Pointu à Cassis

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« C'est ici un blog de bonne foi, lecteur.
Il t’avertit dès l’entrée que je ne m’y suis proposé aucune autre fin que culinaire et privée.
Je n’y ai aucune préoccupation de ton service ni de ma gloire.
Je l’ai consacré à la commodité particulière et gastronomique de mes parents et amis.
Ainsi, lecteur, je suis moi-même la matière culinaire de mon blog :
il n’est pas raisonnable que tu emploies ton loisir en un sujet si frivole et si vain ».


vendredi 9 mars 2012

Ma dernière séance: les années 60

Un oubli,
et de taille,
parmi les films des années 60 :
"Le Samouraï"
de Jean-Pierre Melville (1967)
avec Alain Delon dans le rôle-titre.
Un de nos films préférés,
vu et revu,
plus de 50 fois...
En voici les premières images,
commentées un peu plus bas...


"Jef Costello est chargé de tuer le patron d'une boîte de jazz, ce qu'il fait au début du film. En sortant du bureau où git le cadavre de Martey, sa victime, il croise la pianiste du club, Valérie. Malgré un alibi très bien conçu, il est suspecté par le commissaire chargé de l'enquête ; la pianiste de la boîte de nuit nie le reconnaître, ce qui est faux, et lui permet d'être relâché. Jef ne comprend pas pourquoi elle agit ainsi. Il va ensuite au point de rendez-vous convenu avec son employeur pour récupérer l'argent du contrat, on tente alors de l’assassiner…" (Wikipedia)

"Le style de Melville atteint ici à un sens de l'épure qui peut faire songer aux estampes japonaises : une sécheresse de trait, une forme d'acuité pour l'essentiel uniquement, et un sens de la dramaturgie qui ne s'embarrasse d'aucune forme de superflu. Les scènes d'action sont par exemple le plus souvent vidées de tout contenu spectaculaire : seule "l'exécution" l'intéresse, c'est à dire la façon dont les professionnels s'y prennent, la précision des gestes, la droiture des âmes et la solitude qui accompagne l'excellence acquise dans tel ou tel domaine. C'est pourquoi chez Melville, toute action s'accompagne d'une certaine ritualisation, d'une solennité qui confine à l'ascèse.
L'ouverture du Samouraï est à ce titre exemplaire de cet art du geste. Chaque plan sert d'écrin aux seuls gestes et déplacements du personnage saisi dans une visée strictement comportementaliste (...) Lors des quinze premières minutes du film, Melville ne montre rien qu'un personnage qui entre et qui sort du champ, qui traverse le cadre selon toutes les possibilités qui lui sont offertes, et qui s'emploie simplement à faire ce qu'il a à faire. On ne sait rien de Costello et l'on n'en saura pas beaucoup plus par la suite. Dès l'ouverture, le mouvement accède ainsi à une quasi autonomie et possède en lui-même sa propre fin. De même le geste prévaut sur ce qui le motive ; le geste est le motif et l'emporte désormais sur la geste du polar dans son ensemble.(...)
Delon est inoubliable dans ce rôle, mais son personnage en fin de compte est un pauvre type, qui vit dans un taudis, fait un boulot ignoble, et n'a d'autre issue que de se suicider sous les balles de la police."
http://www.cineclubdecaen.com/realisat/melville/samourai.htm

3 commentaires:

Minemine et cie a dit…

La signature d'un grand film : quand on ne peut se contenter d'un extrait et que l'on veut connaître la suite sans attendre.
Le cinéma des années 60 aura été celui des Français. Ils étaient les cinéastes les plus créatifs à mon avis.

Chronique toujours aussi intéressante. Merci.

Linda

Paola dei gatti a dit…

un prix pour toi et ton blog!

Totirakapon a dit…

Oui, vraiment un grand film, qui n'a pas vraiment vieilli après plus de 40 ans !

Merci Paola, pour ce prix !