacques poêlées dans très peu de matière grasse au moment de servir.

Bon appétit
et bonne semaine à tous !

dimanche 28 novembre 2010

Paolo Conte !

Tout d'abord,
"Sotto le stelle del jazz" de 1984
("Sous les étoiles du jazz") :
Certi capivano il jazz
l’argenteria spariva…
ladri di stelle e di jazz
così eravamo noi, così eravamo noi
Pochi capivano il jazz
troppe cravatte sbagliate…
ragazzi-scimmia del jazz
così eravamo noi, così eravamo noi
Sotto le stelle del jazz,
ma quanta notte è passata…
Marisa, svegliami, abbracciami
è stato un sogno fortissimo…
Le donne odiavano il jazz
“non si capisce il motivo”
du-dad-du-dad ".
("Certains comprenaient le jazz, l'argenterie disparaissait,
voleurs d'étoiles et de jazz,nous étions ainsi, (bis).
Bien peu comprenaient le jazz,
trop de cravates qui n'allaient pas...
enfants-singes du jazz, nous étions ainsi....
Combien de nuits ont passé, sous les étoiles du jazz,
Marisa, réveille-moi, embrasse-moi,
c'était un si beau rêve...
Les femmes détestaient le jazz,
"on ne comprend pas le motif"....)

et pour réparer un oubli, parmi

"Les chansons sur les villes françaises" :

Parigi ("Paris") de 1981.

Les plats de la tradition (1) : le "spezzatino"


Voici, pour ce dimanche,
une nouvelle rubrique consacrée
aux plats traditionnels italiens.
Ce premier article
sera dédié au "spezzatino",
probablement l'un des plus méconnus,
car il est rarement servi dans les restaurants.
La traduction n'en est pas simple,
car ce plat recouvre tout ce que nous appelons
en France, et selon les viandes,
"un sauté, un ragoût, un navarin,
une fricassée ou une blanquette".
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On aura donc compris qu'il s'agit d'une viande en sauce,
cuit dans sa marinade le plus souvent
et accompagnée de différents légumes.
(Notre "daube provençale"
en est un autre exemple :
cliquer ici pour la recette...)
Mais en Italie,
le choix des viandes est bien plus vaste,
car en dehors du boeuf, du veau, de l'agneau,
on trouve du porc et toutes les volailles.
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Aujourd'hui en photo,
"uno spezzatino di pollo
alle erbe aromatiche" :
un navarin de poulet aux herbes aromatiques...
.
Pour 4 personnes :
il faut compter 4 blancs de poulet,
(ou d'autres morceaux selon les goûts),
que l'on fait mariner environ 2h
dans du vin blanc
(voire du vin rouge)
avec du sel, du poivre,
du thym et du romarin,
(tous les deux frais, si possible...).
On fait revenir ensuite
dans un fond d'huile d'olive
les traditionnels "odori"
(oignon, carotte, céleri),
on y ajoute les morceaux de poulet égouttés,
on les fait rissoler quelques instants,
puis on ajoute le liquide filtré de la marinade.
On incorpore 2 tomates
coupées en quartiers et épépinées,
on couvre et on fait cuire
à couvert environ 40mn.
(On ajoute du bouillon,
si l'on estime que le fond de cuisson
n'est pas assez abondant...)
Servir aussitôt.
.
Et en prime,
le "spezzatino génois"
ou le"boeuf à la mode ligure" :
Ingrédients pour 4 personnes :
- 500g de viande de bœuf
(comme pour le bœuf en daube ou le bœuf bourguignon)
- 4 tomates mûres
- 4 tranches de pain de campagne
- 1 branche de céleri
- 1 gousse d’ail
- 1 verre de vin blanc
- 1 bouquet de persil
- 1 branche de romarin
- 4 feuilles de basilic
- 2 œufs
- 1 jus de citron
- huile d’olive
- sel et poivre
Faire revenir les morceaux de tomates pelées,
le céleri émincé et les feuilles de basilic dans un fond d’huile d’olive.
Saler et poivrer. Faire cuire à couvert 30mn.
Faire revenir les morceaux de viande
dans un fond d’huile d’olive, quand ils sont bien dorés,
ajouter le vin blanc, l’ail pressé et le romarin.
Incorporer les tomates, après les avoir mixées,
couvrir et faire cuire à feu doux 1h 30 environ.
Faire griller des tranches de pain, les disposer sur les assiettes de service
et répartir par-dessus la viande en sauce. Servir aussitôt.
.
Bon dimanche
et bon appétit !

vendredi 26 novembre 2010

Foie de veau "all'aggiadda" et surprise au mascarpone

Nous continuons notre visite en Ligurie
avec cette sauce « aggiadda », fortement aillée,
qui accompagne à merveille cette recette de foie de veau ;
recette moins connue que celle « à la vénitienne »,
mais tout aussi savoureuse.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 4 tranches de foie de veau
- 1 bol de sauce « aggiadda » (voir plus bas)
- 30g de pain de mie haché ou de chapelure
- huile d’olive
- sel et poivre
Couper le foie de veau en tranches fines
et le faire rissoler des deux côtés dans un fond d’huile d’olive.
En fin de cuisson, ajouter la sauce, bien mélanger le tout.
Servir aussitôt en saupoudrant de chapelure ou de pain de mie haché.
.

La sauce "all'aggiadda" peut accompagner
aussi de la morue, des légumes bouillis,
et on peut en mettre une cuillère à café dans toutes les soupes.
On peut diminuer la dose d’ail pour obtenir une préparation plus légère,
on obtient alors une variante de lauce "al carpione".
Ingrédients pour 4 personnes :
- 7 gousses d’ail
- 1 verre de vinaigre de vin blanc
- 2 ou 3 tranches de pain de mie humidifiées de vinaigre de vin blanc
- ½ verre de vin blanc
- sel
Ecraser, dans un mortier si possible,
ou mixer les gousses d’ail dégermées, la mie de pain,
le vinaigre et le vin.
Faire bouillir quelques minutes pour faire s’évaporer l’alcool.
Une variante supprime le vin blanc
et donc la cuisson et consiste à mixer le tout
en ajoutant 1 ou 2 filets d’huile d’olive.
C'est la version que nous avons choisie.
.
Et voici une "surprise au mascarpone"
pour le week-end !
Cette recette est inspirée
d'une "terrine au roquefort"
présentée dans "Cuisine et Vins de France".
J'ai remplacé le roquefort
par du mascarpone de gorgonzola,
et le pain d'épice
par des feuilles de pain "carasau"....
.
C'est plutôt roboratif et hyper-calorique,
mais par ces températures d'hiver,
assez indiqué, finalement.
On fait macérer 1h 50g de raisins secs blonds
dans un peu de Porto,
pui on mixe 50g de cerneaux de noix
et on coupe en petits morceaux 10 figues sèches.
On mélange alors le tout
avec le mascarpone,
(Dans la recette originale,
c'est du roquefort...)
que l'on peut diluer avec un peu
de crème fraîche épaisse.
On poivre.
On dispose alors au fond d'un ramequin
(tapissé de film étirable
pour le démoulage)
des morceaux de pain carasau
(ou de pain d'épice tranché très fin...),
on ajoute de la préparation au mascarpone,
on dispose encore des morceaux de pain carasau,
puis encore de la préparation au mascarpone,
et on termine avec du pain carasau.
On tasse bien
et on place une heure au réfrigérateur.
on démoule et c'est prêt !
.
Bon appétit
et bon week-end !
Demain, pas de publication !

mercredi 24 novembre 2010

Stan Getz - Samba Triste - 1962

Stanley Gayetzsky, plus connu sous le nom de Stan Getz
(2 février 1927-6 juin 1991) était un musicien de jazz américain.
Il est considéré comme l'un des plus grands joueurs de saxophone ténor.
On le surnommait « The Sound » (« Le Son »),
en raison de la sonorité ample, pure et riche de son jeu
que John Coltrane lui-même enviait. (sources Wikipedia)
.

"Contorni" de Ligurie

Voici aujourd'hui deux "contorni",
typiquement ligures,
qui montrent la richesse culinaire incroyable
de cette petite région coincée entre la mer et la montagne,
et dont les trésors gastronomiques ne cesseront jamais de nous émerveiller.
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Tout d'abord, les "funghi a funghetto" :
Un nom étrange (même pour les Italiens)
pour cette recette typique de champignons :
on pourrait traduire, pour avoir l’équivalent,
par « champignons à la champêtre ».
On remplace parfois l’origan par du persil,
et cette préparation convient également
pour des courgettes ou des aubergines.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 500g de cèpes émincés
- 4 brins d’origan
- 2 gousses d’ail
- 4 tranches de pain de campagne grillées
- huile d’olive
- sel et poivre
Faire revenir les gousses d’ail pressées
dans un fond d’huile d’olive
puis ajouter les feuilles d’origan ciselées
et les cèpes finement émincés.
Saler et faire cuire à feu doux environ 30mn :
les champignons doivent avoir rendu leur eau
mais ne doivent pas être trop secs.
Poivrer et saupoudrer encore d’origan au moment de servir,
avec des tranches de pain grillées.
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Ensuite, les "baccilli accomodè" :
Ces fèves cuites à l’étouffée sont un des « contorni »
les plus fréquemment servis, dans l’arrière-pays,
pour accompagner les viandes,
mais il arrive aussi que ce plat
soit servi comme « primo piatto ».
Il s’agit d’un plat paysan
que l’on pouvait consommer froid,
durant les travaux des champs.
Ingrédients pour 4 personnes :
- 500g de fèves (on peut les utiliser surgelées et pelées)
- 1 oignon
- 1 cuillère à soupe de coulis de tomates
- 1 feuille de laurier
- 2 gousses d’ail
- 1 brin de thym
- 1 cuillère à café de feuilles de romarin hachées
- 1 verre de vin blanc sec
- huile d’olive
- sel et poivre
Faire revenir l’oignon émincé dans un fond d’huile d’olive avec l’ail pressé, la feuille de laurier, le thym et le romarin. Ajouter le coulis de tomates et le vin blanc, incorporer alors les fèves décongelées, saler, poivrer et faire cuire à couvert environ 20mn.
Quand la sauce commence à épaissir, servir aussitôt.
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Je vous mets la recette en italien,
"Preparazione : Sgusciate le fave e mettetele da parte. Se invece impiegate fave secche, allora bisognerà che le mettiate a bagno in acqua fredda almeno la sera precedente; da scolare, sciacquare e scolare di nuovo. In un tegame di coccio fate rosolare nell'olio la cipolla tritata, gli spicchi di aglio, anch'essi tritati, la foglia di alloro spezzata, il timo e il rosmarino. Appena la cipolla è dorata, unite la salsa di pomodoro diluita nel vino, oppure la sola polpa dei pomodori frantumata con le dita o i rebbi di una forchetta, sempre in compagnia del bicchiere di vino. Mescolate più volte, poi versate le fave, abbassate la fiamma, incoperchiate e lasciate cuocere almeno per un paio di ore. Regolate di sale e pepe. Attenzione che non attacchino, altrimenti potete aggiungere qualche mestolo di brodo. Servirle calde."

lundi 22 novembre 2010

Ier Frimaire et "Panzanella di baccalà"

La température matinale nous le confirme,
nous sommes bien le 1er Frimaire:
mois qui tire son nom
« du froid, tantôt sec, tantôt humide,
qui se fait sentir de novembre en décembre »,
selon les termes du rapport présenté
à la Convention nationale le 3 brumaire an II
(24 octobre 1793) par Fabre d'Églantine.
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Pour démarrer la semaine,
et se donner un peu de courage,
voici une recette originale,
qui mêle la "panzanella"à du cabillaud.
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La "panzanella" est plutôt une salade d’été, très rafraîchissante et pleine de saveurs. C’est un plat typique de la cuisine paysanne de tout le centre de l’Italie, qui se décline en de multiples variantes, notamment en ajoutant des tranches de concombre. En voici la recette la plus courante :

Ingrédients pour 4 personnes :
- 4 tranches de pain rassis
ou quelques croûtons de pain tout préparés
- 10cl de vinaigre de vin blanc
- 4 grandes feuilles de salade
- 2 tomates bien mûres
- 1 oignon
- 10 feuilles de basilic
- 8 filets d’anchois à l’huile ou dessalés
- 1 cuillère à soupe de câpres
- 40g de pecorino
- huile d’olive
- sel et poivre
Mélanger le vinaigre avec 10cl d’eau et y tremper brièvement les tranches de pain puis les émietter au fond d’un saladier. Ajouter les feuilles de salade coupées en fines lanières, les tomates épépinées en quartiers et l’oignon émincé puis les feuilles de basilic grossièrement hachées. Mélanger le tout et laisser reposer 5 minutes.Ajouter les filets d’anchois coupés en petits morceaux puis les câpres. Verser un filet d’huile d’olive, saler et poivrer et mélanger à nouveau le tout.Servir avec des lamelles de pecorino découpées à la mandoline.
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Dans la variante diététique,
on fait cuire au four deux filets de cabillaud,
sans matière grasse,
ou bien, on les fait cuire à la poêle
dans un fond d'huile d'olive.
On répartit la "panzanella" dans des ramequins,
on tasse bien,
et on les retourne pour former un "sformatino"
et on dépose délicatement le cabillaud cuit par-dessus.
C'est prêt et c'est délicieux !

dimanche 21 novembre 2010

Last Tango in Paris - Gato Barbieri - 1972

Bande originale du film
de Bertolucci
par Gato Barbieri.

Repas ligure : Riz aux anchois et tripes à la génoise

Notre tome des "Rencontres Gourmandes"
sur la Ligurie est complètement terminé
depuis quelques jours
et nous sommes très heureux de vous offrir
ces deux recettes typiquement génoises,
arrosées d'un "Vermentino"
de "la Riviera Ligure del Ponente".

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Tout d'abord, notre "primo" :
le riz aux anchois.
Il y a peu de recettes à base de riz dans la cuisine de Ligurie.
Quelques « risotti di terra o di mare », comme dans d’autres régions,
aussi, il me semble intéressant de présenter
cette préparation typique aux anchois
(il existe une variante avec des sardines)
tout à fait dans l’esprit génois.
Ingrédients pour 4 personnes :
400g de riz
4 anchois au sel ou 8 filets d’anchois à l’huile
2 branches de céleri
1 bouquet de persil
huile d’olive
sel et poivre
Nettoyer les anchois sel et enlever l’arête centrale.
Les couper en petits morceaux, qu'ils soient au sel ou à l'huile.
Faire revenir dans un poêle le céleri coupé en petits dés,
dans un fond un fond d'huile d'olive.
Faire cuire le riz « al dente » environ 15minutes, l’égoutter,
le verser dans la poêle ,
ajouter les anchois et le persil ciselé.
Faire cuire le tout environ 5mn et servir aussitôt.
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Pour notre "secondo",
voici les "tripes à la génoise".
Chaque région d’Italie a sa recette de tripes.
Nous apprécions particulièrement celle-ci,
à base de champignons et sans sauce tomate.
Une variante plus simple, dite « alla sciabecca »,
supprime les champignons et propose juste une préparation avec les « odori ».
Parfois, on incorpore de la viande de bœuf hachée et des clous de girofle.
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Ingrédients pour 4 personnes :
- 800g de tripes nettoyées par le boucher
- 100g de champignons des bois (frais ou réhydratés)
- 1 ou 2 louches de bouillon de viande
- 1 verre de vin blanc
- 1 carotte, 1 oignon, 1 branche de céleri
- 1 feuille de laurier
- 1 bouquet de persil
- 30g de pignons
- 30g de parmesan râpé
- huile d’olive
- sel et poivre
Faire revenir les légumes coupés en petits morceaux
dans un fond d’huile d’olive, ajouter le persil ciselé et la feuille de laurier.
Saler et poivrer puis incorporer les tripes et les champignons.
Bien mélanger le tout, ajouter une louche de bouillon de viande
et le verre de vin et faire cuire une heure et demie environ.
Ajouter en fin de cuisson les pignons écrasés,
ainsi que du bouillon s’il manque un peu de sauce.
Saupoudrer de parmesan râpé au moment de servir.
.
. Bon appétit
avec ces recettes aussi colorées
que savoureuses !

samedi 20 novembre 2010

"Les mouchoirs de soie"

Comme promis hier,
nous entamons "une semaine ligure",
avec de nombreux plats de la tradition,
aussi bien génois que de "l'entroterra"...
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Et pour commencer, ces excellents
« mouchoirs de soie » (en génois "mandilli de saea",
en italien « fazzoletti di seta », ).
C'est un plat typiquement génois,
dont le nom rappelle que cette grande république maritime
a eu aussi, tout comme Venise,
des contacts avec l’Orient.
C'est une recette très facile à préparer,
mais qui est un peu tombée dans l’oubli,
car elle demande un minutage très précis ; en effet,
tous les ingrédients doivent être à la même température !
On trouve ici la recette en italien.
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(photo italianeating)


Ingrédients pour 4 personnes :
- 200g de pâte (pour les pâtes...)
- 8 feuilles de lasagne toute prêtes
- 2 pommes de terre
- 200g de haricots verts
- 100g de pesto (basilic, pignons, ail, huile d’olive et parmesan)
- huile d’olive
- sel et poivre
Découper des carrés de pâte (les fameux "mouchoirs"…)
dans la pâte bien étendue au rouleau à pâtisserie.
On peut également utiliser des feuilles de lasagne que l’on casse en deux.
Faire cuire les haricots verts et les pommes de terre épluchées.
Faire cuire les morceaux de pâte en même temps.
Diluer le pesto avec un peu d’eau de cuisson pour le réchauffer.
Répartir les feuilles de pâte dans chaque assiette,
ajouter les haricots verts, les pommes de terre coupées en morceaux,
napper de pesto et servir aussitôt.
.
Une version plus moderne propose
de superposer les feuilles de lasagne,
et de les garnir de pesto
et de "stracchino", un fromage de vache frais.
A défaut de "stracchino", on peut utiliser de la mozzarella.
Le résultat est délicieux
très vite préparé,
et, en outre, inratable !
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On fait cuire quelques minutes les feuilles de lasagne,
on les égoutte bien,
on répartit mozzarella et pesto au centre,
et on passe 10mn au four très chaud,
le temps que la mozzarella fonde....
Ci-dessous, photo
du restaurant "Astor" à Nervi...
.
Bon week-end à tous
et bon appétit !

vendredi 19 novembre 2010

Gnocchi à la romaine, tartare et soupe...

Comme l'indique le titre,
plusieurs recettes aujourd'hui,
mais qui sont toutes très rapides à réaliser,
et qui pourront vous donner des idées
pour le week-end qui approche...
.
Notre épicerie italienne avait l'autre jour
de beaux "gnocchi alla romana"
et de la "bresaola",
qui peuvent se combiner pour ces "stuzzicchini"
("amuse-gueules à la romaine"...) :
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On peut également former des "involtini"
en enroulant les tranches de bresaola
autour d'un peu de fromage de chèvre
mélangé à des pistaches mixées...
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Pour un de nos derniers repas dehors, à midi,
sur la terrasse, la semaine dernière...
.
Toujours dans l'esprit des "stuzzicchini"
ce tartare de Saint-Jacques et de framboises :
( nous connaissions déjà l'association tomates et framboises)
.
On coupe les noix de Saint-Jacques en très fines lamelles
(20mn au congélateur et c'est plus facile !),
on les répartit sur les assiettes de service,
une échalote émincée par-dessus,
un filet d'huile d'olive et de balsamique,
quelques framboises pour décorer
ainsi qu'un peu de ciboulette émincée,
et le tour est joué !
Aussi simple que délicieux !
.
Nous avions déjà parlé le mois dernier
(voir moteur de recherche à droite)
d'un velouté de courgettes au mascarpone,
et, pour se réchauffer un peu,
en utilisant les derniers plants de basilic,
voici cette crème de courgettes au basilic
qui reprend, en gros,
la recette :
.

On fait revenir un oignon dans un fond d'huile d'olive puis on ajoute 4 à 5 courgettes coupées en petits morceaux. On fait rissoler le tout 5mn et on incorpore environ 80cl de bouillon de légumes. On fait cuire le tout 20mn environ, on sale, on poivre, on ajoute une généreuse poignée de feuilles de basilic puis on mixe le tout. C'est prêt !
On peut aussi ajouter une noix de mascarpone de gorgonzola.
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La dernière bouteille de "Sauvignon" d'Estagel
sera "il vino giusto" !
.
Nous nous retrouverons demain et le jours suivants
avec plein de recettes de Ligurie !
.
Bonne journée !

mercredi 17 novembre 2010

"Years of solitude" - Gerry Mulligan, Astor Piazzolla - 1974

Voilà un très grand moment de musique
où le tango d'Astor Piazzolla
("une idée triste qui se danse")
rejoint le jazz, ici côte ouest,
avec le saxo baryton Gerry Mulligan.
Un enregistrement de la RAI 1,
et en fin de vidéo,
des liens avec d'autres morceaux de Piazzolla,
dont "Libertango" et "Oblivion"
.

Champignons...

Nous avons ramené des champignons séchés
de notre séjour dans les Pyrénées,
ici des cèpes (bien rares, cette année,
en raison des faibles pluies)
et des cariolettes
("Marasmes des Oréades",
plus connus sous le nom de "petits mousserons").

Et aussi quelques morilles...

Voici donc deux recettes,
utilisant justement ces champignons :
"la farinata del bosco",
une "farinata" (dont nous avons déjà parlé),
à base de farine de pois chiches et
dans laquelle on a incorporé des champignons hachés
et de l'oignon.

Ingrédients pour 4 personnes :
250g de farine de pois chiches
10cl d’huile d’olive
2 branches de romarin
Sel
Huile d’olive
Verser la farine dans un grand saladier, ajouter 1 litre d’eau, bien mélanger au fouet pour éliminer les grumeaux, saler, enlever avec une écumoire la légère écume qui se forme à la surface et laisser reposer une nuit, si possible. Une ou deux heures de repos peuvent suffire.
Ajouter ensuite l’huile d’olive, le sel et les feuilles de romarin,
les champignons secs hachés très fins ou même mixés..
Faire chauffer le four à sa plus haute température (250° si possible).
Enduire d’huile d’olive la plaque du four et verser la préparation par-dessus.
Ajouter alors un ou deux oignons émincés.
Faire cuire au four environ 30mn,
le temps que la pâte prenne un couleur dorée
et que les bords soient bien croustillants.
Sortir du four, laisser reposer quelques instants
et découper en petites portions, à servir bien chaudes.
.
Pour accompagner nos morilles,
un filet de boeuf de notre boucher
cuit "al sangue"...

avec des morilles simplement réhydratées
et revenues en persillade.
.
Et pour accompagner le tout,
le millésime 2010
du Colombelle,
un vin blanc de Gascogne,
aux saveurs florales très intenses !

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Bonne journée à tous !

lundi 15 novembre 2010

Vitrines et souvenirs...

Nopus allons clore aujourd'hui le chapitre
sur notre séjour en Italie...
Nous n'avions pas encore évoqué
nos "souvenirs sucriers":
en voici quelques uns...
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Mais aussi quelques vitrines vénitiennes :
comme celle de "Rosa Salva" (à Zanipolo,
et non celle du Rialto) ;
celle d'une pâtisserie du côté de San Polo,
avec un assortiment de gâteaux vénitiens,
mais pas uniquement ;
celle d'une quincaillerie à l'ancienne avec des cafetières ;
ou avec des pâtes et du Prosecco...
.
et quelques souvenirs du chemin du retour :
du "strolghino" venant de la charcuterie Ariano de Cuneo
(le "strolghino" est un saucisson à base de jambon cru,
mais qui n'est pas typiquement piémontais..),
des fougasses, de l'huile d'olive,
et un arrêt obligatoire à "Scarpe & Scarpe",
à Borgo San Dalmazo...
.

Bonne semaine à tous...

dimanche 14 novembre 2010

Vinicius de Moraes

"La chanson du dimanche" revient
avec deux titres,
tirés de l'album mythique
de Vinicius de Moraes, Toquinho et Maria Creuza,
"La Fusa".
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Ces deux splendides chansons sont dédiées à Norma C.
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A Garota de IpanemaLa fille d'Ipanema » plus connue sous son titre anglais « The Girl from Ipanema ») est probablement la chanson la plus connue de la bossa nova. Elle eut un succès mondial dans les années 1960. Elle a été écrite en 1962 par Antônio Carlos Jobim pour la musique et par Vinícius de Moraes pour les paroles brésiliennes originales.
.


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Eu Sei Que Vou Te Amar
est une autre composition des deux compères...

Cuneo - "Lo Schiaccianoci" -

Nous voici sur le chemin du retour
de notre voyage en Vénétie,
avec une halte à Cuneo (Coni, en français).
Cette petite ville piémontaise
nous a toujours plu,
pour sa bonne chère,
pour ses arcades (fraîches l'été !...),
pour ses magasins nombreux et variés,
qui permettent de se ravitailler
en toutes sortes de produits :
"des chaussures, des couteaux de cuisine,
des ciseaux à ongles, de l'huile d'olive, des cèpes secs,
des livres, des pâtes, de la sauce "bagna cauda",
des magazines, de la charcuterie...et un raton-laveur".
.
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Et parmi les bonnes adresses,
une que nous apprécions particulièrement :
"Lo Schiaccianoci"
(prononcer "Skiatchanotchi",
"le casse-noisettes",
en référence au ballet...).
Une cuisine authentique,
des produits de grande qualité,
(on a vue sur la cuisine !...)
un accueil toujours chaleureux,
des prix très raisonnables,
et une carte des vins splendide
avec des vins piémontais au verre
à partir de 2,50€...
.

J'ai opté pour ce "Nebbiolo d'Alba"...

.
après deux verres de Prosecco...

Il y a toujours une bouteille d'huile d'olive excellente
sur la table,
ce qui permet de mettre en pratique le dicton :
"Si tu veux savoir si une huile est bonne,
demande-le à un morceau de pain".
.
Je vous épargne le détail de tout le repas,
mais nous avons commencé par
des tartares de "fassone"
(veau du Piémont)
au céleri et au parmesan.
.
.
Puis des "gnocchi au Taleggio"
et
du veau de la région de Sambuco,
toute proche.
Un plateau de fromages locaux pour finir...
.
Voilà encore un excellent repas
dans ce très sympathique restaurant !
.
Bon dimanche à tous !

samedi 13 novembre 2010

Terrine de saumon et de sole aux poireaux

Eh oui, aujourd'hui,
c'est un coup de coeur !
Et peut-être des idées
pour le week-end,
avec cette excellente terrine
trouvée dans le "Sale &Pepe" de Novembre.
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Il faut le dire tout de suite,
la recette,
sans être difficile,
réclame un peu de doigté
et un peu de temps...
mais le résultat est à la hauteur du travail....
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Ingrédients pour 4 personnes :
- environ 500g de filets de saumon (4 filets)
(ou de truite saumonée)
- 250g de filets de sole
- 3 blancs d'oeuf
- 20cl de crème fraîche allégée
- 2 ou 3 blancs de poireaux
- un bouquet de ciboulette
- huile d'olive
- sel et poivre
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Faire cuire rapidement
les blancs de poireaux dans de l'eau salée,
bien les égoutter,
et prélever des "lanières" de poireaux
qui serviront à tapisser
le fond d'une terrine légèrement huilée.
C'est la partie la plus délicate de la recette,
car il faut prélever ces lanières avec précaution
pour ne pas les déchirer
et en tapisser le fond de la terrine
en les faisant se chevaucher
de façon à ce qu'elles dépassent des bords,
pour pouvoir ensuite les rabattre sur le dessus....
Ensuite, mixer le saumon
avec 2 blancs d'oeuf, 15cl de crème fraîche
et du sel et du poivre.
Répartir la moitié de cette préparation au fond de la terrine
et réserver l'autre.
Saupoudrer généreusement de ciboulette ciselée.
Mixer les filets de sole
avec 1 blanc d'oeuf et le reste de la crème,
saler et poivrer.
Verser cette préparation dans la terrine,
par-dessus la ciboulette et le saumon,
saupoudrer encore généreusement de ciboulette ciselée
et répartir par-dessus le reste du saumon mixé.
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Rabattre les lanières de poireaux
sur le haut de la terrine
et mettre à cuire
au four préchauffé à 180°
environ 1heure.
(La recette initiale prévoyait un four à 160°
pendant 40 minutes,
ce qui me semble largement sous-estimé.
A vous de voir en fonction de votre four....)
Démouler délicatement la terrine
et la couper en tranches.
Servir avec une salade
ou déguster froid avec un peu de pesto....
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Comme il s'agit d'un repas festif,
n'hésitons à déboucher
un Prosecco,
dont les fines bulles se marieront très bien
avec la texture délicate
et les saveurs subtiles de cette terrine.
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Bon week-end à tous !

vendredi 12 novembre 2010

Le marché du Rialto (2)

"Deux mouettes aimaient le poisson d'amour tendre...."

Voici la suite et la fin
de ce reportage sur le marché du Rialto.
Après l'Erbaria, le marché aux fruits et légumes,
voici la "Pescaria" (en vénitien), où,
au milieu des cris des mouettes
qui espèrent avoir une part du festin,
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on peut trouver dans ce marché aux poissons,
à peu près tout ce que l'on veut,
comme produits de la mer...
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Les étals utilisent un éclairage très particulier
en raison de la pénombre qui règne, le matin,
sous les voûtes du grand bâtiment...
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On découvre aussi bien
des seiches, de l'espadon,
des daurades, des anchois, des sardines,
des anguilles (vivantes !),
du thon que de la pieuvre (en fait, de gros poulpes)...
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Mais aussi des petits crabes (vivants, eux aussi...),
des coquilles Saint-Jacques,
des cigales de mer, des crevettes "tigrées"
...
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("L'origine du marché de la Pescaria remonte au moins au XIIIe siècle puisqu'elle est relatée dans une chronique de l'époque. Dans les premiers temps la Pescaria était située à côté du pont du Rialto, mais on décida de déménager à l'endroit actuel le marché de la Pescaria en 1459". Infos du site e-venise)
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Et pour finir, un clin d'oeil à Norma C.
avec ce montage sur les marchés de Provence,
et ici, plus particulièrement le marché d'Aix
de la place de l'Hôtel de Ville...
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Bonne journée à tous !