Pointu à Cassis

Pointu à Cassis
Pointu à Cassis


« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


jeudi 29 mars 2012

Ma dernière séance (5) : les années 70

Aujourd'hui, nous entamons l'année
1972.
Quel grand cru !
"Jeremiah Johnson, Guet-apens (The Getaway), Le Charme discret de la bourgeoisie, Nous ne vieillirons pas ensemble, Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le sexe (sans jamais oser le demander), Cris et chuchotements, L'Affaire Mattei, L'Angoisse du gardien de but au moment du penalty, L'Argent de la vieille, L'Assassinat de Trotski, Les Contes de Canterbury, Asylum, César et Rosalie, De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites - un très curieux film de Paul Newman -, Délivrance, Le Dernier Tango à Paris, Fellini Roma, et même La Fureur du dragon" avec Bruce Lee !

Ce sera un film de René Vautier
"Avoir 20 ans dans les Aurès".




"Le 21 avril 1961, un commando de l'armée française détruit en Algérie, dans le sud des Aurès (région à l'est de l'Algérie), une cache de médicaments de l'A.L.N. (Armée de Libération Nationale) algérienne. Un soldat, Lomic, est tué. Un Algérien, Youssef, est capturé.

Robert, instituteur dans le civil, est gravement blessé à la jambe. En attendant d'être secouru par un hélicoptère, Robert revit en pensée la reprise en main par le lieutenant Perrin des quelques "têtes brûlées" d'origine bretonne qui constituent le "commando des bretons" ou "des cheveux longs", qu'une mise en condition efficace a transformé en commando de chasse alors qu'au départ ses membres se déclaraient plus ou moins hostiles à la guerre d'Algérie. Maintenant tous tuent, pillent, violent, torturent, sauf Noël qui a toujours refusé de tirer.
Le 22 avril, Coco, le radio, apprend au groupe le putsch des généraux à Alger. Le lieutenant veut s'y rallier mais ses subordonnés le neutralisent jusqu'au 25 avril où le général de Gaulle, après l’échec des putschistes, appelle au rétablissement de la discipline. Perrin ramène alors ses hommes au camp de base et ordonne l'exécution de Youssef."

Ce film singulier aborde de front la guerre d’Algérie, et propose, dix ans après les accords d’Evian, une douloureuse réflexion sur les responsabilités françaises. 
Tout comme "RAS" de Boisset, il ne passe jamais à la télévision, se trouve difficilement en DVD,  et, régulièrement, des élus de droite tentent d'en interdire la projection lors de festivals.

Il fut récompensé au Festival de Cannes du Prix de la critique.

Une excellente présentation du film ici (clic clic) et une très bonne analyse sur le cinéma français et la guerre d'Algérie ici. (clic clic, aussi).

2 commentaires:

elza jazz a dit…

Merci de nous avoir mis la
reproduction de l'une des plus
belles peintures de Nicolas de
Stael !!! Formidable....
Et puis nous rappeler les films
de 1970 ( ou 72, je ne sais plus).
Je les ai tous vu à l'époque ou plus tard. Mais pas celui sur la guerre
d'Algérie.
Ton blog est très riche en découvertes. Merci à toi. Elza

Minemine et cie a dit…

Je me rappelle le film de Newman où jouait également sa femme et sa fille. Un film personnel, on dit un film d'auteur si je ne me trompe pas.
Par contre, je n'ai jamais vu le film de René Vautier
"Avoir 20 ans dans les Aurès". Là je suis certaine, à voir l'extrait, un film d'auteur engagé, cinéaste que je ne connaissais pas.

Linda